Tour de France : les cétones, « carburant » du moindre mal

Tour de France : les cétones, « carburant » du moindre mal

Le débat sur ce « carburant » non interdit et utilisé comme une boisson énergétique, agit comme un écran de fumée dans un contexte d’élévation des performances des coureurs.

Ce Tour 2019, dans ses dix premiers jours, sentait le miel et l’encens. Joie des organisateurs : Français en jaune, course exaltante, nulle suspicion, presse bienveillante. Jamais, depuis l’affaire Festina il y a vingt et un ans, la question du dopage n’avait semblé aussi absente des débats. Mêmes certains coureurs s’en offusquaient. « Les journalistes ne posent pas suffisamment de questions gênantes aux meilleurs coureurs », a dit l’un d’entre eux à David Walsh, le journaliste du Sunday Times. Ce dernier écrit : « Le silence est si assourdissant que l’on en vient à se demander si le passé a jamais existé. »
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Témoignage : stabilisation d’un cancer métastatique par le régime cétogène entrecoupé de périodes de jeune

Témoignage : stabilisation d’un cancer métastatique par le régime cétogène entrecoupé de périodes de jeune

Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

J’ai 52 ans, 2 grands enfants adultes, dont mon aînée avec un chromosome 21 de plus que nous ; je suis divorcée, je travaille à temps plein et je suis une surfeuse passionnée.

Depuis 2007 (à 40 ans) j’ai un cancer du sein qui, tous les 2 ans quasiment, évoluait en métastases : les ovaires (que l’on m’a enlevés l’un après l’autre), les os de la colonne et des côtes, puis le foie et un poumon (très peu touché). Avec son chapelet de chirurgie, de chimios, et de radiothérapie. …

D’un naturel optimiste avec une forte confiance dans la vie, je me bats depuis le début, en profitant un max de la vie.

J’ai un super oncologue et notre team fonctionne bien. Mais il est assez conventionnel malgré tout. 

Alors voilà, j’ai avancé par moi-même et voici mon parcours.

Pour m’aider je me suis mise à travailler mes énergies en me formant au Reiki. Je suis devenue Maître et je continue de travailler le magnétisme spirituel. C’est plus un mode de vie, qui avec le yoga (que je pratique depuis 2 ans), me fait travailler à tous les niveaux ; cela me conforte dans ma sérénité et m’aide à soulager les douleurs (des métastases osseuses). Le Reiki est une aide pour se guérir soi-même, car toute maladie physique ou psychique puise son origine bien plus profondément que notre matière. Pour moi c’est une façon de vivre qui permet un équilibre avec soi-même et aussi avec l’univers. Ce n’est pas juste un soin, mais un véritable travail sur soi -même en lien avec le nécessaire lâcher-prise et la pleine conscience. Et nos cellules, nos mitochondries en bénéficient pleinement, elles sentent bien qu’on les aime.

Ma formation scientifique (ingénieur et docteur en chimie-physique) m’a poussée à rechercher ce qui pourrait me permettre de vivre plus longtemps, de ralentir la croissance du crabus, en plus de mon travail spirituel.

Après lecture de quelques articles et livres (dont plusieurs articles du Dr Laurent Schwartz), je décide il y a 3 ans d’arrêter complètement de consommer des glucides sous toutes ses formes : sucre ajouté, féculents…. les cellules cancéreuses se nourrissent au sucre….alors qu’elles meurent de faim !!

Je me mets au ‘very low carb’, avec des périodes de jeûne.

Et depuis près de 2 ans je suis passée à  l’alimentation cétogène : mon carburant est le bon gras (huile de coco/d’olive, avocats et beurre, charcuterie, poisson gras…) et toujours sans glucide.

En moyenne par jour je consomme 75-80% de lipides, 2% de carbohydrate, et 13-18% de protéines. Ce sont les macros qui me conviennent.

Afin d’équilibrer mon corps, je me supplémente en sel (4 à 8 g en comprimé NaCl par jour suivant mes activités physiques et la chaleur). Tous les matins je prends du magnésium bisglycinate (3 comprimés). L’automne et l’hiver je prends de la vitamine D3 (forme huileuse) et je fais de la luminothérapie en prenant mon p’tit déjeuner.

Et comme notre microbiote est un des maîtres du jeu, j ‘en prends grand soin depuis le début de mon passage à l’alimentation cétogène : j’ai arrêté le café, le thé, les aliments qui déstabilisaient mon microbiote (après tests/essais, car on est tous différent), et surtout tous les matins je prends minimum 2 grosses cuillères à soupe de cidre Bio dans un verre d’eau.

Depuis 20 mois je suis en hypoglycémie constante, et mes cellules fonctionnent aux cétones…Et tant pis pour mes métastases…ah ah…

(Je contrôle, dans mon sang, ma glycémie tous les matins et ma cétonémie une fois/ semaine).

Je suis passée d’un système catabolique à un système anabolique, et j’ai la super pêche.

Pour l’instant je ne prends pas de traitement métabolique, mais je me dis que si mon cancer évolue, je prendrai un mixte (Acide Lipoïque / L’Hydroxicitrate / Bleu de méthylène). J’avoue que je ne le fais pas car c’est un peu cher pour moi. Et les bandes pour mon lecteur sanguin de glycémie et de cétonémie me coûtent assez cher aussi (rien n’est remboursé …).

Cela fait maintenant 2 ans que j’ai stoppé la chimio, car mon dernier protocole me brûlait aussi bien les bonnes et les mauvaises cellules, …, plus des allergies carabinées….

Je suis très bien suivie, et tous les 4-6 mois j’ai un contrôle au Tepscan. Et cela semble fonctionner : crabus n’avance plus … youpie ;-). Mon oncologue ne comprend pas pourquoi ‘cela’ ne revient pas. Il ne croit pas aux bienfaits de l’alimentation cétogène…, pas encore ;-)).

Mon cancer du sein, stade IV n’évolue plus et mes métastases sont stabilisées (rachis, foie, poumon). Je travaille à temps plein et je vie très normalement avec une pêche énorme. Mon hobby c’est le surf et tous les WE, si la houle est là, je vais à l’eau. 

Aussi je suis abonnée à quelques chaines très intéressantes telles que ‘Law Carb Down Under’ et ‘Virta Health’, que je recommande, tout comme le site http://guerir-du-cancer.fr

Si mon témoignage peut aider, alors n’hésitez pas à faire passer….

Encore bravo et Merci à vous Laurent Schwartz, et vivement que la recherche avance.

Moi je continue avec plaisir cette vie (que j’adore), et surtout je me dis chaque année que c’est génial, encore une belle de passée…à surfer ;-).

