Régime cétogène et cancer : l’expérience de la diététicienne

 
Par Lanutrition.fr Publié le 27/01/2016 Mis à jour le 18/02/2019
Magali Walkowicz, diététicienne-nutritionniste, suit des patients atteints de cancer qui ont opté pour un régime cétogène. Elle témoigne, ici et dans son dernier ouvrage Combattre le cancer avec le régime cétogène.
 

Le régime cétogène, pauvre en sucres, riche en graisses, fait un nombre croissant d’adeptes chez les personnes ayant eu un diagnostic de cancer. Ils doivent savoir qu’on ne dispose pas à ce jour des preuves scientifiques que cette approche diététique est efficace ; ils doivent aussi savoir que c’est un régime contraignant pour lequel il peut y avoir des contre-indications et des effets indésirables. Dans cet entretien exclusif, la diététicenne-nutritionniste française Magali Walkowicz, qui suit depuis plusieurs années des malades (et des personnes en bonne santé) ayant opté pour le régime cétogène, fait part de son expérience. Un témoignage important, dans la mesure où peu d’études sont encore disponibles. Dans un article associé (abonnés), nous répondons à 8 questions qui sont souvent posées sur l’état des connaissances scientifiques sur le régime cétogène et le cancer. LaNutrition.fr recommande au patient qui souhaiterait suivre une diète cétogène de recueillir au préalable l’avis de l’équipe soignante (avantages et risques potentiels, état des connaissances), et, dans le cas où le régime est mis en place, s’assurer du suivi et du conseil d’un médecin nutritionniste ou d’un diététicien-nutritionniste connaissant la diète cétogène.

LaNutrition.fr : Magali Walkowicz, qui vous consulte ?

Magali Walkowicz : Pour l’essentiel, des patients ayant eu un diagnostic de cancer mais pas seulement. Certaines personnes souhaitent simplement optimiser leur santé en suivant un régime cétogène. J’ai maintenant une patientèle dans toute la France mais aussi dans d’autres pays. J’ai dû m’adapter et proposer des consultations via Skype et Facetime.

Ce sont généralement des personnes « informées », qui ont lu des livres, des articles de presse sur le régime cétogène ou qui connaissent quelqu’un qui suit ce régime. Car côté professionnels de santé, le régime a encore du chemin à faire. Il n’est tout simplement pas connu et par conséquent rejeté. Certains oncologues ou médecins traitants entrent en contact avec moi afin de discuter de la prise en charge de patients que nous avons en commun. C’est un vrai plus dans l’accompagnement thérapeutique. Des oncologues me sollicitent directement. Mais tout cela reste marginal. Depuis quelque temps, j’ai des patients qui sont eux-mêmes professionnels de santé, y compris des médecins. Il me semble donc que les choses commencent à bouger.

Lire : Le régime cétogène est encore trop peu connu des malades

Quels résultats constatez-vous chez les patients ?

Les résultats sont généralement positifs. L’expérience me montre que lors d’un cancer, très souvent, la progression des tumeurs est soit en régression, soit stoppée, soit ralentie, par rapport à la période antérieure à la mise en place du régime. Certains patients qui avaient dû arrêter leurs traitements car ils ne les supportaient plus, ont pu les prendre à nouveau après avoir suivi le régime cétogène. Mais les résultats ne sont pas égaux pour tous. Les effets secondaires des traitements classiques sont souvent atténués. Je fais certaines adaptations au régime, au cas par cas pour les jours qui entourent les chimiothérapies afin de minimiser le plus possible les effets indésirables. Le regain d’énergie est impressionnant. Beaucoup arrivent à refaire du sport ou à travailler tout en poursuivant les traitements alors qu’ils étaient en arrêt maladie jusque-là.

Ce que j’ai observé chez mes patients à partir du moment où ils introduisaient le régime :

  • une meilleure tolérance des soins classiques : chimiothérapie, radiothérapie, avec moins d’effets secondaires ;
  • un regain d’énergie ;
  • un meilleur profil nutritionnel – en consultation je ne me focalise pas que sur la cétose mais sur la cétose et sur l’amélioration de l’état nutritionnel. Les deux sont très compatibles ; je prends soin également d’introduire des aliments ou compléments alimentaires antiangiogéniques et de maintenir le pH ;
  • une attitude plus positive, à la fois parce que les cétones amènent une sensation de bien-être, mais aussi parce que suivre le régime les rend acteurs de leur traitement ;
  • une régression ou une stabilisation ou un ralentissement de la progression de la maladie.

