Pas plus que l’intervention de Halsted, le dépistage n’a permis de venir à bout du cancer du sein.

Pas plus que l’intervention de Halsted, le dépistage n’a permis de venir à bout du cancer du sein.

La médecine déclare de façon récurrente depuis plus d’un siècle que le problème posé par le cancer du sein est en voie d’être réglé.

En 1894, Halsted, un chirurgien nord américain de renom, a prétendu être en mesure de guérir le cancer du sein grâce à une intervention qui porte son nom.

Pour être sûr d’être efficace, il retirait la totalité du sein atteint, les plans musculaires sous jacents et l’ensemble des chaînes ganglionnaires drainant le sein. Selon lui, il fallait anticiper une éventuelle extension de la maladie, laquelle était perçue comme évoluant progressivement, de façon linéaire dans le temps, par étapes successives inéluctables. Elle était d’abord locale puis se généralisait avec des métastases qui conduisaient à la mort. Il fallait interrompre le plus tôt possible ce mécanisme infernal, ce qui justifiait cette véritable mutilation. Son intervention n’était pas nouvelle, l’ablation du sein était pratiquée depuis l’Antiquité et, au XVIIIème siècle, Bernard Peyrilhe préconisait déjà une chirurgie extensive avec ablation du muscle pectoral et des ganglions de l’aisselle. Halsted a amélioré la technique. Avant lui, les patientes mourraient très souvent des suites de l’intervention et l’on ne pouvait pas juger de l’efficacité de celle-ci. Avec Halsted et les progrès de l’asepsie et de l’anesthésie, les patientes survivent plus longtemps, ce qui permet d’apprécier l’effet de la chirurgie sur l’évolution de la maladie.

Ainsi pour Halsted, la taille de la tumeur au moment du diagnostic et l’étendue de l’exérèse conditionnent le pronostic, petit égale précoce et précoce égale curable. On postule l’existence d’une phase suffisamment longue pendant laquelle il serait possible de guérir la maladie.

Tout retard de diagnostic porte préjudice à la patiente.

Le sein est pour ce schéma l’organe idéal, un modèle pur en cancérologie. En effet c’est un organe externe, non vital, susceptible d’une ablation totale, accessible à la vue et au toucher, pour lequel le diagnostic de petites tumeurs est possible. Tous les ingrédients sont apparemment réunis pour que les femmes ne meurent plus prématurément d’un cancer du sein.

Or contrairement aux affirmations d’Halsted son intervention a été un échec.

Elle ne donne pas de meilleurs résultats qu’une chirurgie conservatrice et la mortalité par cancer du sein n’a cessé de croître en France jusqu’aux années 90 malgré les « progrès de la thérapeutique » qu’ont été la radiothérapie, la chimiothérapie et bien que la taille des tumeurs ait diminué régulièrement à partir des années 70.

Au lieu de rechercher les causes de cet échec, de remettre en question cette conception linéaire par étapes de la maladie, nous avons persisté dans l’erreur en adaptant nos pratiques avec une chirurgie plus conservatrice mais en gardant le même schéma théorique de l’histoire naturelle de la maladie :

C’est dans ce contexte qu’intervient la mammographie dans les années 50/60.

Elle apparaît comme l’outil idéal dans cette conception. Elle donne l’espoir d’accéder au diagnostic de tumeurs avant qu’elles n’aient une expression clinique. En l’absence d’une prévention primaire connue et en raison de la grande fréquence de cette maladie, l’idée d’un dépistage de masse organisé fait son chemin.

La maladie cancéreuse est réduite à une image.

Avec la mammographie, le monde médical crie à nouveau victoire. « Cette femme a montré ses seins, elle a sauvé sa vie »

Il n’y a plus qu’à …. Le dépistage de masse organisé devient une réalité.

Les résultats ne se sont pas fait attendre.

Dès 2000, la Cochrane, un organisme indépendant d’expertise médicale, montre que, contre toute attente, le fait de dépister ne permet pas de diminuer sensiblement la mortalité.

A ce constat s’ajoute le fait que les formes évoluées de cancer du sein ne diminuent pas, le nombre des mastectomies totales non plus.

Dans le même temps, on observe également le diagnostic d’une efflorescence de cancers in situ, soi-disant la forme la plus précoce du cancer, sans pour autant que le nombre de cancers invasifs baisse. 

L’échec est total, rien ne s’est produit comme prévu. Pire, le dépistage, au lieu de régler le problème, le complique.