Nathalie Leroux

http://surflavie.blogspot.com/

 

Témoignage: activité de la vitamine C à très fortes doses

Témoignage: activité de la vitamine C à très fortes doses

Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

Le 3 février 2017, j’ai 44 ans, lorsque l’on me diagnostique une leucémie aigüe lymphoblastique B suite à une ponction de moelle osseuse.

Cette maladie se caractérise par la présence, dans la moelle, de cellules blastiques, les blastes. Ce sont des cellules jeunes qui, au lieu de grandir et se différencier en globules rouges, blancs et plaquettes, restent jeunes, se clonent, et envahissent la moelle.

Dans mon cas, cette première ponction de moelle osseuse met en évidence un envahissement de blastes de 83 %. Cela se traduit dans mon sang par une baisse des globules rouges et blancs et par la présence de blastes également : 5 % à cette première analyse.

Le traitement qui m’est prescrit est un mois de chimiothérapie en chambre stérile à l’hôpital. Doivent suivre plusieurs autres périodes de chimio et peut-être au bout, une greffe de moelle osseuse.

Malgré « l’urgence thérapeutique » énoncée par les médecins, et n’ayant aucun symptôme et aucune fatigue, je décide d’attendre un peu et de chercher d’abord du côté des médecines alternatives. Ce choix n’est pas simple, car il me faut aller au-delà de ce que me disent les médecins, à savoir que ma maladie est mortelle à court terme si je ne suis pas le traitement proposé.

Mon état d’esprit à ce moment là est de croire que toute maladie vient d’un dysfonctionnement du corps lié à un déséquilibre et que c’est à moi de lui donner toutes les chances de pouvoir à nouveau fonctionner normalement. Et cela par un nettoyage en profondeur, et aussi en apportant des produits naturels, qui peuvent aider au rétablissement de cet équilibre subtil et parfait propre à tout corps humain.

Pendant 1 an…

J’adopte une alimentation sans sucre ajouté, très pauvre en glucides, très riche en légumes et fruits cuits et crus, par le biais des jus de légumes notamment, et limitée en protéines et laitages.

 Je prends les produits Beljanski : 5 gellules de Pao Perreira par jour et 2 Reald Build par semaine.

Je fais différentes autres cures de compléments alimentaires, une vingtaine au total, (Astragale, spiruline, klamat, Quinton isotonic, Glutathion, Sélénium, Reishi, MMS, Queue de cerise et Chardon Marie, Propolis rouge, Bromelaïne et Papaïne, Artémisinine, curcumine, huiles essentielles.)

J’utilise aussi quotidiennement le bol d’air Jacquier.

Malgré les prévisions médicales alarmistes sur les risques d’infections liés à la baisse de mes défenses immunitaires, je traverse une infection dentaire et la coqueluche sans incident.

Mes taux de globules rouges et blancs, bien qu’en dessous des normes, restent à peu près stables. Pour être exact ils baissent, mais assez lentement pour me permettre d’avoir une vie tout à fait normale pendant 1 an. Mes plaquettes en revanche sont bonnes depuis le départ. Mes taux de blastes dans le sang varient de 1 à 14 % selon les analyses.

En février 2018 je découvre un autre traitement : la vitamine C à haute dose. Actuellement la dose journalière recommandée par les autorités de santé est de 0.1g.

Pour mon traitement à haute dose je monte jusqu’à 8g par jour par voie orale, pendant 4 mois.

Je bénéficie également de perfusions par voie intraveineuse : 2 X 50g par semaine, pendant 2 mois. Les jours sans perfusion je continue à prendre les 8g par voie orale, soit un total de 140g de vitamine C par semaine. (200 fois plus que la dose recommandée)

Je continue les produits Beljanski en même temps, ainsi que d’autres nouveaux compléments et j’adopte un régime cétogène pendant environ 2 mois.

Alors que je n’avais eu jusqu’à présent aucun signe de maladie, 2 mois après avoir commencé la vitamine C, j’ai des périodes de fièvre importantes, qui s’étalent sur 1 mois et demi, sans la présence d’aucun germe pathogène. Je laisse la fièvre agir de façon naturelle. Car je pense que cela peut être bénéfique, une lutte du corps contre la maladie.

A la suite de cela mes globules rouges se mettent à chuter, mes blastes dans le sang atteignent le taux de 21% et je m’affaiblis considérablement. Jusque là je n’avais pas souhaité me faire suivre en milieu hospitalier, mais à ce moment-là mon état de faiblesse me pousse à contacter le CHU de Nantes afin d’entreprendre la chimiothérapie.

C’est difficile pour moi car j’ai mis beaucoup d’espoir dans tout ce que j’ai entrepris et là je dois me résoudre à l’évidence : je n’ai plus le choix.

On me fait immédiatement une nouvelle ponction de moelle osseuse et une analyse de sang.

Ma numération sanguine est mauvaise : dès le lendemain, j’ai besoin d’une transfusion de globules rouges et je démarre un traitement à la cortisone qui doit précéder la chimio.

Comme le service ne dispose pas de place en chambre stérile immédiatement je dois retourner chez moi quelques jours. Avant de repartir je demande les résultats de ma ponction, et là, contre toute attente, mon taux de blastes qui était de 83% en février 2017 est descendu à 31% !

Je refuse donc à nouveau la chimiothérapie qui m’est proposée car je pense que c’est peut-être la fièvre, et en amont la vitamine C qui ont participé à la destruction des blastes. Je n’ai bien sûr aucune certitude mais, une fois encore, je veux me laisser le temps de voir comment cela va évoluer.

Je continue la vitamine C, les produits Beljanski et la cortisone. (Au total ma prise de cortisone durera 1 mois et demi).

À partir de là, je commence à me sentir de mieux en mieux et mes analyses sanguines s’améliorent de semaine en semaine.

Le 15 juin 2018, je n’ai plus de blastes dans le sang et le 12 juillet, toutes mes analyses sanguines sont revenues dans la norme, c’est-à-dire qu’il n’y a plus aucune trace visible de leucémie dans mon sang. Le 10 septembre les médecins me disent que je suis en rémission !

Aujourd’hui, le 17 avril 2019, soit plus de 2 ans après le diagnostic, je vais très bien. Ma dernière analyse date du 12 avril dernier. Seuls les leucocytes sont à un taux légèrement inférieur à la norme (3,58 giga/L pour une norme minimum de 3,9 giga/L). Tous les autres marqueurs sont dans la norme.