Quels sont les cancers contre lesquels le régime cétogène paraît le plus efficace ?

Deux types de tumeurs semblent particulièrement bien répondre à l’introduction du régime cétogène : il s’agit des tumeurs cérébrales et des tumeurs pancréatiques. Je n’en connais pas les raisons mais les faits sont là. En général, très rapidement, les examens de contrôle le soulignent, de même que l’état général du patient. Cela ne signifie pas que le régime ne fonctionne pas sur les autres cancers, mais sur ces deux localisations, très souvent, la réponse est plus forte et plus rapide.

Le régime cétogène peut-il être le seul traitement, en cas de diagnostic de cancer ?

Non. Le régime ne peut être dissocié des traitements classiques. C’est la réunion des deux qui fonctionne et je le rappelle sans arrêt aux patients. Beaucoup pensent se soigner juste comme ça. Je n’y crois pas du tout. Je vois des patients qui arrivent très affaiblis, avec une dénutrition grave, due à un jeûne drastique qu’ils ont initié sans avoir un état nutritionnel suffisamment satisfaisant pour le supporter, ou à des diètes à base de jus et à une absence totale de traitement. Là c’est difficile de remonter leur statut nutritionnel. Il existe des « spécialistes » qui prônent d’autres méthodes de soin et incitent les patients à stopper les traitements classiques et même à stopper les examens de contrôle. Cela est très dommageable. Le résultat sur le long terme est catastrophique, et c’est difficile ensuite de convaincre les patients de s’y remettre. Je ne dis pas qu’il faut tout accepter les yeux fermés mais tout rejeter est dangereux, et je le vois. Ce qu’il faut, c’est s’informer, questionner pour bien saisir le rôle de chaque action thérapeutique mise en place. Certains disent qu’être patient est un métier. Il y a du vrai là-dedans. Autre point qu’il me paraît important de rappeler : ne pas mettre le régime cétogène en place seul, car il doit respecter les besoins de l’organisme, qui diffèrent d’une personne à l’autre et qui peuvent être modifiés dans le cadre de certaines pathologies et notamment du cancer. Certains cancers comme celui du sein, de la prostate, de la tête du pancréas, du foie, des reins par exemple nécessitent aussi des adaptations.

Donc un régime cétogène seul ne suffit pas à enrayer la maladie. Il potentialise les chances de rémission ou chez des patients considérés en fin de vie, qui n’ont plus aucun autre traitement, avec une échéance courte annoncée par l’oncologue, dans certains cas des mois, voire quelques années de vie supplémentaires tout en restant asymptomatiques.

Quels sont les effets indésirables ?

Je continue à constater qu’il y a une accentuation des symptômes d’allergie, de douleurs chroniques, lors de la mise en cétose, mais ils disparaissent après. Définitivement selon certains patients. Je n’ai pas réussi à échanger sur ce point avec d’autres praticiens. Je n’ai pas non plus trouvé d’études qui mentionnent cela. C’est juste un retour d’expérience.

En quatre ans de prises en charge, je n’ai jamais constaté la plupart des effets secondaires évoqués dans un article de 2017. Il me semble que le problème dans cet article, vient d’une une mauvaise façon de mener le régime mais pas du régime en lui-même.

Il y a des effets secondaires la première semaine du régime, tels que fatigue, nausées, vomissements, manque d’énergie, risque d’hypoglycémie si une activité physique est pratiquée en parallèle, le temps que les cellules changent de carburant, mais pas au-delà. Au contraire, le régime apporte ensuite un regain d’énergie, même chez les plus faibles. Si les nausées persistent, c’est que la cétose est trop forte. Il faut la baisser. Si l’énergie ne revient pas, ce n’est pas le régime qui est en cause, c’est qu’il y a autre chose derrière : peut-être une perte de masse musculaire, un foie fatigué par la chimiothérapie sans le secours d’une supplémentation adéquate…

