• Régime Cétogène : vive le gras ?

    Publié dans ROSE octobre 2017

    Attaquer les cellules cancéreuses à coups d’avocat et d’huile de coco ? C’est l’objectif du régime cétogène, auquel l’institut Gustave-Roussy vient de consacrer un colloque. Enquête.

     

    Le régime cétogène serait-il le dernier régime miracle ?

    En tout cas, cette diète très riche en gras et  pauvre en sucre – carburant des cellules cancéreuses – suscite beaucoup d’intérêt. Au point que le Pr Ulrike Kämmerer, du CHU de Würtzburg, en Allemagne, a coécrit avec les Drs Christina Schlatterer et Gerd Knoll Le Régime cétogène contre le cancer (Thierry Souccar Éditions).

    Magali Walkowicz, nutritionniste près de Toulouse et auteure de Céto Cuisine, en explique l’idée : comme les cellules cancéreuses consommeraient dix fois plus de glucose qu’un tissu sain, on leur « ferme le robinet ». Mais, en contrepartie, on fournit à l’organisme 80 % de lipides. Pourquoi des lipides ? Parce que, s’il est privé de sucre, le corps se tourne naturellement vers la graisse, que le foie transforme en corps cétoniques, une source d’énergie transportée par le sang.

    Un pari qui se veut gagnant-gagnant : les cellules cancéreuses seraient privées de leur alimentation préférée et le patient ne manquerait pas d’énergies. «Comme le jeûne, la diète cétogène diminue la croissance des cellules cancéreuses et potentialise les effets de la chimiothérapie, confirme Magali Walkowicz. Mais elle n’engendre ni fonte musculaire, ni fatigue car il y a une prise alimentaire intégrant un apport de protéines, nécessaires au maintien de la masse maigre. » 

    « Associée à une activité physique régulière, c’est même aujourd’hui l’une des meilleures stratégies contre le cancer, ajoute carrément le Pr Ulrike Kämmerer. En Allemagne, de nombreux patients suivent déjà ce type de régime en accompagnement de leurs traitements médicaux. » 

    En France, certains hôpitaux, comme le CHU de Hautepierre, à Strasbourg, et l’hôpital Necker-Enfants Malades, à Paris, y ont également recours, mais pour soigner les enfants épileptiques. « Ce pourrait aussi être une approche en cancérologie, reconnaît le Dr Suzette Delaloge, responsable du comité de pathologie mammaire à l’institut Gustave-Roussy. Mais dans quels cas, on ne sait pas encore bien. Pour l’instant, les données dont nous disposons ne suffisent pas pour évaluer l’impact de ce régime sur la maladie et sur la qualité de vie. » 

    ENCADREMENT MÉDICAL

    Néanmoins, la piste du régime cétogène semble suffisamment sérieuse pour avoir fait l’objet d’un colloque à Gustave-Roussy en septembre.

    À l’origine de cette grand-messe de la nutrition, un patient, Jean-Jacques Trochon. Soigné pour un cancer du rein très agressif en 2003, puis victime d’une récidive en 2012 (avec 26 nodules dans les poumons), ce pilote d’Airbus s’estime « rescapé du cancer ». Refusant un traitement de fond pourtant recommandé par son médecin, le Dr Escudier, oncologue à Gustave-Roussy, il a été traité par chirurgie. « Mais après m’être beaucoup documenté, ajoute-t-il, j’ai aussi alterné régime cétogène et jeûne, et pris de la spiruline sous forme liquide, une algue naturellement riche en vitamines et minéraux. »

    Aujourd’hui guéri, Jean-Jacques Trochon a souhaité que des chercheurs internationaux, travaillant tous sur la diète cétogène, viennent exposer leurs résultats cliniques. Car, pour l’instant, la communauté médicale, plutôt réservée, met en avant le manque de preuves. Rappelant que « 40 % des patients sont dénutris », le Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de Gustave-Roussy, estime ainsi que « ce régime n’est pas dénué de risques. En attendant les résultats des études en cours, il faut vrai- ment qu’il soit très encadré ». Ce que conforme également le Dr Delaloge.

    Lorsque ses patients envisagent de le suivre, elle ne les en dissuade pas, mais les met en garde : « Exigeant et assez difficile à tenir sur le long terme, ce régime peut poser quelques problèmes sur le plan social et, surtout, nécessite un encadrement médical. » 

    Pour l’instant, on dénombre une trentaine d’études sur le sujet. Parmi les plus avancées, Kolibri, menée à Bad Kissingen, en Allemagne, chez des femmes ayant eu un cancer du sein, et Ergo, en cours à Francfort chez des patients atteints d’une tumeur cérébrale.

    « Il est urgent de mener des études cliniques de grande ampleur, en double aveugle, pour que ce mode d’alimentation puisse se faire admettre en cancérologie, indique Jean-Jacques Trochon. C’est ce que l’on voudrait initier à Gustave-Roussy. » 

    CHANTILLY, MASCARPONE…

    En France, certains patients n’ont pas attendu d’être inclus dans une étude pour s’y mettre.

    C’est le cas de Patricia, 68 ans, qui alterne jeûne intermittent et diète cétogène. Opérée en 2015, aujourd’hui sous hormonothérapie, elle est suivie par Magali Walkowicz.