Jusqu’à quand ? Suis-je simplement en rémission pour un temps ou totalement guérie ? Nul ne peut le dire aujourd’hui. Quoiqu’il en soit je voudrais ajouter qu’au-delà des effets thérapeutiques de la vitamine C, de mon régime alimentaire et des autres compléments que j’ai pris, j’ai également cherché à comprendre le pourquoi de la maladie d’un point de vue psychologique. Grâce à la psycho-généalogie, j’ai pris conscience et me suis libérée de certains blocages que j’avais, en lien avec mon héritage familial. J’ai également pratiqué la méditation, la danse, la prière, etc., afin de m’affranchir de ce qui pouvait faire obstacle, en moi, à la circulation de la force de vie qui parcours l’univers et tous les êtres vivants qui la composent.

 Pour conclure je dirais que cette expérience a renforcé la confiance que j’avais déjà dans mon corps et dans la nature dont il fait partie. Elle m’a appris à le respecter encore d’avantage.

Elle m’a rappelé aussi que, face à la médecine et à ses certitudes, il ne faut surtout pas oublier de réfléchir par soi-même.

Céline Briaud

 

PS : L’utilisation de la vitamine C par voie intraveineuse est aujourd’hui en France très compliquée, car peu de médecins sont prêts à la prescrire. Et les pharmacies françaises ne la distribuent pas. De plus, elle ne peut être administrée que par une voie centrale, par l’intermédiaire d’une chambre implantable ou d’un Picc Line. Mais une autre alternative existe et est également très efficace : L’instillation de vitamine C par voie anale.

Sucre, la vérité amère

Sucre, la vérité amère

De Henry Troisfontaines

Ajoutée le 23 déc. 2017

Robert H. Lustig, MD, Professeur de Pédiatrie, Division d’Endocrinologie, explore les dommages causés par les aliments sucrés. Il démontre que le fructose (trop), le sirop de glucose fructose (en trop grande quantité dans 80 à 90 % des aliments transformés), les fibres (pas assez), l’activité physique (pas assez), apparaissent être les pierres angulaires de la pandémie d’obésité, par leurs effets sur l’insuline et jouent aussi un rôle primordial dans le syndrome métabolique. Voir plusCette vidéo, datant de 2008 et vue plus de 8 millions de fois, est devenue en quelque sorte “mythique” et a été suivie et complétée par d’autres exposés de Robert Lustig. Le professeur Robert Lustig dispose aussi d’un site web personnel donnant toutes les informations utiles : http://www.robertlustig.com/about et aussi sur Twitter : https://twitter.com/robertlustigmd?la..
Cette vidéo ne disposant pas de sous-titres français, j’ai jugé bon d’y remédier tout en acceptant d’avances toutes les corrections que les personnes spécialisées en biochimie voudront bien y apporter. NB si les sous-titres apparaissaient en double, veuillez cliquer sur la 1ère petite icône dans le coin inférieur droit Pour regarder la vidéo originale, – voir dans la playlist “obésité et syndrome métabolique (version sans sous-titres incrustés mais avec sous-titres anglais possibles ).

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Alzheimer : il est temps de secouer le cocotier

Alzheimer : il est temps de secouer le cocotier

Dominique Vialard  rédigé le 10 juin 2015 à 16h47
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Article paru dans le journal nº 25 d’Alternative Santé  Acheter ce numéro
 
huile de coco contre Alzheimer – alternativesante.fr
 

Alzheimer fait maintenant aussi peur que le cancer. Des sommes colossales sont mobilisées pour la recherche. Des milliers de bataillons médicaux sont mobilisés dans le monde. Mais les médecins restent désarmés car il n’existe aucun traitement curatif et seulement quelques médicaments atténuant les symptômes.
Pendant que la recherche piétine, chacun constate, impuissant, la progression des statistiques : un million de malades en France en 2015. Plus de 400 nouveaux cas diagnostiqués chaque jour dans notre pays, 600 avec les formes de démence fronto-temporales, 225 000 nouveaux patients chaque année…
Pourquoi n’explore-t-on pas toutes les pistes ?

 

Pourquoi n’explore-t-on pas
toutes les pistes ?

On pourrait penser que toute piste de remède, quelle qu’elle soit, devrait être humblement considérée par des spécialistes qui n’ont par ailleurs rien à proposer. Grave erreur : là comme ailleurs, les orgueilleux généraux de la lutte anti-Alzheimer (qui, rappelons-le, ignorent les causes de la maladie) font la sourde oreille.
Cette position absurde est d’autant plus consternante que contrairement à ce que l’on nous dit, il existe des pistes de traitement à explorer. Et pas qu’en prévention…

On voit en effet apparaître des solution qui ne guérissent pas mais qui soignent, notamment aux Etats-Unis où un produit tout bête, l’huile de coco (drôle de remède je vous l’accorde), commence à intéresser les malades et leurs médecins traitants. Outre-Atlantique, on recoure déjà à l’huile de coco dans certains centres anti-Alzheimer et on s’y intéresse pour lutter contre Parkinson et d’autres maladies dégénératives. Les spécialistes américains seraient-ils plus larges d’esprit ?

Pas de brevet ? No money…

Nombre de témoignages et d’observations cliniques mettent aujourd’hui au grand jour l’intérêt de l’huile de coco dans l’Alzheimer. Mais les labos s’en moquent.
Sur la noix de coco : no ®, no money…

L’Américaine Mary Newport a écrit un livre très argumenté sur le sujet, un bestseller traduit fin 2014 en France sous le titre “La maladie d’Alzheimer – Et s’il existait un traitement ? Les molécules de l’espoir” (Ed. Josette Lyon).
De passage à Paris pour informer ses confrères français, le Dr Newport a bien voulu répondre à mes questions.

Si le Dr Mary Newport s’est imposée comme l’une des meilleurs spécialistes en la matière, ce n’est pas pour l’appât du gain ou pour la gloire mais en raison d’un drame personnel : l’Alzheimer précoce de son mari, Steve, frappé à 51 ans.
C’était en 2001 et, contre toute attente, après 14 ans d’Alzheimer, le mari de cette doctoresse ne se porte pas si mal. Sans autre traitement que l’huile de coco.

“Mon mari ne prend pas de médicament. Il a décidé d’arrêter son traitement pour l’Alzheimer il y a quelques années car ces pilules lui provoquaient des crises d’anxiété et il pensait que cela lui faisait plus de mal que de bien.”

Il est facile pour un spécialiste, neurologue de renom ou pas, d’écrire des pavés cliniques sur cette dégénérescence cérébrale et de rire de la noix de coco. Ce n’est pas un médicament… Mais qu’en est-il de l’efficacité réelle de ces fameux médicaments et de la sacro-sainte balance “bénéfices-risques” ? Voyons…

Un remède à la noix ? Moins que les médicaments

L’Alzheimer n’est pas une maladie nouvelle. Un papyrus la décrirait chez le pharaon Djedkarê-Isési, près de 3 000 ans avant J.-C, entre autres. On a tous des arrières grands parents ou arrières-arrières qui ont fini leurs jours “gâteux” mais les médecins en faisaient peu de cas.