Le dépistage s’accompagne d’une augmentation du nombre de cancers diagnostiqués. Dans un premier temps, à sa mise en place, c’est normal car on anticipe ainsi le diagnostic de cancers qui se seraient manifestés ultérieurement. Mais ensuite, logiquement, le nombre de cancers dépistés devrait se stabiliser or il continue d’augmenter. Par ailleurs, après quelques années de dépistage, la comparaison entre population dépistée et non dépistée montre toujours un excès de cancers dans la population dépistée par rapport à la population non dépistée.

Ces cancers en excès sont des cancers qui, s’ils n’avaient pas été diagnostiqués, n’auraient causé aucun inconvénient à la femme. C’est ce qu’on appelle le surdiagnostic.

Le dépistage du cancer du sein génère de la maladie chez des femmes bien-portantes, ce qui est un comble pour une opération de santé publique.

Ce concept est étayé par le résultat d’autopsies systématiques ou d’interventions de réduction mammaire à but esthétique. La proportion de femmes porteuses de cancers asymptomatiques y est beaucoup plus importante que prévu.

Si le dépistage n’a pas fait la preuve de son efficacité, ses effets délétères sont bien là.

Les cancers surdiagnostiqués engendrent un surtraitement intolérable du fait des effets secondaires majeurs qu’ils peuvent occasionner.

Ils augmentent aussi le nombre de femmes considérées comme étant à risque ainsi que leur descendance conduisant à une pléthore de mammographies elles-mêmes susceptibles par leur nombre chez des femmes de plus en plus jeunes d’induire des cancers du sein. Le dépistage s’autoalimente.

Le surdiagnostic est par ailleurs pourvoyeur d’illusions. C’est parce qu’il est plus fréquent parmi les petites tumeurs sans envahissement ganglionnaire qu’il donne l’illusion de l’efficacité d’un diagnostic précoce, du dépistage et des traitements.

Une fois admis, il permet de comprendre pourquoi, alors qu’on diagnostique des lésions cancéreuses de plus en plus petites, la mortalité ne baisse pas sensiblement avec le dépistage. Et lorsqu’on observe une baisse, elle est identique chez les femmes dépistées et non dépistées.

Quand on a pris conscience de l’existence du concept de surdiagnostic, c’est à dire du diagnostic de cancers histologiquement prouvés mais inoffensifs, alors on comprend que la définition purement histologique ne suffit plus pour définir la maladie cancéreuse potentiellement mortelle.

De nouveaux paradigmes sont nécessaires pour construire une nouvelle théorie de l’histoire naturelle de la maladie qui soit plus proche de la réalité.

Au total, il faut mettre en parallèle bénéfices et inconvénients du dépistage.

Dans le meilleur des cas, admettre une réduction de 15 à 20 % du risque relatif de mourir d’un cancer du sein chez les femmes qui se font dépister revient à un gain en risque absolu de 0,05 %. Ce gain minime aura été obtenu au prix d’une augmentation considérable des biopsies négatives, de traitements potentiellement létaux inutiles, d’alertes anxiogènes. Si on regarde maintenant la mortalité globale qui inclut toutes les causes de décès, le gain dû au dépistage est réduit à néant.

Parmi les informations pour un choix éclairé à donner aux femmes, l’information cruciale est qu’on les invite à une opération de santé publique qui n’a pas fait la preuve de son efficacité. Or une opération de santé publique a une obligation de résultats vis à vis de la population ciblée.

On marche sur la tête quand les pouvoirs publics en sont à inviter les femmes à une concertation citoyenne pour savoir s’il faut continuer le dépistage, alors qu’ils ont déjà légiféré et organisé ce dépistage.

Aujourd’hui le problème n’est plus de démontrer l’inefficacité du dépistage.

Il s’agit de comprendre pourquoi cela ne marche pas. Le cancer du sein n’obéit pas aux règles qui lui ont été prescrites par la médecine et depuis plus d’un siècle on se refuse à en tirer les leçons.

Bernard Duperray

À lire Dépistage du cancer du sein – La grande illusion

À regarder Cancer du sein : le dépistage généralisé est-il un échec ?