Je n’ai de mon côté, jamais relevé de carence en calcium : le régime en apporte par les oléagineux, les sardines, eaux calciques, légumes et pour certains même les produits laitiers… Le régime valorisant les aliments gras, la vitamine D liposoluble est bien présente dans l’alimentation, et comme pour n’importe quel autre Français, quel que soit son régime alimentaire, une supplémentation est prescrite en hiver. Pour ce qui est de la densité minérale osseuse, il faut noter que beaucoup de patients prennent des corticoïdes au long cours qui ne sont pas étrangers au problème – idem pour l’hormonothérapie parfois prescrite. Le risque de déficit (et non de carence) en magnésium et potassium qui peut être induit au début du régime est compensé par une supplémentation. Il n’y a pas de risque de déshydratation si le patient ne retire pas le sel de son alimentation. Mes patients sont invités à surveiller leur pH urinaire, et, en cas d’acidité trop importante, amenée avant tout par le cancer notamment métastasé (l’acidité apparaît dans ce cas quel que soit le régime), on veille à augmenter la part des légumes porteurs de minéraux basifiants, à prendre du jus de citron pressé avec des bicarbonates de sodium/potassium. On met éventuellement en place une supplémentation nutritionnelle qui apporte des minéraux basifiants.

Les syndrômes gastro-intestinaux peuvent apparaître surtout si trop d’huile de coco est consommée et/ou en fonction des techniques culinaires utilisées (huile cuite ou crue). Ils peuvent aussi être liés à l’état de la flore et la perméabilité intestinale… Mais tout cela peut se corriger en consultation. Ce n’est pas le régime qui induit l’état ; il le révèle.

Les problèmes de cholestérol sont propres à la façon de mener le régime. Là aussi on peut les corriger le cas échéant en veillant à privilégier les graisses végétales.
Si on veille bien aux apports en potassium, il n’y a pas de calculs rénaux. J’ai rarement eu des patients avec des calculs rénaux. En fait, il n’y a pas plus de calculs avec le régime cétogène qu’avec un autre régime si le régime est bien cadré.

Y a-t-il des contre-indications ?

Très rares sont les patients qui ne peuvent pas suivre le régime. On lit parfois que les patients souffrant des reins, du pancréas, du foie, ou maladies graves touchant d’autres organes ne peuvent pas suivre de régime cétogène. Certes, certains d’entre eux ne le peuvent pas si par exemple la tête du pancréas est touché et que les voies biliaires sont obstruées, s’il y a eu une duodénopancréatectomie céphalique récente, s’il y a insuffisance rénale… C’est-à-dire si l’organisme ne peut pas fabriquer les corps cétoniques et ne peut pas les éliminer. Mais dans les autres cas, même avec une tumeur touchant ces organes ou des métastases, la pratique du régime est possible. Cela se détermine au cas par cas. La cétose n’est pas un état pathologique et ne va pas stresser les organes malades.

Dans tous les cas, en cas de déficience des voies métaboliques, comme un déficit en pyruvate carboxylase, il ne faut surtout pas se lancer dans ce régime. En cas de doute, je conseille d’interroger le soignant susceptible d’accompagner le patient dans la mise en place du régime.

Les patients perdent-ils du poids lorsqu’ils suivent un régime cétogène ?

A quantité de calories égales, entre un régime classique et un régime cétogène, le poids ne varie pas de la même façon. Plus les calories seront apportées par les graisses et protéines et moins elles le seront par des glucides, plus le régime cétogène peut engendrer une perte de poids. Pour maintenir le poids, il faut donc jouer sur la répartition de ces trois macronutriments, ce qui se fait au cas par cas, sans entraver la cétose. En réalité, avec le régime cétogène, on fait ce qu’on veut sur le poids, on peut en faire perdre, on peut le maintenir, voire en faire prendre à un patient. Pour cela il faut être suivi car trouver la bonne répartition n’est pas facile pour quelqu’un qui ne maîtrise pas le régime.

Mais n’est-ce pas dangereux de perdre du poids quand on a un cancer ?