    « Au début, c’est assez déroutant, reconnaît-elle. Pour que le corps entre en cétose, il a fallu que je change radicalement mes habitudes alimentaires : mettre de l’huile de coco dans mon café, manger beaucoup de viandes grasses, très peu de glucides… Mais on s’habitue ! Je me régale maintenant avec une salade de tomates et de haricots verts, des sardines et du saumon. J’ajoute des herbes, du curcuma… En faisant attention à ce que je mange, je deviens proactive. Je le fais pour moi, en plus des traitements, pour lutter contre la maladie et contre la douleur. Car depuis que je suis ce régime, ma tendinite me fait beaucoup moins souffrir. »

    Seul bémol : « Mon mari ne s’est pas du tout céto-adapté ! » Et son équipe médicale reste vigilante. « À un moment, j’avais perdu trop de poids et mon médecin est intervenu pour que j’en reprenne, ce qui a été possible en cadrant bien le régime cétogène dans ma consultation diététique. » 

    Même démarche pour Michèle, 70 ans, suivie à la clinique Labrouste, à Paris. « J’ai eu un double cancer du sein en 2003, raconte-t-elle. Et une récidive il y a cinq ans, avec de nombreuses métastases. En cherchant ce que je pouvais faire, je suis tombée sur le livre du Dr Schwartz, Cancer. Un traitement simple et non toxique (Thierry Souccar Éditions). J’ai commencé le régime cétogène et mes marqueurs sont passés de 411 à 35 après quatre mois de chimio. Mon cancérologue était stupéfait. Je ne me suis jamais sentie mal, bien au contraire. J’ai arrêté ma chimio il y a quatre mois et je fais six heures de jardinage par jour. Alors que j’avais un léger surpoids, ce régime m’a permis de perdre 11 kg. Mes triglycérides et mon cholestérol ont baissé, alors que je mange beaucoup de chantilly et de mascarpone ! ».

    Marie, 41 ans, en rémission d’un cancer du sein hormonodépendant et elle-même médecin, suit un régime cétogène depuis quatorze mois et n’envisage pas d’arrêter. « D’autant que mon mari suit le mouvement, pour que je sois moins tentée ! En hiver, il est facile d’organiser une raclette avec des amis : pour moi, les champignons remplacent juste les pommes de terre ! Plutôt bec sucré, j’adorais croquer dans une poire, un abricot ou une nectarine. Alors, parfois, je me l’autorise. L’objectif est de tenir sur le long terme et je sais que, s’il y a trop de frustration, je tiendrai moins longtemps. ».

    Déterminée à ne pas nourrir le crabe, et convaincue du lien entre index de masse corporelle et risque de cancer du sein, Marie souhaite rester dans la maîtrise de sa maladie.

    « Si le fait de renoncer à quelques gourmandises peut m’aider à voir grandir mes enfants, je n’ai aucune hésitation. ».

    Mais pour ceux qui trouveraient quand même le régime 100 % cétogène difficile à mettre en œuvre, il existe une alternative, le régime low-carb high- fat (faible en glucides et riche en gras), plus bénéfique que l’alimentation dite saine, qui limite la plupart des graisses et fait la part belle aux glucides. C’est le credo de Catherine Malpas, naturopathe, auteure de Faites la paix avec votre assiette (Éditions de La Martinière).

    Pour le Dr Laurent Schwartz, qui poursuit les travaux du Prix Nobel de médecine Otto Warburg, « le cancer est une maladie métabolique, liée à un dysfonctionnement de la digestion cellulaire, et à la fermentation du sucre ». Actuellement, il existe plus de 30 000 publications sur le thème « métabolisme et cancer ». Autant dire qu’il n’est pas le seul à plancher sur le sujet. 

    Par Céline Dufranc 

    LA JOURNÉE TYPE DE MARIE

    PETIT DÉJEUNER : 

    1 petit avocat, 1 tisane avec 1c.à café d’huile de noix de coco, 1 yaourt grec avec des graines de sésame, quelques amandes 

    DÉJEUNER : 

    Entrée (champignons à la crème par exemple) et plat chaud (viande blanche avec sauce au roquefort, par exemple, et légumes verts) 

    COLLATION :
    1 carré de chocolat à 90 % et quelques amandes ou 1c. à café de pâte d’arachide 

    DINER : 

    Légumes agrémentés de lipides (par exemple soupe de courgettes au curry et à la crème de coco), et de la vitamine c 

    A LIRE :

    Céto Cuisine de Magali WalkoWicz, Thierry Souccar Éditions

    Vous envisagez de vous y mettre ? Après en avoir discuté avec votre oncologue, plongez-vous dans cet ouvrage.
    Au menu ? Velouté d’avocat au lait de coco, escalope panée aux noix de pécan, gratin de courgettes au mascarpone, pancakes à l’huile d’olive, tarte fraises chantilly…
    Soit 150 recettes sans pain ni pâtes pour passer rapidement en état de cétose.