Essais cliniques et prospective législative : vers un ”droit à l’essai” pour les malades

Essais cliniques et prospective législative : vers un ”droit à l’essai” pour les malades

ESSAIS CLINIQUES ET PROSPECTIVE
LEGISLATIVE : VERS UN « DROIT A L’ESSAI »
POUR LES MALADES
Philippe AMIEL

L’expression « droit à l’essai » a été d’abord utilisée pour désigner la revendication de pouvoir expérimenter sur l’être humain en vertu d’un devoir de participer aux essais biomédicaux qui s’imposerait aux malades. Fondée sur la vieille  tradition de l’hôpital-hospice où les pauvres étaient soignés gratuitement, mais prêtaient, dans un système de contrepartie silencieuse, leur corps à l’enseignement et, le cas échéant, à l’expérimentation, ce « droit à l’essai » des expérimentateurs a été, en pratique, plus ou moins effectif en France jusqu’à ce que la loi du 20 décembre 1988 assortisse enfin d’un encadrement précis l’autorisation explicite qu’elle accordait de pratiquer les « recherches biomédicales ». Avant la loi, c’est seulement le droit pénal qui, par des décisions qui furent peu nombreuses, bornait les pratiques lorsqu’elles ne pouvaient vraiment plus être assimilées à des actes médicaux plus ou moins curatifs. La « loi Huriet-Sérusclat » fut une avancée en France parce qu’elle permettait le contrôle social de pratiques qui se déroulaient auparavant dans une semi-clandestinité préjudiciable à la protection des sujets. Par l’institution d’une obligation que les protocoles fussent revus par un comité indépendant (et donc préalablement formalisés – et déjà tout simplement écrits), comme le préconisait la déclaration d’Helsinki depuis 1975, elle fit faire de grands progrès à la qualité des essais pratiqués en France. Les grandes révisions de cette loi d’autorisation et de protection, en 2004 puis en 2012, poursuivent la – lire le document (PDF)

En galaxie Oncologie, revenons aux Lumières : Sapere aude !

En galaxie Oncologie, revenons aux Lumières : Sapere aude !

Jean François Le Bitoux

Une lecture très personnelle du livre de Laurent Schwartz : La Fin des Maladies ? Une Approche Révolutionnaire de la Maladie, 2019, Les Liens Qui Libèrent

Le livre de Laurent Schwartz est un épisode de plus d’une saga contée dans ses ouvrages précédents dans un accompagnement scientifiquement structuré vers une porte de sortie et une grande bouffée d’oxygène.

Le sous-titre proposé, « Sapere aude ! », provient du livre. Page 17, l’introduction s’intitule « Sortir de l’ignorance » et, page 166, le paragraphe §30: « Le courage d’innover ». Leur traduction actualisée ne peut qu’être : Sapere aude ! Osez savoir ! La devise des Lumières !

Je dois afficher que vétérinaire/chercheur des élevages et des milieux aquatiques et ayant la chance de connaître Laurent Schwartz, il m’arrive d’être plus royaliste que le roi. De fait, le vétérinaire de campagne fait de la médecine métabolique à l’insu de son plein gré pour passer d’une espèce à une autre. Quel que soit l’animal concerné, il ausculte les grandes fonctions (digestion, respiration, immunologie, …) le plus souvent avant qu’une « maladie » ne se déclare. Il ne disposait à l’époque, dans les années 1950/70 que d’une vingtaine de molécules à l’arrière de sa 2CV et il prodiguait des conseils zootechniques avant même d’envisager une thérapie médicamenteuse. Par la suite et à la différence d’un chercheur en laboratoire, la pratique naturelle qui s’impose à toute médecine quelle que soit l’espèce, est qu’il faut renforcer les défenses naturelles et s’appuyer sur les énergies disponibles, pour lutter contre le déséquilibre pathologique et les dysfonctionnements observés, dont les mécanismes ne sont jamais totalement connus : il faut quand même soigner ! Reconnaissons que les animaux réagissent souvent mieux et plus vite que l’espèce Homo dite sapiens.

« Il faut contextualiser avant de hiérarchiser » dit Mona Ozouf, historienne des Lumières. En 2019, il y a encore un côté « Guerre des étoiles » dans la guerre contre les cancers, une autre saga des Jedi contre le mal. A quel épisode en sommes-nous ? J’oserai épisode 9 pour ouvrir un œil neuf sur cette série qui n’en finit pas. Ce livre s’inscrit dans une continuité de livres et d’articles, et dans un accompagnement international qu’il ne faut pas ignorer car il renforce chaque situation. Chacun cherche le soleil et l’essentiel à sa porte en fonction de son expérience. Et chaque expérience personnelle de la cancérogenèse est douloureuse.

En oncologie, le Web est un générique qui déroule sans fin des résultats succès et échecs, de manière continue avec plus de 500 publications par jour sous le mot « Cancer » sur le seul moteur de recherche PubMed. Sans même évoquer les cours, les conférences, les entrevues qui sont toujours riches d’informations, de vécus qu’aucune publication scientifique ne peut apporter. Ne pas prendre en compte ces observations partagées d’un discours de prix Nobel à la presse quotidienne est une erreur.