En réalité l’Alzheimer n’est vraiment née qu’avec les premiers médicaments censés la combattre : dans les années 1990. Qui dit “médicament” dit “maladie” : de nos jours c’est ainsi… Alors, depuis 25 ans, le nombre de diagnostics a explosé, contribuant à une “épidémie” favorisée par la multiplication des facteurs de risque. On en sait chaque jour un peu plus sur les dégâts cérébraux causés mais on n’avance pas.

Bien sûr les chercheurs travaillent d’arrache-pied. Une centaine de molécules sont à l’étude dans les labos. Chaque semaine ou presque les médias annoncent un “traitement d’avenir”. L’enjeu commercial est de taille, et cela vaudra bien un prix Nobel… En attendant on utilise toujours, depuis le début des années 2000, quatre médicaments qui ne traitent rien (sinon les symptômes), mais ça rassure les familles… Efficacité douteuse, effets secondaires parfois graves, toxicité avérée. Certains observateurs parlent d’un futur scandale sanitaire.

“Situation d’autant plus triste qu’aucune molécule efficace ne se profile à l’horizon de 5-10 ans”. Dixit les Pr Even et Debré en 2012 dans leur “Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux”. Rien n’a changé…

La coco : dix ans de répit pour Steve

Steve est donc l’époux du Dr Mary Newport. Compte-tenu de l’évolution habituelle de la maladie, Steve, touché en 2001, devrait être en centre spécialisé, assommé de médicaments, végétant, cherchant la sortie pour rentrer chez lui… Eh bien non.

“Cela fait 7 ans que nous avons commencé le traitement d’huile de coco.
La première année, son état s’est incroyablement amélioré. Il a retrouvé sa capacité à fonctionner dans la vie quotidienne et sa mémoire est revenue. Il était à nouveau capable de lire, et de se rappeler ce qu’il avait lu. Son état est ensuite resté stable pendant deux ans. Il a connu quelques revers mais rien de grave. Malheureusement, il y a 3 ans, il a été victime d’une crise sévère. Il s’est heurté à la tête, a arrêté de respirer, et il souffre maintenant de crises convulsives toutes les 3 ou 4 semaines, ce qui est courant dans les étapes avancées de la maladie.”

Mary Newport reconnaît que son mari ne peut plus “communiquer comme avant”. L’huile de coco, faut pas rêver, n’est pas le remède miracle, mais Mme Newport est “convaincue que ces 3 dernières années ont été meilleures qu’elles ne l’auraient été sans l’huile de coco”.

Mary Newport regrette sûrement en son for intérieur de ne pas avoir connu cette solution plus tôt. Son mari n’a commencé à prendre de l’huile de coco qu’en mai 2008, soit tardivement, 7 ans après les premiers signes !

Une amélioration significative
chez 50% des malades ?

En 2007, alors que son mari commençait déjà “à perdre les pédales”, Mary Newport, pédiatre de formation, tombe par hasard sur un communiqué de presse. Le titre est accrocheur : “Les TCM peuvent augmenter significativement la mémoire et les capacités cognitives chez près de la moitié des patients”.

Ce constat était issu d’une étude américaine menée à l’initiative d’un fabricant de compléments alimentaires, Accera, qui avait lancé un produit spécifique à base de triglycérides à chaînes moyennes (TCM), baptisé alors AC-1202.

En quête de solutions pour son mari, le Dr Newport retrouve espoir grâce à cette étude (avec placebo en double aveugle) du Dr Sander Henderson. Et comme elle n’a rien à perdre, elle décide dès 2008 de donner chaque jour au petit déjeuner  de l’huile de coco, riche en TCM, à son mari.

“Accera a réalisé une autre étude peu après, avec 152 personnes. Il a de nouveau été observé une amélioration des capacités cognitives et de la mémoire chez près de la moitié d’entre eux et dans les 45 jours (pour 90 jours de prise de TCM au total). Mais ce produit était encore en développement, il n’était pas commercialisé.”

“Comme je savais que les TCM étaient extraits de l’huile de noix de coco (qui en contient environ 60% avec l’acide laurique notamment), j’ai pu calculer combien d’huile de noix de coco je devais donner à mon mari pour une dose de TCM équivalente. Les effets ont été immédiats. Je ne voyais pas pourquoi les patients devaient attendre une prescription médicale alors qu’un aliment pouvait les aider. J’ai alors creusé mes recherches et promu publiquement cette solution.”

L’Alzheimer serait-il
une forme de diabète ?

Le recours aux TCM de l’huile de coco pour l’Alzheimer n’est pas un remède de grand-mère. Tout est parti d’une nouvelle approche de la maladie, révolutionnaire.

Jusqu’à récemment, on croyait couramment que l’insuline n’était produite que dans le pancréas. Mais en 2005 , coup de tonnerre : une importante étude des équipes du Dr Suzanne M. de la Monte et d’Eric Steen (Université Brown, Hôpital de Rhode Island) assimile l’Alzheimer à une nouvelle forme de diabète. Ces résultats ont été publiés dans le “Journal of Alzheimer’s Disease” cette année là. Ces chercheurs ont découvert que le cerveau produisait sa propre insuline. Le pancréas ne serait plus le seul organe sécréteur…

Ces chercheurs ont observé le cerveau de patients Alzheimer ne souffrant pas de diabète de type 1 ou de type 2 et ils y ont découvert une déficience en insuline, pourtant caractéristique du diabète.

Puis en surveillant le cerveau de ces patients sur plusieurs années, ils ont pu confirmer que l’insuffisance d’insuline augmentait proportionnellement à l’évolution de la maladie. Cela a été publié en 2008.

L’Alzheimer cache un problème de métabolisme du glucose, expliquent-ils. Il y a dans cette maladie des anomalies des transporteurs du glucose 1 et 3 chargés de répartir le glucose dans les cellules du cerveau à travers la circulation, ils sont dus à un manque d’insuline. De plus, un enzyme, appelé PDH (Pyruvate déshydrogénase), est déficitaire dans l’Alzheimer. Cet enzyme décompose le glucose et le transforme en ATP, l’énergie au niveau cellulaire. Ce problème d’apport en glucose au cerveau serait donc un problème métabolique fondamental dans l’Alzheimer.

Diabète et Alzheimer, sous deux formes différentes, auraient la même origine, le second étant considéré comme un “diabète de type 3”. Quelques médecins français commencent à partager ou accréditer cette piste développée par le livre du neurologue américain David Permutter (“Ces glucides qui menacent notre cerveau”, 2015).