    « Mais, recommande Magali Walkowicz, ne vous lancez pas toute seule car le régime cétogène doit respecter les besoins de l’organisme, qui diffèrent d’une personne à l’autre et peuvent être modifiés par certaines pathologies comme le cancer. »  

    Mis à jour le 11 oct. 2017

  • Une alimentation faible en glucides et riche en matières grasses peut stimuler le traitement ciblé contre le cancer

    L’association d’un inhibiteur PI3K et de la diète cétogène montre le potentiel d’une stratégie de contrôle de la croissance tumorale chez la souris.
    Weill Cornell Medecine le 4 juillet 2018

    NEW YORK (4 juillet 2018) — Un régime à très faible teneur en glucides et à haute teneur en matières grasses appelé régime cétogène peut améliorer l’efficacité d’une classe émergente de médicaments anticancéreux, selon une étude menée chez la souris par des chercheurs de Weill Cornell Medicine, du Columbia University Irving Medical Center et de NewYork-Presbyterian.

    Dans une étude publiée dans Nature le 4 juillet, les scientifiques fournissent une explication possible pour expliquer pourquoi les médicaments qui ciblent l’enzyme activée par l’insuline phosphatidylinositol-3 kinase (PI3K), dont les mutations ont été impliquées dans de nombreux cancers, n’ont pas donné les résultats escomptés. Et ils identifient une stratégie qui pourrait stimuler le potentiel des thérapies tueuses de tumeurs.

    « Tout médicament qui cible le PI3K peut ne pas être efficace à moins que les patients ne puissent maintenir un faible taux de sucre dans le sang grâce à un régime alimentaire ou à des médicaments « , a déclaré le Dr Lewis C. Cantley, directeur principal du Sandra and Edward Meyer Cancer Center de Weill Cornell Medicine. « Nous avons démontré que si nous maintenons l’insuline avec le régime cétogène, cela améliore considérablement l’efficacité de ces médicaments contre le cancer. »

    Certaines des mutations génétiques les plus courantes observées dans les tumeurs cancéreuses affectent PI3K. La fréquence des mutations du gène en a fait une cible attrayante pour les médicaments contre le cancer, et plus de 20 thérapies qui inhibent l’enzyme PI3K sont entrées dans des essais cliniques.

    Mais jusqu’à présent, les résultats des essais cliniques ont été décevants. Certains patients prenant ces médicaments développent des niveaux excessivement élevés de sucre dans le sang ou d’hyperglycémie. C’est souvent temporaire parce que le pancréas peut habituellement compenser en produisant plus d’insuline. Mais la glycémie de certains patients ne revient pas à la normale et ils doivent cesser de prendre les médicaments.

    « Si nous désactivons la voie PI3K, qui favorise la croissance des cellules cancéreuses, nous devrions voir une réponse clinique à ces médicaments, et nous ne le faisons tout simplement pas « , a déclaré l’auteur principal, le Dr Benjamin D. Hopkins, un associé postdoct chez Weill Cornell Medicine.

    Dans cette étude, le Dr Hopkins et ses coauteurs ont démontré que l’augmentation des taux d’insuline réactive le PI3K chez les souris atteintes de tumeurs pancréatiques traitées avec un inhibiteur du PI3K appelé Buparlisib.  « La réactivation de PI3K dans la tumeur rend le médicament relativement inefficace « , a déclaré le Dr Cantley, professeur de biologie du cancer en médecine à Weill Cornell Medicine. « Le rebondissement de l’insuline sauve la tumeur de la mort. »

    Cette observation a amené les chercheurs à se servir de la boîte à outils de l’endocrinologue pour les traitements qui aident à contrôler la glycémie et les taux d’insuline. Avec les inhibiteurs PI3K, ils ont traité les souris avec les médicaments contre le diabète – la metformine ou les inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose 2 (SGLT2) – ou le régime cétogène.

    La metformine, qui augmente la sensibilité à l’insuline, n’a pas eu beaucoup d’effet sur les pics de glucose ou d’insuline, ou sur les signaux cellulaires qui favorisent la croissance tumorale. Les inhibiteurs SGLT2, qui empêchent la réabsorption du glucose dans les reins afin qu’il soit éliminé dans l’urine, ont réduit les pics de glucose et d’insuline en réponse au traitement PI3K et réduit les signaux de croissance tumorale. Il est important de noter que le régime cétogène, qui est utilisé en clinique depuis environ quatre décennies pour contrôler les niveaux d’insuline, a fait le meilleur travail pour prévenir les pics de glucose et d’insuline et pour atténuer les signaux de croissance tumorale.

    « Le régime cétogène s’est avéré être l’approche parfaite « , a déclaré le Dr Hopkins. « Il a réduit les réserves de glycogène, de sorte que les souris n’ont pas pu libérer du glucose en réponse à l’inhibition de PI3K. Cela suggère que si vous pouvez bloquer les pics de glucose et la rétroaction insulinique subséquente, vous pouvez rendre les médicaments beaucoup plus efficaces pour contrôler la croissance du cancer ».

    « Cette étude représente une approche véritablement novatrice en matière de cancer. Depuis des décennies, nous essayons de modifier le métabolisme humain pour rendre les cellules cancéreuses plus sensibles à la chimiothérapie ou à des médicaments ciblés. Le fait que ce médicament lui-même permettait une sorte de résistance – du moins dans les modèles animaux – est une surprise totale. Nous sommes ravis d’essayer cette approche chez les humains « , a déclaré le Dr Siddhartha Mukherjee, coauteur principal, professeur agrégé de médecine au Columbia University Vagelos College of Physicians and Surgeons et oncologue au NewYork-Presbyterian/Columbia University Irving Medical Center.