Personne n’aura jamais tout lu mais cette mémoire disponible permet de circuler dans les recoins les plus reculés de la galaxie Oncologie, en tenant compte des dates et des délais. L’impact des radicaux libres en biologie a été découvert au cours des années 1968/75 même si Henri Laborit y faisait allusion bien avant. Le concept d’homéostasie biologie redox d’une cellule vivante ne remonte qu’à l’an 2000. Ce sont ces paramètres et ces domaines qui structurent l’étiologie de la cancérogenèse et l’efficacité de différents traitements métaboliques. Ils disent qu’en pratique « tout se tient » et qu’il existe différentes voies d’accès à la physiologie. Ces paradigmes sont plus complexes que la biologie classique car précisément ils ne sont jamais indépendants les uns des autres. Les publications les plus récentes découvrent de nouveaux liens et des impacts au quotidien : il est normal qu’ils tardent à s’imposer. Mais il faut soigner sans attendre de résultats définitifs !

Il faut ouvrir un œil exercé, expérimenté des domaines scientifiques encore mal connus, pour y trouver de nouveaux repères et progresser. Lire les contributions de cancérologues depuis une cinquantaine d’années, permet de mieux comprendre les hésitations et les bégaiements de l’histoire : trop d’info tue l’info. Il faut effectivement se remettre en question et choisir des voies d’attaque plus directes et il est difficile de faire rentrer d’anciennes connaissances dans de nouveaux domaines. Il faut pourtant faire cet effort.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Afficher « La fin des maladies ? », N’est-ce pas une provocation ? Même avec un point d’interrogation ! Et sous-titrer « Une approche révolutionnaire de la maladie », alors que le nombre de malades augmente. Chacun se sent légitimement visé. Mais quelle pathologie est plus paradoxale que « le » Cancer ? C’est devenu en quelques décennies une maladie si multiple qu’on en arrive à des traitements personnalisés. Et s’il y a des millions de malades mais pas des millions de maladies ?

Laurent Schwartz s’inscrit dans une double lignée de médecine générale et de réflexion médico-épidémiologique. La médecine de père de famille comporte une bonne dose d’empathie qui n’est plus de mise dans un contexte administratif et économique prégnant. C’était faire de l’humour bon enfant que d’interroger la médecine « Art ou Science ? ». Pour les plus jeunes « Les Arts » renvoient à l’ingénierie et à l’empirisme d’adaptation nécessaire pour être efficace sur le terrain (et les 4 zarts de Brassens !) et « La Science » à l’approche théorique toujours incomplète des phénomènes observés. La réponse était bien entendu : les deux ! Aujourd’hui la réponse à cette interrogation indiscrète est devenue : ni l’un ni l’autre, mais bureaucratie, administration et finance !

Par-delà l’expérience pratique du Dr. Schwartz, cette réflexion médico philosophique s’inscrit aussi dans la réflexion de Mirko Grmek, épidémiologiste et historien dans les pas de Marc Bloch (L’étrange défaite), qui annonçait une « Troisième révolution scientifique ». (cf. G. Lambert, Vérole, cancer & Cie, La société des maladies, 2009)

L’approche du médecin et du vétérinaire est d’abord une volonté de soulager le malade et d’utiliser les énergies disponibles pour combattre des erreurs d’aiguillage métaboliques reconnues ou encore ignorées. En cela les résultats de la recherche ne sont jamais suffisants ! Il faut donc retourner sans cesse au chevet des malades et écouter l’évolution des maux pour renforcer son combat sans prétendre en « contrôler » tous les mécanismes.

La cancérogenèse est une asphyxie cellulaire devenue chronique qui met en route des engrenages pernicieux qui s’installent d’eux-mêmes au cœur de la vie cellulaire en se déconnectant de tissus voisins : une indépendance cellulaire qui s’isole du reste de l’organisme. La médecine métabolique se propose de traiter cet organisme dans son ensemble, de rétablir les liens qui régulent ces fonctions physiologiques énergétiques malades et de soulager ces dysfonctionnements par différentes techniques à l’efficacité reconnue même si les mécanismes intimes ne sont pas complètement éclaircis comme dans le régime cétogène, l’usage d’acide lipoïque, du bleu de méthylène ou de probiotiques. Et la médecine a aussi constaté l’efficacité de ces pratiques dans différentes pathologie lourdes : c’est ce qui permet d’être totalement confiant sur la démarche suivie et d’encourager le Dr. Schwartz.