La plus grande confusion règne sur ce point. Ce qui devrait alerter n’est pas la perte de poids mais la perte de masse musculaire. La masse grasse ne renforce pas la résistance à la maladie. J’ai souvent entendu mes patients dire « la diététicienne, l’infirmière, l’oncologue… m’a dit qu’il fallait que je grossisse sinon je ne tiendrai pas. Pour cela il faut que je mange, et surtout ce qui me fait plaisir. » C’est une erreur. Manger n’importe quoi, en n’importe quelle quantité peut faire prendre du poids mais par l’augmentation de la masse grasse et non de la masse musculaire, ce qui peut favoriser le cancer. Au final, les patients sont affaiblis. Avec ce type de raisonnement, certains patients obèses sont considérés comme pouvant résister à la maladie, aux traitements, alors que derrière cette obésité se cache un manqueou une perte de masse musculaire. On appelle cela l’obésité sarcopénique. Or la masse musculaire est très importante. Perdre de la masse musculaire, c’est être asthénié, c’est également affaiblir les cellules immunitaires et avoir une moindre résistance à la maladie. Le cancer par lui-même est une maladie catabolisante (elle favorise la perte de masse musculaire). Le régime cétogène, au contraire, ne favorise pas la perte de masse musculaire. Systématiquement et pour chacun de mes patients, j’évalue leur besoin en protéines car ce sont elles qui permettent d’entretenir la masse musculaire ou de la développer. On vérifie que tout va bien sur ce point en mesurant le taux d’albumine sanguin. Dans les études prises en référence dans un article récent, la plupart des patients ont cadré leur régime seuls. On peut aisément imaginer qu’ils ont commis de nombreuses erreurs. Une des erreurs les plus fréquentes, est que beaucoup croient que 100 g de viande = 100 g de protéines or 100 g de viande c’est en moyenne 18-20 g de protéines. Ce n’est qu’une erreur parmi d’autres.

Il est souvent rapporté que les patients ont du mal à suivre un régime cétogène sur le long terme.

Je suis très étonnée des chiffres avancés dans l’article de 2017 concernant la non-compliance au régime. Je travaille quasi exclusivement avec ce régime depuis près de 4 ans et le nombre de personnes n’ayant pas réussi à le suivre se compte sur les doigts d’une main. Passés les 15 premiers jours du régime, les patients me disent généralement que ce n’est pas si dur que ça finalement. Beaucoup rapportent prendre du plaisir même. L’échec vient certainement soit d’un manque de prise en compte des habitudes/préférences du patient par le professionnel qui a cadré le régime car tout régime, et pas seulement cétogène, qui ne prend pas en compte les préférences du patient est voué à échouer. Cela peut aussi venir du fait que le patient n’a pas su se l‘approprier. Il faut dire que cela bouleverse tellement les habitudes alimentaires, tant au niveau du choix des aliments que des techniques culinaires à mettre en œuvre, que certains n’osent pas diversifier leur alimentation par peur de sortir de la cétose et restent de fait sur une alimentation monotone. C’est alors forcément lassant. Dans ma pratique, quand après quelques mois de régime, mon patient en a assez de manger gras, on décide communément d’une pause low carb d’une semaine à un mois pour mieux s’y remettre ensuite.

Et combien de temps faut-il suivre un régime cétogène quand on souffre de cancer ?

Il n’y a pas de réponse précise à cette question. Le régime cétogène doit au moins être suivi trois mois pour que de vrais résultats se manifestent. Le conseil que je donne à mes patients est de le suivre le temps que les résultats de contrôle soient bons. Éventuellement, s’ils en ont la volonté, je leur demande de poursuivre ensuite trois à six mois de plus. Au-delà de six mois, ils peuvent basculer sur un régime low carb, qui est beaucoup plus souple et qui autorise des écarts de temps en temps. On peut alors manger un fruit tous les jours et éventuellement certains féculents non transformés et riches en fibres comme du riz complet, des légumineuses. De manière générale, je conseille de contrôler la consommation de glucides à vie, surtout les glucides qui sont digérés rapidement (à index glycémique élevé), de conserver de bonnes graisses à chaque repas et de garder certaines pratiques alimentaires que nous avons mises en place.

Pour en savoir plus : Combattre le cancer avec le régime cétogène de Magali Walkowicz
Lire le Communiqué de presse

Pour des recettes cétogènes : 