    Le Dr Hopkins a mis en garde contre le fait que le régime cétogène seul n’aide pas nécessairement à contrôler la croissance du cancer et, dans certains cas, peut même être nocif. En fait, lorsque les scientifiques ont étudié l’effet du régime cétogène en l’absence d’inhibiteurs PI3K dans plusieurs cancers chez la souris, le régime cétogène a eu peu d’effet sur les tumeurs et a même accéléré la croissance de certaines leucémies.

    Les chercheurs espèrent ensuite étudier si la combinaison d’un inhibiteur PI3K intraveineux approuvé par la FDA avec le régime cétogène, spécialement préparé par des nutritionnistes, est sécuritaire et améliore les résultats pour les personnes atteintes d’un cancer du sein, d’un cancer de l’endomètre, de leucémies ou de lymphomes.

    « Nous devons nous assurer qu’il n’y a pas de toxicité imprévue « , a dit le Dr Cantley. Entre-temps, le Dr Cantley a suggéré que les chercheurs qui testent les médicaments de cette classe surveillent l’alimentation des patients afin de contrôler leur glycémie.

    Weill Cornell Medicine

    Weill Cornell Medicine s’engage à l’excellence dans les soins aux patients, la découverte scientifique et la formation des futurs médecins à New York et dans le monde entier. Les médecins et les scientifiques de Weill Cornell Medicine – professeurs du Weill Cornell Medical College, de la Weill Cornell Graduate School of Medical Sciences et de la Weill Cornell Physician Organization – sont engagés dans des soins cliniques de classe mondiale et des recherches de pointe qui relient les patients aux dernières innovations thérapeutiques et stratégies de prévention. Situé au cœur du corridor scientifique de l’Upper East Side, le puissant réseau de collaborateurs de Weill Cornell Medicine s’étend à l’université mère Cornell University ; au Qatar, où Weill Cornell Medicine-Qatar offre un diplôme médical de l’université Cornell ; et à des programmes en Tanzanie, en Haïti, au Brésil, en Autriche et en Turquie. La faculté de médecine de Weill Cornell fournit des soins complets aux patients au NewYork-Presbyterian/Weill Cornell Medical Center, au NewYork-Presbyterian Lower Manhattan Hospital, au NewYork-Presbyterian Queens et au NewYork-Presbyterian Brooklyn Methodist Hospital. Weill Cornell Medicine est également affiliée à Houston Methodist. Pour plus d’informations, visitez weill.cornell.edu.

    Centre médical Irving de l’Université Columbia

    Le Centre médical Irving de l’Université Columbia assure un leadership international dans les domaines de la recherche fondamentale, préclinique et clinique, de l’éducation médicale et des sciences de la santé et des soins aux patients. Le centre médical forme les futurs leaders et comprend le travail dévoué de nombreux médecins, scientifiques, professionnels de la santé publique, dentistes et infirmières du Collège des médecins et chirurgiens de Vagelos, de la Mailman School of Public Health, du College of Dental Medicine, de la School of Nursing, des départements biomédicaux de la Graduate School of Arts and Sciences et des centres de recherche et institutions connexes. Le Centre médical Irving de l’Université Columbia abrite la plus grande entreprise de recherche médicale de la ville et de l’État de New York et l’un des plus grands cabinets médicaux universitaires du Nord-Est. Pour plus d’informations, visitez cumc.columbia.edu ou columbiadoctors.org.

    NewYork-Presbyterian

    NewYork-Presbyterian est l’un des systèmes de soins de santé universitaires intégrés les plus complets du pays, dont les organisations se consacrent à fournir des soins et des services de la plus haute qualité et avec la plus grande compassion aux patients de la région métropolitaine de New York, à l’échelle nationale et dans le monde entier. En collaboration avec deux écoles de médecine renommées, Weill Cornell Medicine et Columbia University Vagelos College of Physicians and Surgeons, NewYork-Presbyterian est constamment reconnu comme un chef de file en éducation médicale, en recherche révolutionnaire et en soins cliniques innovateurs axés sur le patient.

    NewYork-Presbyterian compte quatre grandes divisions :

    • NewYork-Presbyterian Hospital est classé n°1 dans la région métropolitaine de New York par U.S. News and World Report et a été nommé à plusieurs reprises au tableau d’honneur des « America’s Best Hospitals ».
    • Le réseau hospitalier régional NewYork-Presbyterian Regional Hospital Network comprend les hôpitaux et autres établissements de la région métropolitaine de New York.
    • NewYork-Presbyterian Physician Services, qui met en relation les experts médicaux avec les patients dans leurs communautés.
    • NewYork-Presbyterian Community and Population Health, qui englobe les sites du réseau de soins ambulatoires et les initiatives de soins de santé communautaires, y compris NewYork Quality Care, l’Accountable Care Organization établie conjointement par le NewYork-Presbyterian Hospital, Weill Cornell Medicine et Columbia.

    Pour plus d’informations, visitez www.nyp.org et retrouvez-nous sur Facebook, Twitter et YouTube.