Pour mémoire, la découverte de Ignace Semmelweis sur l’efficacité d’une solution de chlore pour prévenir la fièvre puerpérale autour de 1845/50 est resté inaudible pendant plus d’un demi-siècle. C’est en 1915 que cette pratique a été redécouverte sous la forme de la liqueur de Dakin qui fut imposée en chirurgie de guerre par Alexis Carel. Cet oubli s’est installé malgré les progrès microbiologiques des années 1890/95, de Pasteur et Koch et les techniques de cultures de M. Pétri. On peut se demander si le dédain de la médecine de l’époque envers les leçons de M. Semmelweis – « Lavez-vous les mains et la médecine sera plus efficace » – ne serait pas dû au fait qu’on a pu croire que la désinfection était un tour de main pour lutter contre la seule « Fièvre puerpérale », sans autre portée « scientifique » plus générale. Ainsi définir une maladie de manière étroite aurait bloqué les progrès de la médecine pendant un demi-siècle ?

Je n’ai donc aucun doute que cette pratique soit le chemin à suivre en ayant conscience, que le contraire des Lumières c’est-à-dire l’obscurité et l’inertie du droit à l’ignorance ne prime au quotidien. Déchiffrer les codes biochimiques de ces thérapeutiques permettra d’appréhender, de guérir et de prévenir d’autres pathologies lourdes, d’éliminer des « maladies » dont l’appellation provenait d’une autre époque, et de changer d’ère thérapeutique.

Par expérience personnelle cette attitude prévaut encore aujourd’hui dans bien d’autres situations pathologiques observables dans d’autres galaxies terrestres. Les cancers touchent aussi les mollusques et je reviendrai sur un autre épisode de cette guerre des cancers et des « maladies » qui n’en sont pas, dans la galaxie Ecologie !

 

Comprendre l’effet Warburg : Les exigences métaboliques de la prolifération cellulaire

Comprendre l’effet Warburg : Les exigences métaboliques de la prolifération cellulaire

1 Department of Medical Oncology, Dana-Farber Cancer Institute, Boston, MA 02115, USA
2 Beth-Israel Deaconess Cancer Center and Department of Systems Biology, Harvard Medical School, Boston, MA 02115, USA
3 Department of Cancer Biology, Abramson Cancer Center, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA 19104, USA
* To whom correspondence should be addressed: ude.dravrah.smh@yeltnac_siwel; ude.nnepu.dem.liam@giarc

 
Une alimentation faible en glucides et riche en matières grasses peut stimuler le traitement ciblé contre le cancer

Une alimentation faible en glucides et riche en matières grasses peut stimuler le traitement ciblé contre le cancer

L’association d’un inhibiteur [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso] et de la diète cétogène montre le potentiel d’une stratégie de contrôle de la croissance tumorale chez la souris.
Weill Cornell Medecine le 4 juillet 2018

NEW YORK (4 juillet 2018) — Un régime à très faible teneur en glucides et à haute teneur en matières grasses appelé régime cétogène peut améliorer l’efficacité d’une classe émergente de médicaments anticancéreux, selon une étude menée chez la souris par des chercheurs de Weill Cornell Medicine, du Columbia University Irving Medical Center et de NewYork-Presbyterian.

Dans une étude publiée dans Nature le 4 juillet, les scientifiques fournissent une explication possible pour expliquer pourquoi les médicaments qui ciblent l’enzyme activée par l’insuline phosphatidylinositol-3 kinase ([tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso]), dont les mutations ont été impliquées dans de nombreux cancers, n’ont pas donné les résultats escomptés. Et ils identifient une stratégie qui pourrait stimuler le potentiel des thérapies tueuses de tumeurs.

“Tout médicament qui cible le [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso] peut ne pas être efficace à moins que les patients ne puissent maintenir un faible taux de sucre dans le sang grâce à un régime alimentaire ou à des médicaments “, a déclaré le Dr Lewis C. Cantley, directeur principal du Sandra and Edward Meyer Cancer Center de Weill Cornell Medicine. “Nous avons démontré que si nous maintenons l’insuline avec le régime cétogène, cela améliore considérablement l’efficacité de ces médicaments contre le cancer.”

Certaines des mutations génétiques les plus courantes observées dans les tumeurs cancéreuses affectent [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso]. La fréquence des mutations du gène en a fait une cible attrayante pour les médicaments contre le cancer, et plus de 20 thérapies qui inhibent l’enzyme [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso] sont entrées dans des essais cliniques.

Mais jusqu’à présent, les résultats des essais cliniques ont été décevants. Certains patients prenant ces médicaments développent des niveaux excessivement élevés de sucre dans le sang ou d’hyperglycémie. C’est souvent temporaire parce que le pancréas peut habituellement compenser en produisant plus d’insuline. Mais la glycémie de certains patients ne revient pas à la normale et ils doivent cesser de prendre les médicaments.