Les cétones : le secret de l’huile de coco

Notre cerveau, pour fonctionner, a besoin de glucose. A lui seul, il représente 20 % de notre consommation énergétique. Mais le cerveau dispose d’un carburant de secours en cas de manque de glucose : les cétones.

Les cétones ont mauvaise réputation, à tort, assure Mary Newport. On les bannit par exemple dans les huiles essentielles, à fortes doses elles sont neurotoxiques. A fortes doses… mais en quantités raisonnables elles sont bénéfiques aux neurones.

“Nos ancêtres ont connu des périodes de famine et grâce aux réserves de lipides et calories faites pendant les périodes plus fastes, leur organisme a pu faire face. Notre corps commence à puiser dans ces réserves 36 heures après le début de la privation de nourriture. Heureusement les acides gras stockés dans notre corps fournissent du carburant aux muscles, au cœur et au cerveau. Ils ne peuvent pas traverser la barrière sang-cerveau mais dans le foie ils sont convertis en cétones et ces petites molécules peuvent la traverser. C’est ainsi que pendant un jeûne les cellules cérébrales qui consommaient du glucose se mettent facilement à se nourrir de cétones.

En fait, chaque matin, à moins qu’on ne se soit levé pendant la nuit pour grignoter quelque chose, les cétones couvrent 2 à 6 % de nos besoins énergétiques. Cette flexibilité métabolique a été mise en évidence dans les années 60.
Dans le lait de la maman, il y a aussi des acides gras triglycérides à chaîne moyenne, comme dans l’huile de noix de coco, et le bébé les utilise aussi, si bien que les cétones fournissent environ 25% de l’énergie du cerveau du bébé.”

Le régime cétonique :
un “traitement” vieux comme Hérode

On utilise les cétones depuis longtemps dans le traitement des maladies.
On trouve dans la Bible, comme dans la littérature du Moyen Âge, des références au jeûne comme traitement de l’épilepsie par exemple.

De nos jours encore les cétones sont largement utilisées chez des patients souffrant d’épilepsie, avec des résultats spectaculaires : c’est le cas des enfants (les cétones entraînent une baisse de 90% des crises dans presque un tiers des cas et de 50% chez la moitié des petits malades).

L’intérêt de ce substitut énergétique fait aussi l’objet depuis un certain temps de nombreuses études dans le cadre du cancer où le jeûne – on le sait depuis longtemps- peut être salvateur.

Pour l’Alzheimer, en revanche, il a fallu attendre les travaux américains du Dr Richard Veech dans les années 90 pour s’intéresser aux vertus de ces composés carbonylés issus de la dégradation des lipides. Et pour finir par constater que les lipides de la noix de coco étaient d’excellents pourvoyeurs de ces composés énergétiques.

De plus en plus d’Instituts Alzheimer
convaincus aux USA

Parmi les lipides, on sait maintenant que les triglycérides à chaîne moyenne (TCM) ont la particularité de produire davantage de corps cétoniques que les triglycérides à chaîne longue. Grâce à leur structure (ils sont composés de seulement 6 à 10 carbones) ces graisses sont mieux absorbées et fournissent une source d’énergie plus rapidement disponible que les autres.

“L’huile de coco contient plus de 50% de TCM. De plus en plus de médecins s’y intéressent pour cette raison. Le Dr Perlmutter a écrit quelques livres évoquant cette alternative. Son père a fait un Alzheimer. Il a commencé à parler de cette solution à ses patients peu de temps après que nous ayons choisi cette solution avec mon mari Steve. Le message commence à passer aux Etats-Unis.”

Un certain nombre d’instituts Alzheimer à travers les États-Unis mettent désormais leurs patients sous huile de coco ou TCM. L’Université de Californie et un Institut Alzheimer très réputé ont engagé des études sur l’efficacité des TCM chez des patients atteints d’Alzheimer. Plusieurs grands essais sont en cours. À l’initiative de la société Accera, du laboratoire GlaxoSmithKline, des universités de Yale, Miami…

“Nous devrions bientôt avoir des résultats intéressants à faire valoir pour convaincre les médecins de regarder de près à ces produits et d’en faire bénéficier leurs patients.” conclut Mary Newport.

Pas de danger avéré ni de risque sur le cholestérol ?

“Les cétones ne sont dangereuses qu’à de hautes concentrations. On le voit principalement chez les diabétiques de type 1 qui ont de très hauts niveaux de glucose sanguin. Ces personnes souffrent évidemment d’une carence en insuline, elles brûlent leurs réserves de gras très vite et produisent un niveau très élevé de cétones ce qui crée une acidification générale très dangereuse. Ces taux atteignent autour de 25 ml/mol. En comparaison quand vous consommez de l’huile de coco ou des TCM cela produit dans le foie des cétones, environ 0,5 ml/mol, soit 50 fois moins que dans le diabète. A ces niveaux, l’organisme a la capacité de tamponner les acides que vous consommez.”

Quant au risque d’accroître son mauvais cholestérol, pour l’instant quelques études ont montré que cette huile accroît au contraire le taux de bon cholestérol. Il a également été montré que les personnes vivant en Asie et d’autres pays où l’alimentation de base se compose de grandes quantités d’huile de noix de coco, avaient, quel que soit leur âge, un bon équilibre en cholestérol et ne souffraient pas particulièrement d’obésité ou de troubles cardiovasculaires.

Mary Newport s’enflamme : “Cette idée selon laquelle l’huile de coco fait grimper le cholestérol est partie d’une rumeur, lancée par un fabricant américain qui commercialise une huile de soja devenue très populaire mais qui n’a pas apprécié l’arrivée de concurrents avec l’huile de coco.
Cette compagnie a donc entretenu dans les médias cette rumeur selon laquelle l’huile de coco obstruait les artères. Elle a même réussi à obtenir des autorités américaines la mise en place de droits de douane sur l’huile de coco, qui ont rendu ce produit cher. Il est temps de rétablir la vérité en menant de grands essais avec l’huile de coco.”

Quel intérêt quand la maladie
est avancée ?

Le Dr Newport l’admet sans détours : “L’huile de coco n’est probablement pas assez efficace pour inverser la maladie de manière significative dans les dernières étapes, ne serait-ce que parce qu’un grand nombre de neurones dans le cerveau sont déjà morts. Il n’est pas possible de les “ressusciter” mais j’ai pu constater l’intérêt de ce produit chez des gens à différents stades de la maladie.