     

    Traduit avec www.DeepL.com/Translator

  • Témoignage de Matthieu – cancer du côlon

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

    Je souhaite témoigner des bienfaits du traitement métabolique du Docteur Schwartz.

    J’ai un cancer du côlon découvert fin novembre 2017 (tumeur côlon côté droit, avec carcinose péritonéale, nombreuses métastases dans tous les lobes et métastases osseuses).

    En décembre 2017, je commence une première chimiothérapie (irinotecan, oxaliplatine et 5FU), mi décembre les résultats de la biopsie détermine la mutation génétique BRAF agressive (ajout d’Avastin dans mon traitement chimiothérapique). Je continue mes chimios tous les 15 jours et fin février 2018 suite à mon deuxième scanner, l’Oncologue qui me suis m’annonce qu’il faut que je prépare ma famille à mon prochain départ (3 mois, 6 mois, 1 an ?), car je ne suis pas opérable.

    J’accuse le coup très dur porté à mon moral et à celui de ma femme qui est mise sous antidépresseurs et arrêtée pendant un mois. Cette annonce nous a été faite alors que je n’avais fait que 5 chimios. C’était un vendredi, le weekend je me ressaisis et consulte internet avec ma femme, qui découvre le site du Docteur Schwartz. Je décide donc de commencer le régime cétogène, de prendre de l’acide alphalipoïque, de l’hydroxycitrate et de la Metformine 1000 mg 3X par jour. Entre temps je change de structure hospitalière suite à cette annonce violente et pour laquelle aucune empathie n’a été développée à notre encontre.

    Le 3 mai 2018 je refais un nouveau scanner, donc deux mois et une semaine après le deuxième scanner et après 10 chimios, ma nouvelle Oncologue vient me voir lors de ma chimiothérapie pour m’annoncer une réduction globale de l’ensemble de mes lésions de 36%. Elle était contente de ces résultats comme nous, mais semblait étonnée aussi (car avant de changer d’hôpital, elle nous avait annoncé le même diagnostic, mais en y mettant les formes).

    Je sais que ces bons résultats font suite à la prise de ce traitement et de ceux que j’ai ajouté de moi-même (les marqueurs CA 19.9 sont passés de + de 12000 U/ml à 204 U/ml en 5 mois). À savoir : – Desmodium pour mon foie (gammas GT ont baissé d’une manière fulgurante depuis la prise de ce traitement de 3000 U/l à 480 U/l) ; – Du NU Curcuma HD de chez Nutriting; – Du Camu Camu bio de chez Naturista; – De l’huile de foie de Morue de chez Solgar; – Une cure d’Artemisine tous les deux mois (30 cachets par jour pendant 2 jours). – Je viens de commencer depuis un mois un traitement complémentaire avec du phytoplancton pur, des patchs à base de ginseng rouge + phytoplancton (ces patchs m’ont enlevé les faiblesses que j’ai dans mes genoux, poignets et supprimé les douleurs en 1h, pendant 2 jours minimum) + une poudre à base de phytoplancton, romarin, zeste d’orange, Astaxanthin, Aloe Vera, Erythritol, fibres pré-biotiques, Nutmeg, Beta Cyclodextrin en particulier.

    L’ensemble de ces traitements est relativement coûteux, mais la vie n’a pas de prix. – Tout ça pour dire que mon état s’améliore de jour en jour et que je ne suis plus fatigué, que je peux faire 2h à 3h de marche par semaine, que je peux à nouveau entretenir mon jardin, participer à des répétitions de chorale qui durent 2h et que de pouvoir chanter me fait énormément de bien. Prendre en main sa guérison, avoir des projets d’avenir, avoir la foi en Dieu et/ou en soit et croire en sa guérison, recevoir et donner de l’amour aux autres, manger bio et se reposer font aussi partie des traitements indispensables pour guérir et obtenir une rémission de sa maladie.

    Voilà, je vous souhaite à tous d’être confiants en votre guérison prochaine et il faut absolument garder le moral pour envoyer des ondes positives à votre corps. L’autosuggestion est aussi un puissant traitement.

    Matthieu.

     

  • Témoignage de Marie Jo – cancer du pancréas.

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

    Marie Jo atteinte d’un cancer du pancréas fin juillet 2013.

    Opérée et 5 jours après un A V C, je sors de la clinique en fauteuil roulant.

    J’ai toujours le côté gauche qui ne répond pas comme avant, enfin je suis heureuse de n’avoir que cela.

    À la suite, une chimio, puis on découvre que j’avais une dizaine de nodules aux poumons. C’est inopérable, mal placés, donc nouvelle chimio avec bien-sur tous les inconvénients !

    Enfin j’ai subi 4 protocoles de chimio, dont une qui ne devait pas -être pratiquée sur une personne de mon âge ! ( je paraissais assez robuste pour la supporter )

    Une autre me provoquait des malaises cardiaques soit au rinçage ou après, j’ai fait 4 malaises et vu chaque fois un cardiologue différent, (oxygène, électro etc..). Ils ne trouvaient rien d’anormal, enfin le 5° cardiologue a voulu savoir et m’a fait faire une « coro » là ils ont dit : c’est le 5 FU qui provoquait des contractions de l’aorte et oreillette gauche, j’avais aussi des paresthésies (résultats de la chimio) aux pieds, mains et intestins, que je conserve plus ou moins, j’avais les intestins en très mauvais état. Mais dernièrement Francis et mon médecin m’ont conseillé des produits et maintenant cela va mieux, il semblerait que ça revienne dans l’ordre.