“Si nous désactivons la voie [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso], qui favorise la croissance des cellules cancéreuses, nous devrions voir une réponse clinique à ces médicaments, et nous ne le faisons tout simplement pas “, a déclaré l’auteur principal, le Dr Benjamin D. Hopkins, un associé postdoct chez Weill Cornell Medicine.

Dans cette étude, le Dr Hopkins et ses coauteurs ont démontré que l’augmentation des taux d’insuline réactive le PI3K chez les souris atteintes de tumeurs pancréatiques traitées avec un inhibiteur du PI3K appelé Buparlisib.  “La réactivation de [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso] dans la tumeur rend le médicament relativement inefficace “, a déclaré le Dr Cantley, professeur de biologie du cancer en médecine à Weill Cornell Medicine. “Le rebondissement de l’insuline sauve la tumeur de la mort.”

Cette observation a amené les chercheurs à se servir de la boîte à outils de l’endocrinologue pour les traitements qui aident à contrôler la glycémie et les taux d’insuline. Avec les inhibiteurs PI3K, ils ont traité les souris avec les médicaments contre le diabète – la metformine ou les inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose 2 (SGLT2) – ou le régime cétogène.

La metformine, qui augmente la sensibilité à l’insuline, n’a pas eu beaucoup d’effet sur les pics de glucose ou d’insuline, ou sur les signaux cellulaires qui favorisent la croissance tumorale. Les inhibiteurs SGLT2, qui empêchent la réabsorption du glucose dans les reins afin qu’il soit éliminé dans l’urine, ont réduit les pics de glucose et d’insuline en réponse au traitement PI3K et réduit les signaux de croissance tumorale. Il est important de noter que le régime cétogène, qui est utilisé en clinique depuis environ quatre décennies pour contrôler les niveaux d’insuline, a fait le meilleur travail pour prévenir les pics de glucose et d’insuline et pour atténuer les signaux de croissance tumorale.

“Le régime cétogène s’est avéré être l’approche parfaite “, a déclaré le Dr Hopkins. “Il a réduit les réserves de glycogène, de sorte que les souris n’ont pas pu libérer du glucose en réponse à l’inhibition de [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso]. Cela suggère que si vous pouvez bloquer les pics de glucose et la rétroaction insulinique subséquente, vous pouvez rendre les médicaments beaucoup plus efficaces pour contrôler la croissance du cancer”.

“Cette étude représente une approche véritablement novatrice en matière de cancer. Depuis des décennies, nous essayons de modifier le métabolisme humain pour rendre les cellules cancéreuses plus sensibles à la chimiothérapie ou à des médicaments ciblés. Le fait que ce médicament lui-même permettait une sorte de résistance – du moins dans les modèles animaux – est une surprise totale. Nous sommes ravis d’essayer cette approche chez les humains “, a déclaré le Dr Siddhartha Mukherjee, coauteur principal, professeur agrégé de médecine au Columbia University Vagelos College of Physicians and Surgeons et oncologue au NewYork-Presbyterian/Columbia University Irving Medical Center.

Le Dr Hopkins a mis en garde contre le fait que le régime cétogène seul n’aide pas nécessairement à contrôler la croissance du cancer et, dans certains cas, peut même être nocif. En fait, lorsque les scientifiques ont étudié l’effet du régime cétogène en l’absence d’inhibiteurs [tipso tip=”La phosphoinositide 3-kinase (PI 3-kinase, PI3K, PI(3)K, or PI-3K) est une enzyme permettant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.”]PI3K[/tipso] dans plusieurs cancers chez la souris, le régime cétogène a eu peu d’effet sur les tumeurs et a même accéléré la croissance de certaines leucémies.

Les chercheurs espèrent ensuite étudier si la combinaison d’un inhibiteur PI3K intraveineux approuvé par la FDA avec le régime cétogène, spécialement préparé par des nutritionnistes, est sécuritaire et améliore les résultats pour les personnes atteintes d’un cancer du sein, d’un cancer de l’endomètre, de leucémies ou de lymphomes.

“Nous devons nous assurer qu’il n’y a pas de toxicité imprévue “, a dit le Dr Cantley. Entre-temps, le Dr Cantley a suggéré que les chercheurs qui testent les médicaments de cette classe surveillent l’alimentation des patients afin de contrôler leur glycémie.