A un stade avancé on voit parfois une légère amélioration, les personnes par exemple se reconnaissent à nouveau, et dans les étapes ultérieures, certains patients qui avaient cessé de parler ont retrouvé la parole. Ce n’est pas rien, cela dit plus tôt vous démarrez ce traitement, plus efficace il sera.
Et cela vaut pour d’autres maladies…”

Peut-être une alternative aussi
pour Parkinson ou la SLA…

L’huile de coco pourrait être bénéfique pour toutes les maladies neurodégénératives, y compris la maladie de Parkinson. C’est l’une des grandes révélations du nouveau livre de Mary Newport paru le mois dernier aux Etats-Unis**. Explications :
“Dans la maladie de Parkinson on observe aussi ce problème métabolique : le glucose parvient mal aux neurones. C’est encore à élucider mais j’ai reçu une quarantaine de témoignages de personnes atteintes de Parkinson qui ont obtenu une amélioration grâce à la prise de TCM, et certains sont restés stables plusieurs années.”

Une compagnie a commercialisé un produit appelé “Fuel for Thought” développé par le Dr Theodore Vanitallie, qui a 95 ans maintenant. Ce médecin spécialiste du Parkinson a publié une étude sur le régime cétogène dans le cadre de cette maladie. Cinq personnes atteintes de Parkinson ont suivi un régime cétogène pendant 6 semaines et cette diète a amélioré de 80% leurs symptômes. A partir de ce constat j’ai collaboré avec le Dr Vanitallie au sein de Cognate Nutritionals pour la mise au point d’un produit associant huile de coco et TCM. Cela a abouti à Fuel for Thought.

Les premières études que nous avons faites dans le Parkinson, montre des améliorations significatives. Et des protocoles spécifiques à d’autres maladies dégénératives sont en phase d’étude. Nous avons maintenant des arguments nous permettant d’affirmer que l’huile de coco et les TCM peuvent apporter une aide non seulement dans le Parkinson mais dans d’autres maladies neurodégénératives telles que la SLA ou maladie de Charcot.

 

J’espère là aussi que la publication prochaine des résultats éveillera l’attention des médecins.”

N’attendez pas que le médecin vous en parle (à moins d’être vraiment très patient…)

Qui sait que la maladie d’Alzheimer est probablement une forme de diabète ? Pas grand monde…

“Plusieurs groupes à travers le monde ont étudié le métabolisme de l’insuline et du glucose dans le cerveau mais les scientifiques dans leur ensemble n’ont pas pris conscience de ce phénomène pour la simple raison que les fonds qui leur étaient attribués l’ont été pour trouver le moyen d’éliminer les plaques amyloïdes dans l’Alzheimer et pas d’étudier ce métabolisme du glucose.”

Quel médecin a entendu parler des TCM et de l’huile de coco comme moyens de freiner l’Alzheimer et d’autres maladies dégénératives ? Une poignée…
“Il est évident que pour les compagnies pharmaceutiques ce n’est pas un projet viable même si certaines peuvent toujours essayer de breveter un médicament à partir des TCM. Ce n’est qu’un aliment à la portée de tous. Et c’est tant mieux : je ne vois pas pourquoi des gens qui souffrent devraient attendre le temps que des études soient faites, pour en bénéficier. Combien d’années encore, de précieuses années ?”

Une huile facile à trouver

L’usage d’une huile de coco de qualité peut très bien convenir, et pas seulement pour l’Alzheimer : cette huile est aussi réputée anti-infectieuse, antibactérienne et tuerait le staphylocoque doré ou le candida albicans. Mary Newport et son mari ont d’abord choisi cette forme avant de passer aux compléments.

En cuisine, chauffée, c’est une huile qui ne produit pas de composés toxiques. De plus sa forme solide à température ambiante en fait un bon substitut au beurre dans les pâtisseries. Elle ne manque donc pas d’intérêt.

Mais cette huile est très riche en acides gras saturés et pas toujours très digeste. Maux de ventre, diarrhées… gare aux excès. Son usage est délicat et ne convient donc pas à tout le monde.

Les conseils d’utilisation
de Mary Newport

“L’huile de coco peut être utilisée dans la cuisine de tous les jours si on le supporte, ou prise sous forme de compléments.
Dans tous les cas je suggère toujours de commencer par une petite quantité d’huile de coco ou de TCM, environ 2 à 5 g (environ une cuillère à café), 2 ou 3 fois par jour avec de la nourriture car ces acides gras peuvent provoquer des troubles au niveau de l’estomac. Puis d’augmenter progressivement jusqu’à atteindre 45 à 90 grammes par jour (un demi-verre). Evidemment plus on en consomme, plus on apporte de cétones au cerveau. D’ailleurs je pense qu’il est bon de répartir les apports de façon régulière la journée pour maintenir un flux constant vers le cerveau.”

Que ceux et celles qui répugnent à employer de l’huile de coco en cuisine se rassurent. Le produit Axona qu’emploie Dr Newport n’est disponible qu’aux Etats-Unis sur prescription, mais il existe Outre-altlantique un produit baptisé “Fuel for Thought”, qui peut être commandé sous la forme de bouteilles de 75 ml (voir le carnet d’adresse).

Mary Newport ne se cache pas d’être en relation avec cette marque puisqu’elle a participé à la conception du complément. Pour ceux qui seraient gênés par cet aspect, il existe depuis quelques semaines en France un complément équivalent.
Ce produit français à base de TCM d’huile de coco est disponible depuis la fin mai sous forme de sachets à diluer dans l’eau (voir le carnet d’adresses).

Vous pouvez également vous procurer de l’huile de coco en pot dans les boutiques bio (voir le carnet d’adresses).

En France, le consensus médical n’a pas l’air de vouloir s’intéresser à cette solution, de près ou de loin. Pourtant, les médecins devraient se poser la question de savoir ce qu’ils peuvent proposer d’autre dans ce terrible compte-à-rebours de l’Alzheimer contre lequel ils restent totalement désemparés.

Carnet d’adresses :

Fuel for Thought

Cetogen

Huile de noix de coco

** “The Coconut Oil and Low-Carb Solution for Alzheimer’s, Parkinson’s, and Other Diseases”, Mary T. Newport, M.D. (Basic Health Publications, 2015).

Source : Alzheimer : il est temps de secouer le cocotier

Maladie d’Alzheimer : le régime cétogène à l’étude

Maladie d’Alzheimer : le régime cétogène à l’étude

Stéphanie Lavaud, avec Sue Hughes

AUTEURS ET DÉCLARATIONS | 10 août 2017

Les stratégies qui augmentent l’assimilation des cétones par le cerveau dans le traitement de la maladie d’Alzheimer ou des troubles cognitifs légers prennent de l’ampleur, selon les experts dans le domaine.

