Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

Je m’appelle Marcel, j’ai 62 ans , je suis peintre décorateur et j’habite la province à environ 300 km au sud de Paris si je ne voyage pas. J’ai toujours joui d’une bonne santé.
Au cours de l’année 2016, j’ai constaté la présence de sang dans mes crachats. Au début, je n’y ai pas prêté une attention particulière, d’autant plus que j’étais en bonne forme.

J’ai fini par consulter au début de l’automne 2016 un médecin généraliste qui m’a prescrit une radio pulmonaire. Celle-ci a révélé une masse importante dans le poumon droit. Il s’est ensuivi toute une série d’examens au CHU local : biopsies, scanners.

Résultats le 6 décembre : je suis atteint d’un cancer pulmonaire (adénocarcinome) non à petites cellules avec la présence de métastases dans les os et la glande surrénale qui demande un traitement immédiat. Cependant, malgré l’urgence, mon premier rendez-vous avec un oncologue du CHU est programmé le 12 Janvier 2017. Je sais alors qu’on me proposera le fameux protocole en vigueur dans ces établissements : c’est à dire une chimiothérapie agressive avec tous les effets secondaires redoutables d’un tel traitement.

C’est alors que je prends connaissance du livre du Dr Laurent Schwartz « Cancer, un traitement simple et non toxique ». Intuitivement, je ressens que ce médecin, oncologue chevronné, est probablement sur la bonne voie même s’il a l’humilité de reconnaître que le traitement qu’il propose n’est pas la panacée. Mais la démarche me séduit. Je le contacte et il me fixe un rendez-vous dans une clinique parisienne le 10 janvier 2017.

Lors du rendez-vous, le Dr Schwartz m’informe que le cancer du poumon dont le suis atteint est au niveau IV du fait qu’il est métastasé et inopérable. Je lui fais part de mon désir de refuser une chimiothérapie, craignant des effets secondaires qui altéreraient mon état général, et que ma priorité était de préserver une qualité de vie acceptable pour le temps qui m’était imparti, même s’il devait être bref. Le Dr Schwartz me conseille le traitement métabolique qu’il préconise dans son livre et de poursuivre le régime cétogène que j’ai déjà commencé à observer. Bien entendu, il me laisse le choix d’entreprendre une chimiothérapie classique, telle qu’elle devrait m’être proposée en CHU.  Puis il me présente à l’oncologue de la clinique avec qui il collabore, le Dr Avetyan dont je serai dorénavant le patient et avec lequel une relation de confiance s’instaure facilement. Un nouveau rendez-vous est pris début février afin que je réfléchisse au choix que je ferai et de compléter les examens médicaux (un élément important sur la nature de mon cancer n’a pas fait l’objet d’investigation lors des examens antérieurs).

Ce même jour, je suis reçu en consultation à l’Institut Gustave Roussy pour un deuxième avis qui me confirme la gravité de mon cancer, la pertinence d’une chimiothérapie et me laisse un espoir de survie de quelques mois seulement si je n’adhérais pas à ce protocole.

Le 12 janvier, je suis reçu en consultation au CHU local par une oncologue qui me confirme que mon cancer est inguérissable et me propose une chimiothérapie massive à partir de 7 février dans le but de m’assurer une survie de quelques mois de plus. Elle me prescrit un PET-scan qui révélera une prolifération de métastases dans le cerveau et une masse tumorale de 11,4 cm dans le poumon droit et des nodules dans les 2 poumons, une atteinte osseuse et de la glande surrénale.

Suite à ces examens et lors d’un deuxième rendez-vous, l’oncologue me propose de combiner une chimiothérapie avec une radiothérapie du cerveau, sans me cacher que des effets secondaires pourront altérer mon état général.

D’emblée, j’ai refusé ce protocole de soins. A quoi bon subir les affres d’un tel traitement pour une survie hypothétique de quelques mois ? Quel intérêt y aurait-il à vivre les derniers moments de sa vie dans la souffrance et la déchéance ? Je n’ai pas paniqué à l’idée de la mort, je n’ai pas peur de la mort, mais ce qui m’importe par-dessus tout, c’est de mourir dignement, sans dégradation et de conserver autant que possible une qualité de vie acceptable avec ma maladie. Le CHU ne pouvait pas m’aider là.

J’ai donc pris définitivement congé du CHU et de ses protocoles.

J’ai choisi le traitement simple et non toxique, le traitement métabolique du Dr Schwartz, tel qu’il est décrit dans son ouvrage, et de priver de sucre les cellules cancéreuses (qui en raffolent) en suivant un régime cétogène. Certes c’est un régime assez difficile mais, avec quelques astuces, il est bien supportable. Et tout cela est consolidé par une légère chimiothérapie prescrite par le Dr Avetyan, aux doses sans commune mesure avec celles ordonnées par les protocoles des CHU, évitant ainsi les désagréments d’effets secondaires.

Quel est le bilan de 10 mois de traitement ?

Très vite, dans la première semaine, j’ai arrêté de prendre des antalgiques et dans les premières 6 semaines les crachats de sang ont quasi-cessé. J’ai retrouvé une meilleure respiration au point de faire de la course à pied sans être essoufflé. J’ai une bonne qualité de vie, je continue mes activités et je goûte aux plaisirs de la vie, menant une vie agréable, normale.

Huit semaines après le début du traitement un CT SCAN a révélé une diminution notable de la masse tumorale tandis que fin juin 2017 un PET scan a confirmé la disparition des métastases dans le cerveau et une nécrose de la tumeur principale.

Enfin un scan de septembre m’apprend que la métastase osseuse a disparu (laissant à la place une mini-fracture sur le disque) et que la nécrose de la tumeur principale a continué à progresser.

Finalement mon seul vrai combat, le plus dur, aura été de suivre un régime cétogène contraignant et qui me prive de certains de ces petits plaisirs quotidiens !

Je sais que ce cancer est toujours là mais je vis avec sans avoir peur, sans qu’il altère la qualité de ma vie. A vrai dire, au tréfonds de moi-même, je ne me sens pas malade, je me considère comme non-malade.

J’espère que mon modeste témoignage pourra aider ceux dont la vie chavire quand il leur est annoncé qu’ils souffrent d’un cancer. Je voudrais les rassurer, leur dire que c’est une maladie comme une autre, qu’il faut dédramatiser et ne pas avoir peur. Bientôt, j’en suis certain, grâce aux recherches comme celles du Dr Schwartz, le cancer ne sera plus le drame que nous avons connu. Déjà, des portes s’ouvrent, des espoirs sont au rendez-vous.

En ce moment, en ce qui me concerne le traitement métabolique du Dr Schwartz, le régime cétogène et une chimio légère forment une équipe qui gagne.

Marcel Verhaag

18 Novembre 2017

 

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