Weill Cornell Medicine

Weill Cornell Medicine s’engage à l’excellence dans les soins aux patients, la découverte scientifique et la formation des futurs médecins à New York et dans le monde entier. Les médecins et les scientifiques de Weill Cornell Medicine – professeurs du Weill Cornell Medical College, de la Weill Cornell Graduate School of Medical Sciences et de la Weill Cornell Physician Organization – sont engagés dans des soins cliniques de classe mondiale et des recherches de pointe qui relient les patients aux dernières innovations thérapeutiques et stratégies de prévention. Situé au cœur du corridor scientifique de l’Upper East Side, le puissant réseau de collaborateurs de Weill Cornell Medicine s’étend à l’université mère Cornell University ; au Qatar, où Weill Cornell Medicine-Qatar offre un diplôme médical de l’université Cornell ; et à des programmes en Tanzanie, en Haïti, au Brésil, en Autriche et en Turquie. La faculté de médecine de Weill Cornell fournit des soins complets aux patients au NewYork-Presbyterian/Weill Cornell Medical Center, au NewYork-Presbyterian Lower Manhattan Hospital, au NewYork-Presbyterian Queens et au NewYork-Presbyterian Brooklyn Methodist Hospital. Weill Cornell Medicine est également affiliée à Houston Methodist. Pour plus d’informations, visitez weill.cornell.edu.

Centre médical Irving de l’Université Columbia

Le Centre médical Irving de l’Université Columbia assure un leadership international dans les domaines de la recherche fondamentale, préclinique et clinique, de l’éducation médicale et des sciences de la santé et des soins aux patients. Le centre médical forme les futurs leaders et comprend le travail dévoué de nombreux médecins, scientifiques, professionnels de la santé publique, dentistes et infirmières du Collège des médecins et chirurgiens de Vagelos, de la Mailman School of Public Health, du College of Dental Medicine, de la School of Nursing, des départements biomédicaux de la Graduate School of Arts and Sciences et des centres de recherche et institutions connexes. Le Centre médical Irving de l’Université Columbia abrite la plus grande entreprise de recherche médicale de la ville et de l’État de New York et l’un des plus grands cabinets médicaux universitaires du Nord-Est. Pour plus d’informations, visitez cumc.columbia.edu ou columbiadoctors.org.

NewYork-Presbyterian

NewYork-Presbyterian est l’un des systèmes de soins de santé universitaires intégrés les plus complets du pays, dont les organisations se consacrent à fournir des soins et des services de la plus haute qualité et avec la plus grande compassion aux patients de la région métropolitaine de New York, à l’échelle nationale et dans le monde entier. En collaboration avec deux écoles de médecine renommées, Weill Cornell Medicine et Columbia University Vagelos College of Physicians and Surgeons, NewYork-Presbyterian est constamment reconnu comme un chef de file en éducation médicale, en recherche révolutionnaire et en soins cliniques innovateurs axés sur le patient.

NewYork-Presbyterian compte quatre grandes divisions :

  • NewYork-Presbyterian Hospital est classé n°1 dans la région métropolitaine de New York par U.S. News and World Report et a été nommé à plusieurs reprises au tableau d’honneur des “America’s Best Hospitals”.
  • Le réseau hospitalier régional NewYork-Presbyterian Regional Hospital Network comprend les hôpitaux et autres établissements de la région métropolitaine de New York.
  • NewYork-Presbyterian Physician Services, qui met en relation les experts médicaux avec les patients dans leurs communautés.
  • NewYork-Presbyterian Community and Population Health, qui englobe les sites du réseau de soins ambulatoires et les initiatives de soins de santé communautaires, y compris NewYork Quality Care, l’Accountable Care Organization établie conjointement par le NewYork-Presbyterian Hospital, Weill Cornell Medicine et Columbia.

Pour plus d’informations, visitez www.nyp.org et retrouvez-nous sur Facebook, Twitter et YouTube.

 

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

Tabac, alcool et cancer : testez vos connaissances

Tabac, alcool et cancer : testez vos connaissances

Par Camille Gaubert le 30.05.2018 à 09h08 sur Sciences et Avenir  


40% des cancers sont évitables par un changement de nos comportements. Premiers sur la liste : le tabac et l’alcool, respectivement responsables du tiers et de 10% des décès par cancer. L’Institut national du cancer lance notamment deux mini-quiz interactifs pour tester ses connaissances.