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  1. Lila /
    Bonjour est-ce que les suppléments ketones qui permettent qu corps d’être en cétogène en 60 minutes sont fiables ?
  2. malypaet /
    Pour ce qui est de l’efficacité plus ou moins importante du régime cétogène selon les types de cancer, il faut savoir que les cellules comportent des centaines ou des milliers de mitochondries, selon leur fonction et leur degré d’utilisation (sollicitation). Apparemment les cellules cancéreuses ont un taux au delà de 60% de mitochondries défectueuses, le régime cétogène et le sport permettraient de réduire ce pourcentage en poussant les bonnes mitochondries à se multiplier, ce qui à partir d’un certain seuil permettra l’apoptose de la cellule. Pour en avoir une idée lisez cet article sur le paragraphe « Diminution du taux d’hétéroplasmie » :
    https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2014/12/medsci20143012p1101/medsci20143012p1101.html#R22
    J’ai une autre hypothèse aussi pour des organes comme le cerveau et le pancréas très énergivores:
    le régime cétogène en privant le cerveau de glucides, pousse le foie et les reins à entrer en néoglucogenèse pour transformer l’acide lactique en glucides essentielles pour lui, donc diminution du PH acide et meilleur détection des cellules cancéreuses par les macrophages qui peuvent alors les détruire.
    Évidemment tout cela dépend aussi de chaque personne et de son parcours.
    Ce n’est sans doute pas suffisant, mais ça aide !
  3. Olivier /
    bonjour à tous,
    moi mon problème sur le cétogène c’est que je suis intolérant sur les laits et sur les œufs, cela réduit l’utilisation du cétogène. J’ai donc réduit fortement les sucres rapides, diminuer ou supprimer les aliments avec un indice glycémique élevé, manger plus de légumes etc… (équilibre acido-basique de l’alimentation dans le livre de David Servan Schreiber).
    Je fais aussi de la marche, du vélo d’appartement suivant le temps et un peu de Qi gong.
    Cela va faire 2 ans que je mange comme cela et je pense que cela m’a aider à supporter les traitements.
    Bon courage à tous.
    Olivier
    1. Coco /
      Bonsoir Olivier
      vous pouvez remplacer les laits par des laitages végétaux (soja, amande, coco) et les oeufs par d’autres protéines animales ou végétales selon.
      à voir de préférence avec une diététicienne si vous le pouvez.
      Bon courage et bonne soirée.
      Coco
      1. Olivier /
        Bonjour coco,
        Merci pour votre retour, effectivement j’utilise du lait d’amande et je ne mange plus d’œuf mais des protéines animales ou végétales. A la maison nous faisons notre pain avec des ingrédients faibles en indice glycémique, de-même pour le riz ou les pâtes avec un IG bas et je favorise bien sûr les légumineux et les légumes verts, je mange un ou deux fruits par jour maxi. Mais avec cela je dois être loin du cétogène et plus proche du low carb.
        Encore merci.
        A très bientôt olivier.
        1. Coco /
          Bonsoir Olivier
          nous faisons tous comme nous pouvons.
          ici sous le suivi de Magali nous ne mangeons plus ni pâtes ni riz ni féculents ni légumineuses mais poissons viandes (surtout mon ami car moi je suis plutôt vegetarienne) légumes, amandes, noix, avocats, oeufs, soja, konjak,seitan, tempeh (pour moi surtout)graines de courges, beurre végétaux et animal aussi, huiles coco, olive, colza, noix…citrons et fruits rouges uniquement. …en farine j’utilise celles de coco de lin et de soja. Je fais les yaourts soja maison et nous ne mangeons plus de pain car le pain cetogene energus 10 est difficile à trouver chez nous donc on remplace par une wasa fibres bien beurrée au petit dej….bien sur thé tisanes. .et les laits végétaux coco amande soja..
          il existe des sites super chouettes avec des recettes cetogene à faire pour varier les menus ….l’hiver nous nous supplementons en vitamine D huileuse
          heureusement que nous avons Magali qui nous prodigue dexcellents conseils. Et ouf malgré toutes mes allergies alimentaires très nombreuses dont deux m’ont valu déjà des chocs anaphylactiques j’arrive à suivre au mieux le régime.
          Bon courage à vous et à tous….Je sais que rien n’est simple!
          A bientôt et bonne soirée
          Coco
    2. ROMANANGE /