Toute une séance consacrée au métabolisme des cétones cérébrales et aux interventions cétogènes a eu lieu lors de la récente conférence internationale de l’Alzheimer’s Association International Conference (AAIC) 2017, avec de nouvelles données cliniques montrant quelques observations préliminaires passionnantes.

“Nous savons que dans la maladie d’Alzheimer, le cerveau perd sa capacité à utiliser le glucose pour produire de l’énergie “, explique Stephen Cunnane, PhD, Université de Sherbrooke, Québec, Canada. “Certaines régions du cerveau sont en baisse de 40% en termes de métabolisme du glucose. Nous pensons que cet écart d’énergie augmente le risque de dysfonctionnement neuronal et de déclin cognitif.”

Les études préliminaires présentées ici suggèrent que le cerveau peut utiliser des cétones au lieu du glucose pour réduire l’écart d’énergie, dit le Dr Cunnane. “Ces stratégies doivent faire l’objet de recherches plus poussées pour voir si elles peuvent retarder le déclin cognitif chez les personnes âgées “, a-t-il ajouté.

Les nouvelles données comprenaient un essai pilote d’un régime cétogène, associé à une amélioration de la fonction cognitive chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, et les résultats préliminaires d’une étude en cours suggérant qu’un supplément cétogène sous forme de triglycérides à chaîne moyenne peut partiellement rétablir l’apport énergétique cérébral chez les patients présentant une légère déficience cognitive, avec des indications d’amélioration associée de la fonction cognitive.

Une autre étude, présentée sous forme d’affiche, indique que l’exercice physique augmente l’absorption des cétones dans le cerveau.

“Nous ignorons si c’est là le mécanisme responsable des effets bénéfiques bien documentés de l’exercice sur les fonctions cognitives, mais nous ne savons pas si les suppléments cétogènes et l’exercice pourraient être combinés pour avoir un impact plus important sur le déficit énergétique du cerveau “, a déclaré le Dr Cunnane.

“Le régime cétogène est utilisé dans l’épilepsie depuis près de 100 ans et s’est révélé efficace pour réduire les crises d’épilepsie “, a déclaré Russell H. Swerdlow, MD, University of Kansas Alzheimer’s Disease Center, Fairway, qui a présenté l’étude sur le régime cétogène, à Medscape Medical News.

“Nos résultats suggèrent qu’il pourrait également être utile dans d’autres formes de maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, mais ce n’est pas un régime facile à suivre “, a-t-il ajouté. “Le but de notre étude est d’établir un principe selon lequel le métabolisme du cerveau peut être sauvé par un carburant autre que le glucose.”

Le Dr Cunnane a noté que des études ont montré que l’absorption de glucose dans le cortex frontal cérébral est 14 % plus faible chez les personnes âgées en bonne santé cognitive que chez les jeunes personnes en bonne santé. Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer au stade précoce présentent un déficit plus élevé, avec un taux d’absorption du glucose de 20 à 30 % inférieur à celui des personnes âgées cognitivement normales.

“Quiconque essaie de fonctionner avec 20 % moins de glucose dans le cerveau à long terme souffrira d’épuisement cérébral “, a-t-il dit.

Il a reconnu qu’il y a eu un débat sur la question de savoir si la réduction du métabolisme du glucose dans le cerveau observée dans la maladie d’Alzheimer est une cause ou une conséquence de la maladie, ” l’argument étant que si les neurones sont morts, ils n’ont pas besoin de prendre du glucose “.

Mais il a souligné que des études ont montré un hypométabolisme latent présymptomatique de la glycémie cérébrale chez les personnes âgées, les personnes insulinorésistantes, les personnes ayant des antécédents familiaux de la maladie d’Alzheimer et les porteurs d’APOE4. “Et nous avons montré que le cerveau peut continuer à absorber des cétones lorsque sa capacité d’utiliser le glucose diminue “, a-t-il noté. “Si les neurones sont morts, ils ne devraient pas pouvoir absorber les cétones non plus.”

La recherche se concentre donc sur l’augmentation de la concentration de cétones dans le sang pour voir si cela est associé à une réduction du déclin cognitif.

Régime cétogène

La première et la plus évidente façon d’augmenter la concentration de cétones dans le sang est par l’alimentation, mais ce n’est pas simple, car elle nécessite un apport très faible en glucides.

Le Dr Swerdlow a expliqué que les cétones sont produites par l’organisme dans des conditions de famine lorsque les taux d’insuline sont très faibles.

“Lorsque l’apport en glucides est considérablement réduit sans augmenter les protéines, les niveaux d’insuline diminuent et l’organisme commence à mobiliser ses réserves de graisse “, explique-t-il. “Ces graisses sont transformées en cétones dans le foie et libérées dans le sang, où elles remplacent le glucose. Dans ces conditions, les neurones du cerveau passent de la consommation de glucose carbone à la consommation de cétone carbone comme source d’énergie, mais les graisses ne sont métabolisées en cétones que si les niveaux d’insuline sont très faibles.”

L’objectif du régime cétogène est donc de réduire l’insuline en consommant très peu de glucides, le reste des calories provenant des graisses, dit-il. “L’adhésion à un régime cétogène, cependant, exige un engagement considérable, et la capacité des patients atteints de la maladie d’Alzheimer à suivre un régime cétogène est inconnue.

Le Dr Swerdlow a présenté les résultats d’une petite étude pilote montrant qu’il est possible pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer de suivre un régime cétogène pendant une courte période, ce qui semble lié à une amélioration de la fonction cognitive.

Dans le cadre de l’étude, 15 personnes ayant reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer légère ont été soumises à un régime cétogène avec suppléments de triglycérides pendant 3 mois. Le degré de cétose atteint a été mesuré par des analyses d’urine quotidiennes ainsi que par la mesure mensuelle des taux plasmatiques de bêtahydroxybutyrate. La fonction cognitive a été évaluée au départ, à la fin de la période d’alimentation de trois mois et après un mois supplémentaire lorsque les patients sont revenus à une alimentation normale.

Les résultats ont montré que 10 des 15 patients ont réussi à maintenir leur régime alimentaire et ont obtenu une cétose soutenue. Ces patients présentaient une démence moins grave que cinq patients ayant interrompu leur régime alimentaire.

Dans le cas des 10 patients qui sont demeurés sous régime pendant 3 mois, la fonction cognitive s’est améliorée de 4,1 points par rapport à la valeur initiale sur l’échelle d’évaluation de la maladie d’Alzheimer (ADAS Cog), mais les scores sont revenus à leur valeur initiale après le retour des patients à leur régime alimentaire normal. Aucun problème de sécurité n’a été signalé.