    Entre 2 chimios un peu de repos afin de reprendre des forces, mais mes marqueurs remontaient inexorablement.

    Début mai 2017 je n’en peux plus, je suis à bout, et demande de voir mon oncologue, je refuse de faire la chimio et celui-ci me donne rendez-vous dans 2 mois.

    Sans les chimios je reprenais des forces, mais les marqueurs continuaient leur montée.

    Ayant pris connaissance de la conférence du Dr SCHWARTZ à St Amarin en mars 2017, et de son travail, je décide de mettre sur le site mon témoignage avec mes coordonnés, j’ai eu l’immense plaisir que le DR m’appelle : (vous avez lu mon livre vous faites ce que je conseille) je le fis sans attendre, et commence le régime cétogène fin septembre 2017 avec l’aide de mon généraliste je le contacte à nouveau.

    À partir de ce moment j’ai commencé à prendre les gouttes et très vite les marqueurs ont déchargé, puis fait une descente très rapide en oscillant parfois !

    Il faut vous dire qu’ensuite j’ai attrapé la grippe avec beaucoup de température ce qui m’a fait perdre 8 kg et toutes mes forces, maintenant je récupère les forces mais ne grossis pas encore beaucoup ! Je me maintiens ce n’est pas mal !

     

     

     

     

  • Témoignage de Daniel Maisonnave mai 2018

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

    MISE A JOUR du témoignage de 2016 

    Lors d’un scanner pour douleur abdominale, il est découvert de façon fortuite une lésion de mon rein droit. Un nouveau scanner et une IRM confirment la présence de cette lésion tissulaire suspecte qui mesure 3.5 cm.

    Le 1er juillet 2015, je subis une néphrectomie totale droite avec curage au C.H.U. de Bordeaux. Le résultat du prélèvement est sans appel :  Carcinome rénal à cellules claires de grade 3 de Fuhrman, infiltrant le tissus adipeux hilaire et mesurant 3 cm d’exérèse complète (Stade pT3a – invasion de la graisse entourant le rein).

    Mes recherches sur internet m’apprennent que selon le grade de Fuhrman, la fréquence d’apparition de métastases est d’autant plus probable que le grade tumoral est élevé. Elle est de 20 % pour le grade 3.

    Pour ce qui concerne le taux de survie à 5 ans pour un cancer de ce type et de ce grade est de 50 %

    Ce taux tombe à 10 % pour une survie à 10 ans.

    Le 25 août 2015, le C.H.U. de Bordeaux me propose un protocole à l’aveugle par soin anti-angéogènique  Antunib ou placébo . Je refuse.

    Le 2 septembre 2015, j’accepte la mise en place d’un plan de surveillance qui se résume à un scanner thoraco-abdominal-pelvien tous les 6 mois.

    Depuis cette date, j’effectue ces contrôles au Centre Hospitalier de la Côte Basque à Bayonne.

    En octobre 2015, sur les recommandations d’un ami, je rencontre le Dr Laurent Schwartz à Paris. Cet entretien me fait connaître un homme passionné par ses recherches, abordable, humain et généreux. Je décide d’entreprendre un traitement métabolique associé à un régime cétogène.

    Devant l’hostilité de mon docteur traitant, je change de médecin. Ce dernier accepte un contact téléphonique avec Laurent Schwartz. Il assure, depuis, mon suivi localement, tant en ce qui concerne le bon fonctionnement de mon rein restant (toujours en insuffisance modérée) que pour prévenir d’éventuelles répercussions du régime cétogène.

    Parallèlement, une diététicienne nutritionniste convaincue de l’utilité de ce régime, programme sa mise en place personnalisée et son suivi. Elle me prescrit, en outre, des compléments alimentaires (huile de lin, magnésium marin, vitamine B6 et Taurine, huile de Colza et vitamine D3).

    Voilà donc, mon traitement depuis bientôt trois ans.

     A ce jour, je n’ai toujours pas la moindre trace de métastase.

    Cet état de fait, associé à mon manque de moyens financiers, m’amènent à réduire la posologie recommandée habituellement pas Laurent Schwartz. C’est ainsi que j’avale tous les jours, 600 mg d’acide alpha-lipoïque et 500 mg d’hydroxycitrate.

    Je suis tout à fait conscient qu’au jour d’aujourd’hui, il n’existe pas de médicament préventif du cancer.

    Cependant, mon traitement « à minima » pris régulièrement et associé au régime cétogène ne pourrait-t-il pas retarder (ou même empêcher!) une éventuelle récidive ?…Je préfère répondre que l’avenir dira tout.

    Confronté au cancer et à ses terribles perspectives, traitement métabolique et régime cétogène me permettent, sans effet secondaire, de ne pas demeurer l’arme au pied. Je maîtrise ainsi mes angoisses et peut continuer à mener une vie normale.

    Je sais que si demain, le pire devait survenir avec l’arrivée de métastases, c’est vers Laurent Schwartz que je me tournerai.

    Laurent Schwartz à qui je veux, encore une fois, exprimer toute ma gratitude pour sa disponibilité et son écoute. Laurent Schwartz en qui j’ai toute confiance.