      Bonjour, même situation = intolérances alimentaires (lait de vache, blanc d’oeuf, et même : curcuma, amandes, noisettes, tout ça testé par la médecin diététicienne). Je n’ai pas réussi à tenir ce régime, surtout sans vrai suivi et des « effets secondaires » trop importants sans compter la perte de poids qui moi ne me convient pas quand on est déjà plus que mince. Quant aux conseils de ceux à qui celà réussit, qui sont notamment sportifs : je n’en pouvais plus, surtout quant à la liste de tous les compléments à absorber quotidiennement. Je m’en tiens juste à peu de sucres notamment rapides, mais dans une solitude assez décourageante, faute d’échange avec un médecin. Ayant de plus un état de fatigue chronique et nombre d’autres problèmes (auto-immunité notamment). Peut-être devrais-je contacter cette nutritionniste, j’ai besoin d’un appui objectif, régulier et sérieux, tout en continuant le suivi hospitalier, dont je ne saurais me passer, l’objectivation diagnostique me semblant primordiale (même si ils sont aussi dans « leur » système mais un examen reste incontournable, je n’ai pas eu à prendre des traitements). J’ajoute que vivre son quotidien seule avec la fatigue n’aide pas à se motiver (en tous cas pas moi). Par contre si on m’annonçait une grosse mauvaise nouvelle, j’essaierais quelque chose, le régime ou autre. Bon je ne veux pas décourager les autres, mais il n’y aura pas pour moi « d’orgie » de crème fraiche… (beurk). Je trouve l’article et l’entretien plutôt objectifs, et les témoignages aussi c’est appréciable.
  4. Joel /
    test
  5. Clea /
    Un cas isolé ne prouve pas grand chose mais je voudrais temoigner que lors de ma rechute metastatique d’un cancer du sein, 2 mois et demi de regime cetogene (en plus des chimios et autres bien sur) ont eu raison des tumeurs. Ce qui n’etait pas medicalement attendu. Je pense que ca a beaucoup aidé meme si ca ne fait pas tout.
  6. Joanne Gandolfi /
    Mon mari suit le régime cétogène depuis 3 ans maintenant suite à un cancer de la prostate, il prend également de l’acide alpha lipoÏque et du Garcinia Cambodgia. Le taux de PSA est parfait. Tout allait très bien, mais depuis plusieurs mois il souffre de céphalées constantes. Les analyses montrent que son taux de triglycérides est beaucoup trop élevé. Pensez-vous qu’il y a un lien entre les deux? Est-ce que la suppression du fromage peut aider ou devrait-il passer à un autre régime moins stricte? Merci de bien vouloir nous répondre car mon mari s’inquiète beaucoup et ses maux de tête deviennent intolérables. Avec nos remerciements Joanne et Alain
    1. Coco /
      Bonsoir Joanne et Alain
      il vaudrait mieux consulter directement une diététicienne pour vous en assurer.
      si vous souhaitez avoir des coordonnées téléphoniques pour prendre un rdv envoyez moi un message et je vous les donnerai.
      cococazaux@orange.fr
      Bonne soirée à vous deux et bon courage!
      coco
  7. Hélène /
    Bonjour. Cet article est très intéressant. Néanmoins, j’ajoute une contre-indication : la candidose digestive. Le Candida Albicans raffole du sucre, certes, mais encore plus des cétones, et être en cétose quand on souffre d’une candidose c’est risquer qu’elle devienne systémique. Dans ce cas peut-être que la solution serait de suivre un régime le moins glucidique possible, sans toutefois entrer en cétose, ou du moins sans rester en cétose trop longtemps ?
    1. spa /
      Bonjour Hélène,
      Deux supplémentations possibles:
      1) Extrait feuilles olivier
      https://timehealth.co.uk/product/olive-leaf-extract-maximum-strength-oleuropein-50-hydroxytyrosol-20/
      2)Huile essentielles origan
      https://www.zanehellas.com/fr/product/100-pure-huile-essentielle-dorigan/
      Tu peux les commander sur Amazon.
      Produits pas onéreux et……..naturels!
      A tester…
      J F
      1. Hélène /
        Merci beaucoup de m’avoir répondu ! Origan, pau d’arco, ail, tea tree, etc. etc. Je les ai tous faits ! Ce qui fonctionne le mieux pour moi (en plus de l’éviction totale du sucre ajouté, bien sûr) c’est : éviction totale du gluten et des produits laitiers (sauf le kéfir de lait, puissant allié), limiter les fruits et certains légumes comme les champignons, limiter grandement le café et les excitants (snif, je raffole du chocolat très noir), et en parallèle prendre des antifongiques naturels et du chardon-marie pour soutenir le foie qui a du boulot ! Et alors, la révélation : le kéfir (le fruit et de lait, à faire soi-même).