“En ce qui concerne les études sur la maladie d’Alzheimer, une amélioration de 4 points du score ADAS Cog est assez robuste “, a noté le Dr Swerdlow. “Il est plus élevé que celui observé dans les études sur les inhibiteurs de la cholinestérase. Cela suggère une amélioration significative de la cognition.”

À sa connaissance, dit-il, il s’agit du premier rapport d’une étude sur l’alimentation cétogène chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, bien qu’une étude antérieure menée chez des personnes atteintes de troubles cognitifs légers ait également suggéré un effet bénéfique.

“Il ne s’agit que d’une étude pilote – je n’irais pas jusqu’à dire que cela a fonctionné “, a-t-il ajouté. “Mais nous pouvons dire que nous avons vu un signal thérapeutique potentiel qui justifie d’autres études pour confirmer s’il y a un effet réel. C’est vraiment excitant.”

Mais parce que le régime alimentaire implique un apport si faible en glucides qu’il n’est pas jugé faisable de le recommander pour une utilisation de routine dans le traitement ou la prévention de la maladie d’Alzheimer.

“Ce n’est pas un régime que les gens aimeront suivre “, a dit le Dr Swerdlow. “Le but ultime n’est pas de recommander un régime cétogène dans leur vie quotidienne – ce sera trop difficile. Nous essayons simplement de montrer la preuve de principe que la manipulation du métabolisme énergétique du cerveau peut avoir un impact sur les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Si nous pouvons l’établir, nous pourrons alors essayer de trouver d’autres moyens de simuler les effets d’un régime cétogène qui, espérons-le, serait plus acceptable.

“Il peut s’agir de suppléments ou d’une thérapie médicamenteuse “, a-t-il ajouté. “L’objectif final serait de trouver un produit pharmaceutique qui manipulerait les niveaux d’énergie du cerveau de la même façon.”
Supplément de triglycérides

Une façon plus facile d’administrer des cétones au cerveau peut être sous forme de suppléments sans qu’il soit nécessaire d’avoir un régime alimentaire pauvre en glucides.

Cette approche est étudiée dans l’étude BENEFIC, dont les résultats intermédiaires ont été présentés par M. Cunnane.

“Dans cette étude, nous ne demandons pas aux patients de suivre un régime spécifique. Nous leur donnons simplement un supplément – deux fois par jour – la moitié le matin et l’autre moitié le soir. C’est certainement plus facile d’un point de vue logistique que d’essayer de s’en tenir à un régime cétogène “, dit-il.

L’étude assigne au hasard 50 patients atteints de troubles cognitifs légers à un traitement de 6 mois avec un supplément de triglycérides à chaîne moyenne (30 g de graisse cétogène par jour[dans une émulsion de lait écrémé sans lactose]) ou un placebo. Les participants subissent une batterie cognitive et des traceurs de tomographie par émission de positrons de cétone et de glucose au début et à la fin de la phase de traitement. Jusqu’à présent, 12 patients de chaque groupe ont terminé l’étude et les résultats ont été rapportés sur ces patients.

Les résultats ont montré un déficit énergétique cérébral de 4 % à 8 % qui était spécifique au taux métabolique cérébral attribué au glucose chez les patients présentant une légère déficience cognitive au départ. Le taux métabolique cérébral attribuable aux cétones a augmenté après l’intervention dans le groupe actif seulement et en proportion directe avec l’augmentation des cétones plasmatiques.

En termes de fonction cognitive, la performance dans des domaines spécifiques de la fonction exécutive et de la vitesse de traitement (score sémantique de fluidité verbale et sémantique et performance dans le temps du Trail Making Number-Letter Switching Test) montre une corrélation directe avec les niveaux de cétones plasmatiques. Le taux d’observance sur 6 mois dans les deux groupes était de 78 %.

“Nous sommes en train d’évaluer si le cerveau peut utiliser les cétones contenues dans le supplément, et la réponse est certainement oui “, a déclaré le Dr Cunnane à Medscape Medical News. “C’était une étape critique. Nous avons aussi vu des signes d’avantages cognitifs, mais c’est une étude trop petite pour dire quoi que ce soit de définitif.”

Résultats en 2018

Néanmoins, encouragé par ces premiers résultats, il ajoute : « nous avons montré que l’amélioration cognitive était liée à la concentration en cétones. Si cette relation existe alors nous devrions voir un effet significatif sur les critères de cognition. »

« Nous résultats nous laisse penser que nous avons corrigé environ les deux tiers du déficit en énergie chez ces patients souffrant d’une atteinte cognitive légère avec 30 grammes d’un complément riche en triglycérides. Nous pensons que nous aurions besoin d’une dose plus élevée pour ramener le niveau d’énergie à 100% – peut-être 45g par jour » ajoute-t-il.

L’étude BENEFIC devrait se terminer à la fin de l’année, et les résultats être disponible au printemps prochain. La prochaine étape serait un essai multicentrique. A suivre.

Régime cétogène : de l’épilepsie à la maladie d’Alzheimer

Si le régime cétogène est utilisé depuis un siècle environ (1921), suite aux recherches du Dr Rawle Geyelin, pour soigner certaines épilepsies, les grecs, déjà, dans l’Antiquité, avaient remarqué que le meilleur moyen d’être délivré des crises était de jeûner [3]. Mais, c’est au Dr Mary Newport que l’on doit d’avoir popularisé le régime cétogène dans la maladie d’Alzheimer. En 2008, ce médecin et chercheur américain, « teste » sur son mari Steve, atteint de la maladie d’Alzheimer à 51 ans, une prise quotidienne d’huile de noix de coco. L’effet est impressionnant avec une amélioration rapide de ses symptômes, qui lui donne un répit de deux ans avant que son état se détériore à nouveau. Mary Newport en tire un livre qui fait connaître cette piste de recherche [4]. Après avoir connu un certain engouement auprès du public, l’huile de coco et la diète cétogène trouvent désormais un écho auprès des chercheurs, et notamment du canadien Stephen Cunnane de l’Université de Sherbrooke, qui s’attache depuis quelques années à démontrer scientifiquement le lien entre cétones et vieillissement cérébral. Il reste néanmoins prudent : « Nous ne voulons pas donner l’impression fausse que nous détenons la solution miracle » affirmait-il en 2013 [5].

L’étude sur la diète cétogène a été financée par l’Université du Kansas. L’association Alzheimer a financé l’étude sur la supplémentation en triglycérides.

L’article original a été publié sur Medscape édition internationale le 3 août 2017. Traduit de l’anglais et adapté par Stéphanie Lavaud. Modifié le 17/08/17 suite aux commentaires du Dr Le Roux.

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