     

     

     

     

     

     

     

  • Le traitement métabolique du cancer est prometteur, mais il n’intéresse ni les pouvoirs publics, ni les labos

    Publié par Thierry Souccar dans Le blog de Thierry Souccar, « Amuse-gueules »  Réflexions sur la vie, la mort, et tout ce qu’il y a au milieu.

    Affamer les cellules cancéreuses ou corriger leurs défauts, c’est le but du traitement métabolique. Mais les études tardent à venir, par manque de moyens et de volonté politique.

    L’approche métabolique du cancer, qui fait appel à un simple régime alimentaire et/ou une association de compléments alimentaires et de médicaments peu toxiques, mobilise un nombre croissant de chercheurs et de médecins en Europe comme aux Etats-Unis. Après de nombreux travaux chez l’animal, le moment est venu de mener des études chez l’homme. Mais, hormis en Allemagne, les financements manquent car les pouvoirs publics et les laboratoires s’en désintéressent.

    Le cancer peut en effet être vu comme une maladie métabolique, à la suite des travaux du Prix Nobel Otto Warburg – ce qu’on appelle l’effet Warburg.

    Warburg a constaté que pour se procurer de l’énergie, nécessaire à leur prolifération, de nombreuses cellules cancéreuses n’utilisent pas le métabolisme aérobie comme les cellules saines. Le métabolisme aérobie, c’est la combustion du glucose dans la mitochondrie en présence d’oxygène pour produire de l’ATP.

    Au contraire, les cellules cancéreuses, parce que leur mitochondrie est probablement altérée, utilisent une autre voie métabolique – la glycolyse, qui catabolise le glucose sans oxydation. La glycolyse produit au final peu d’énergie : 2 ATP par molécule de glucose, alors qu’avec la respiration cellulaire, 1 glucose fournit 32 molécules d’ATP. Pour cette raison, la plupart des cellules cancéreuses sont dévoreuses de glucose. Ce constat inspire deux grandes stratégies thérapeutiques pour aider les patients à lutter contre le cancer (de pair avec les traitements classiques) : réduire le glucose disponible, et/ou relancer la respiration mitochondriale des cellules pour ralentir leur croissance.

    Aux États-Unis, le Dr Richard Feinman veut réunir des fonds pour expérimenter dans un essai clinique les effets d’un régime alimentaire cétogène (pauvre en glucides, riche en graisses). Il avait mené une étude pilote de 28 jours, sur 10 volontaires, en 2012. Les patients ayant obtenu avec ce régime le niveau le plus élevé de cétose avaient connu une stabilité voire une rémission de leurs cancers, alors que les tumeurs avaient progressé chez ceux dont la cétose était moins importante. Mais une demande de financement public pour conduire un essai sur 65 volontaires a été rejetée par les autorités sanitaires américaines. Le Dr Feinman en appelle au grand public.

    En France, le Dr Laurent Schwartz, auteur de « Cancer, un traitement simple et non toxique«  et le Pr Luc Montagnier (Prix Nobel de médecine) veulent conduire un essai clinique qui testerait deux substances naturelles, l’acide alpha-lipoïque et l’hydroxycitrate, de pair avec des médicaments qui réduisent la glycémie comme la metformine. Mais les chances de financement public sont faibles, et un site a été créé pour renseigner les malades, les rapprocher. Ultérieurement, une association devrait pouvoir réunir les fonds de donateurs. Aidons-les.

  • On a vu SUGARLAND le docu CHOC qui dénonce les SUCRES CACHÉS

     

  • Témoignage de Patrice Hervé – Cancer de la langue

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

    C’est fin octobre 2016 qu’un cancer déjà avancé de la base de la langue m’est diagnostiqué. En plus de la masse hypo pharyngée latéralisée à gauche, on trouve une adénomégalie volumineuse sous l’oreille gauche.

    Les rendez-vous pour affiner le diagnostic s’enchaînent assez bien et une 1ère chimiothérapie de 5 jours consécutifs est programmée pour le 19 décembre 2016.

    Ne pouvant rester inactifs en attendant, mon épouse qui suit la page « guerir.org » tombe sur un article concernant le régime cétogène. L’article renvoie au livre « le régime cétogène contre cancer » aux éditions Thierry Souccar.

    Sans attendre, le livre est commandé et je suis séduit d’emblée par la logique qui a animé les médecins qui l’ont co-écrit.

    Je me lance immédiatement dans la mise en œuvre du régime cétogène et j’élabore rapidement un petit logiciel sur Excel me permettant d’équilibrer le rapport PLG (protides, lipides, glucides) par 24 heures.

    Au bout de quelques jours je suis en cétose ; cela fonctionne !

    Arrive bientôt le 19 décembre, et je fais déjà le constat que la masse sous l’oreille a diminué.

    Le protocole établi a été le suivant (CHU Caen/Centre Baclesse à Caen) :

    • 3 chimiothérapies de 5 jours consécutifs
    • 35 séances de radiothérapie

    Après ma 1ère chimiothérapie, alors que j’étais vraiment mal en point, je suis allé à un rendez-vous chez une thérapeute pratiquant l’E.F.T (Emotionnal Freedom Technics) ; et au retour je me suis mis à écrire…..Cela a donné un livre «  A Gorge nouée » (éditions lulu.com) sorti d’un jet : 3 semaines d’écriture……

    Le parcours a été semé d’embûches, notamment deux hémorragies de la tumeur, dont la seconde qui m’a valu une embolisation de la langue (obstruction des artères arrivant à la langue), intervention très pénible.