        Avec tout ça, j’arrive à contenir la Bête mais je dois quand même vivre avec des symptômes chroniques et supporter des crises vraiment pas cool de temps à autre. Rien à voir avec un cancer bien sûr, mais je préférais en parler ici car pourquoi cumuler les difficultés ? Et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi le régime cétogène me détraquait et j’ai persisté, en me disant que c’était un effet détox. Et puis à force de chercher (en anglais pour multiplier les chances), j’ai fini par trouver l’explication que je suis venue donner ici, pour éviter à quelqu’un d’autre de franchir le point de non-retour avec la candidose qui, même si elle ne tue pas, peut rendre la vie infernale.
    2. malypaet /
      Les cétones sont produites par le foie à partir de lipides et injectées dans le sang. On parle ici de candidas albicans trop présents dans le tube digestif où il n’y a pas de cétones ?
      Le problème et la solution sont bien ailleurs, comme indiqué par SPA.
      Vous avez aussi l’huile de noix de coco qui permet de rééquilibrer le taux de candida albicans dans le système digestif, etc… par exemple:
      http://lacandidose.com/candida-albicans-et-traitement-naturel/
      1. Hélène /
        Merci pour votre réponse également mais le Candida est beaucoup plus sournois que ça.
        Je ne faisais que faire part de mon histoire pour éviter à d’autres des difficultés supplémentaires et parce qu’il m’a fallu du temps pour comprendre pourquoi le régime cétogène me détraquait alors que j’étais convaincue que c’était l’alimentation santé par excellence. 😉
      2. jean marc /
        la candidose l’amie des acinetobacter. L’Acinetobacter est une bacterie gram negative souvent retrouvée dans l’estomac . Elle décompose les sucres et produit des derivés du vinaigre, comme le methylacétate. Le Candida Albican, très connus pour provoquer des mycoses gynécologiques, buccales ou digestives, appréci les milieux acides et les cellules de nos muqueuses, a l’instar de l’ Acinetobacter. L’Acinetobacter se fixe sur les filaments du Candida albicans et stimule fortement sa croissance. Il se fixe aussi sur les cellules de nos muqueuses mais favorise leur mort naturelle (apoptose), ce qui fragilise nos frontières défensives et enduit, entres autres, la permeabilité intestinale.
        Curieusement, l’association Candida-Acinetobacter diminue la virulence du candida qui ne peut alors plus tuer l’hôte par septicémie. En contrepartie, une inflamation chronique et une intolerence s’instaure.
        La candidose est donc associée a une acidose, une stase gastrique et des excés de sucres. Son traitement repose sur l’eradication des Acinetobacter et sur la reduction drastique des sucres. et un bon nettoyage de bouche.
        La prise de Laetiporus sulphureus associé á des huiles essentielles. Un tres bon produits: Laetiporus OC (200mg/j) de chez DFN Cette explication est tirée du livre « Les Champignons Comestibles » Jean-Marie Samori Prefacé par Dr Donatini avec qui j’ai etudié. Pour plus de renseignements voici mon email. jmdegioanni@icloud.com ou aller sur le site de: https://clesdesante.com
  8. gisele gentric /
    Serait-il possible d’avoir une liste des diététicien-ne-s rompu-e-s au régime cétogène dans la région lyonnaise? Merci.
  9. Chantal /
    Bonjour, les informations communiquées par Magalie me paraissent très justes. Opérée pour un cancer du sein apparu en octobre 2014, j’ai suivi une radiothérapie mais j’ai refusé la chimio et l’hormonothérapie. Alors que j’étais surveillée de près, personne n’avait détecté de métastases. En janvier 2017, une métastase osseuse placée sur la voute crânienne s’est infectée. Le diagnostic d’un cancer métastasé sur les os (crâne,sternum, colonne vertébrale) a été prononcé en février 2017. J’ai découvert le régime cétogène en avril 2017. J’ai été traitée d’abord sous fulvestrant dès avril . Conjointement j’ai débuté le régime cétogène. Dès la deuxième semaine j’ai ressenti une grande énergie physique. Je n’ai plus aucune douleur osseuse. Je vis normalement. Je travaille. Je fais du footing 2 à 3 fois par semaine.Professionnellement personne ne sait mes problèmes de santé. Je pratique ce type d’alimentation jusqu’à aujourd’hui. Je ne le vis pas comme une contrainte mais comme un bienfait. Les métastases sont stoppées depuis mai 2017. Depuis mai 2018 je suis sous Palciclib+Létrozole. Les marqueurs baissent depuis septembre 2018. Bien évidemment, il faut associer le régime cétogène aux médicaments administrés par l’oncologue (qui ne veut pas entendre parler de ce régime). Que mon témoignage puisse encourager d’autres patients à suivre ce chemin du régime cétogène.