Quand il s’agit du cancer, est-il plus dangereux de fumer beaucoup mais peu de temps, ou peu sur la durée ? La bière est-elle moins dangereuse que le whisky ? Vous pourrez tester vos réponses sur le site de l’Institut national du cancer (Inca) dans deux mini-quiz très interactifs. Mis en place dans le cadre de la campagne de l’Inca et du ministère de la Santé “Savoir, c’est pouvoir agir“, qui vise à sensibiliser aux habitudes à risque, il vise les 40% de cancers qui pourraient être évités par des changements de comportements… Notamment vis-à-vis du tabac et de l’alcool.

Principaux facteurs de risque de développer un cancer, la consommation de tabac et d’alcool est en effet responsable de près 60.000 décès par cancers chaque année en France. Pourtant, il s’agit de facteurs de risque modifiables, c’est-à-dire que l’on peut contrôler – contrairement à l’âge, au sexe ou aux antécédents génétiques, par exemple. En adoptant de nouvelles habitudes de vies, 40% de l’ensemble des cancers détectés par an pourraient donc être évités.

Tabac : premier facteur de risque, il est à l’origine d’un tiers des décès par cancer

Les cancers liés au tabac sont dus à de nombreuses substances cancérigènes comme le benzène, l’arsenic, le chrome, mais aussi à la fumée contenant du monoxyde de carbone et des particules fines (principaux responsables des maladies cardiovasculaires) et solides (liées aux insuffisances respiratoires). Sur les 150.000 décès par cancers recensés chaque année, 45.000 sont directement attribuables à la consommation du tabac, qui peut être à l’origine de 17 localisations de cancers. A l’origine de 80% des cancers du poumon, le tabac est notamment responsable de 70 % des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage), de 50 % des cancers de la vessie et de 30 % des cancers du pancréas. La meilleure stratégie pour réduire son risque individuel de cancers est de ne pas commencer à fumer, ou de s’arrêter, conseille l’Inca.

 

E-CIGARETTE. Les produits toxiques contenus dans la cigarette n’existent pas à des taux significatifs dans la “vapeur” des e-cigarettes, explique l’Inca, qui s’attend donc à une réduction de ces risques chez les fumeurs de tabac qui passent à l’e-cigarette. Cependant, les données sur les effets d’une utilisation prolongée de ce dispositif sur la santé sont encore insuffisantes pour l’affirmer. Elle est donc déconseillée aux non-fumeurs. D’après le Haut Conseil de santé public (HCSP), l’e-cigarette peut toutefois constituer une aide pour arrêter ou réduire sa consommation de tabac, bien qu’elle ne soit pas officiellement considérée comme un produit d’aide au sevrage tabagique.

Testez vos connaissances sur le tabac et le cancer

Alcool : responsable de 10% des décès par cancer

L’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées est transformé dans l’organisme en composés favorisant le développement de cancers, explique l’Inca. Souvent nié ou méconnu, le caractère cancérigène de l’alcool est pourtant clairement établi. Il est responsable de 10 % des décès par cancer, soit environ 15.000 décès chaque année, ce qui en fait le deuxième facteur de risque évitable de cancers. Il est responsable de 58 % des cancers de l’œsophage, 16 % des cancers du côlon et du rectum et 15 % des cancers du sein parmi les 7 localisations de cancers qui lui sont attribuables. Ce risque de cancer augmente dès la consommation moyenne d’un verre par jour – quelle que soit la nature de l’alcool, vin, bière ou alcool fort – et de façon proportionnelle à la quantité consommée. Ainsi, toute consommation régulière d’alcool, même faible, est à risque, rappelle l’Inca. Pour diminuer efficacement son risque de cancers, pas de secret : il faut réduire autant que possible la quantité et la fréquence de sa consommation. Ainsi, le risque de développer un cancer des voies aérodigestives supérieures diminue après 10 ans d’arrêt de la consommation d’alcool. Après 20 ans, il est similaire à celui des personnes qui n’ont jamais bu.

Testez vos connaissances sur l’alcool et le cancer

FRANCE. Nous les Français sommes de gros buveurs par rapport aux autres pays. La consommation d’alcool dans l’Hexagone était ainsi estimée à 11,6 litres d’alcool pur par habitant en 2013, soit environ 2,5 verres de 10g d’alcool par jour et par habitant, d’après l’Inca. En baisse par rapport au début des années 1960 – où nous atteignions les 26 litres d’alcool pur par habitant et par an – cette consommation demeure néanmoins l’une des plus élevées en Europe et dans le monde.

TABAC + ALCOOL. Les effets de l’alcool sont renforcés quand ils sont associés à ceux du tabac : leurs actions conjointes augmentent considérablement les risques de cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage). Le risque de développer un cancer de la cavité buccale peut être multiplié par 45 chez les grands consommateurs de tabac et d’alcool.