  10. Inoxydable /
    Magali Walkowicx a raison pour l’essentiel saut pour le Cholestérol . Il est nécessaire aux cellules de l’organisme et un CHO trop bas est un mauvais pronostic. Toutes les études indépendantes sur ce sujet et l’abomination des statines le démontrent depuis 2005. Année où on a obligé l’industrie pharmaceutique à publier leurs études brutes… ce qu’ils refusent, trop de conflits d’intérêts.
    Pour en savoir plus lisez le livre du Docteur Michle de Lorgeril pour faire une idée :
    Amazon.fr – L’Horrible vérité sur les médicaments …
    http://www.amazon.fr › … › Personnages scientifiques
    ou regardez et écoutez sur YouTube :
    L’horrible vérité sur les médicaments – Michel de Lorgeril …
    https://www.youtube.com/watch?v=52qX5AZy22o
    Faites vous votre propre opinion et ne gobez pas la propagande de Bigpharma.
    Signé : Un ancien utilisateur intoxiqué gravement aux Statines.
  11. Corine /
    Oui complètement d’accord avec Magali sur l’amélioration de la qualité de vie avec l’alimentation cétogène en cas de cancer. Après Chimio la récupération physique est rapide. Perso je me régale et j’ai un appétit féroce. Le moral reste bon.
    Après l’efficacité directe sur mon cancer du colon stade 4 je ne sais pas
    Mais indirectement cette alimentation cétogène a forcément un impact sur le cancer car si on récupère plus vite des Chimios si le ‘moral est bon et bien c’est tout gagnant en tout cas pour prolonger la vie dans de bonnes conditions.
    Je le dis et redit en oncologie ça a beaucoup de mal à passer.
    C est vrai qu’il est important de de faire suivre en tout cas au départ ça rassure et ça permet de réajuster l’alimentation si nécessaire.
    Merci pour cet article qui est très juste sur tous les points de vue
    Merci
    Corine
  12. CassisFramboise /
    Bonjour, atteinte d’un myélome découvert en phase agressive, j’ai été soignée avec chimiothérapie et auto-greffe de moelle osseuse. Je rechutais un an et demi après. Pour enrayer la rechute un médecin m’a mise au régime cétogène hypotoxique, j’insiste bien sur l’hypotoxique. La rechute a été enrayée et depuis les marqueurs sont dans les normes. Même pas besoin de traitement que je garde sous le coude en cas de difficulté.
  13. Coco /
    Mon ami et moi suivons le régime cetogene sous le suivi de Magali.
    Outre les effets thérapeutiques, c’est un régal ! Surtout le petit dejeuner qui est devenu un réel repas et pour nous l’un des meilleurs moments de la journée.
    En dehors de celà, il est difficile de faire admettre à l’entourage aux copains les méfaits de trop de glucides sur la santé et souvent ils ne sont pas en symbiose avec nous, voulant nous proposer des produits à proscrire. Depuis peu, certains font des efforts quand nous sommes invités pour nous proposer des aliments cetos….à force de parler, d’expliquer. ….
    Merci énormément Magali pour votre écoute et votre disponibilité.
    Bonne soirée à tous
    Coco
  14. Gilles MEYER /
    Bonjour
    En complement ne peut (doit) on pas prendre en compte les travaux du dr Hamer ou l approche du dr Jean PIerre Thomas Lamotte qui font reference au cause du déclenchement du cancer (choc émotionnel ou psychologique)?
    Meyer Gilles
    1. Coco /
      Bonsoir Gilles
      Je suis intimement persuadée que les chocs émotionnels ont un rapport avec le déclenchement de toute maladie métabolique.
      Ma maman avait déclenché sa maladie neurodégénérative (PSP) juste quelques mois après le décès de papa parti en trois mois d’un cancer…..elle a pris le fauteuil roulant (évolution de sa maladie ) quelques jours après le décès de ma tatie (sa sœur ) emportée elle aussi par un cancer en trois mois…..Je lui ai caché le cancer de ma cousine (sa filleule) emportée elle aussi en trois mois afin de lui permettre de vivre le temps qui lui restait dans le plus de « sérénité » possible. ….
      donc vue mon expérience oui j’en suis sûre….
      maintenant pour moi il faudrait qu’on essaye tous le lâcher prise plus souvent et la zenitude….j’essaye mais ce n’est pas simple tous les jours car la vie dans notre société est difficile.
      Bonne soirée à vous
      coco

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