    En février 2017, j’ai dû commencer à me nourrir par sonde du fait de la mucite récurrente et des incidences liées à la localisation de la tumeur, à savoir au fond de la bouche, sur le trajet de la nourriture. Deux hospitalisations ont été nécessaires du fait d’aplasies fiévreuses.

    Arrivé à près de 30 séances de radiothérapie, j’ai eu le cou si brûlé qu’une hospitalisation a été de nouveau nécessaire avec interruption des séances durant 15 jours.

    Néanmoins, je n’éprouvais pas de douleurs liées aux brûlures car j’avais sollicité l’aide d’une personne pratiquant des soins à distance (« coupeur de feu »)

    J’ai fait le régime cétogène sans faillir jusqu’à la pose de la sonde gastrique et même pendant les hospitalisations car mon épouse m’apportait les aliments nécessaires au quotidien dans une glacière.

    C’est seulement durant le temps où j’ai eu la sonde que j’ai dû l’interrompre, à mon grand regret.

    Mais dès que j’ai pu me réalimenter, vers la mi-avril 2017, j’ai repris le régime cétogène, car j’étais tout à fait convaincu de la synergie formidable qu’il opérait avec la chimiothérapie et la radiothérapie.

    En dehors des effets secondaires des traitements qui ont pu m’atteindre à certains moments (aplasies, mucite, brûlures au second degré) je peux témoigner du fait que je suis resté debout et que j’ai gardé une assez bonne énergie tout au long du parcours.

    J’ai également accompagné la mise en œuvre du régime cétogène par la mise en route de la marche à pied. Etant en surpoids depuis des années et souffrant des genoux dès que je marchais un peu, je limitais au maximum toutes sorties à pied.

    Mais mon épouse m’a fortement incité à sortir et à recommencer à marcher. Et c’est alors que je me suis rendu compte très rapidement, que je pouvais augmenter les distances. Après seulement 15 jours de régime cétogène, mes douleurs aux genoux avaient disparu….

    J’ai continué à marcher autant que j’ai pu le faire, entre les hospitalisations, et quand je m’en sentais capable. C’était un effet tout à fait inattendu du régime cétogène.

    J’ai informé le personnel médical de ma démarche. J’ai pu constater que personne ne connaissait le régime cétogène et son apport dans le cancer. J’ai eu au mieux une écoute bienveillante, au pire une parfaite indifférence du corps médical. Mais personne ne m’a empêché de le faire…Certains personnels soignants (infirmières, aides-soignantes) s’y sont intéressés néanmoins et j’ai toujours eu l’entière possibilité de compléter les menus proposés à l’hôpital par des aliments cétogènes. Mon épouse est tombée des nues face à l’encouragement d’un médecin à boire du coca-cola pour juguler la mucite : « reprenez le contrôle de votre bouche, il faut boire du coca » !

    Mon médecin traitant a pris sa retraite pile au moment où le cancer m’a été diagnostiqué ; et je me suis retrouvé dans un certain no man’s land de ce point de vue-là. Néanmoins, j’ai sollicité l’accompagnement du  médecin traitant de mon fils handicapé, pratiquant une médecine holistique, et qui m’a également aidé par des traitements de drainage pour faciliter l’élimination des produits de chimio, m’a prescrit la vitamine D, et a suivi mes analyses biologiques en lien avec le régime cétogène.

    Au cours de ces mois de traitements, j’ai demandé si une évaluation de l’état de la tumeur pouvait être réalisée à mi-chemin du protocole établi (chimiothérapie et radiothérapie) ; le corps médical n’a pas accédé à ma demande. Et pourtant, j’avais la conviction que l’alliance du régime cétogène et des traitements conventionnels boostait la régression du cancer. J’étais convaincu qu’on aurait pu alléger un peu les chimiothérapies et diminuer le nombre de séances de radiothérapie. Mais non, rien à faire, protocole et certitudes obligent.

    Fin avril 2017, consultation chez l’ORL qui me suit au CHU : elle saisit son endoscope, le temps est suspendu…..elle descend par la fosse nasale… elle observe très attentivement…. Puis elle dit : « c’est parfait, il n’y a plus rien, absolument plus rien ».

    Le scanner va ensuite confirmer ce qu’elle a vu ; je suis en rémission complète.

    Immense soulagement…. Aujourd’hui, soit en mars 2018, je vais très bien et je continue le régime cétogène. J’ai retrouvé un poids idéal et je n’ai plus aucune variation de poids. Je suis suivi tous les deux mois et pour le moment, la rémission complète est confirmée.

    J’ai témoigné de tout ce parcours dans un livre « Vivant, je suis vivant » (éditions lulu.com) et mon fils aîné vient de mettre la dernière touche à un site internet dédié à la mise en œuvre du régime cétogène, selon les principes évoqués dans le livre « le régime cétogène contre le cancer ». En effet, le logiciel Excel que j’avais élaboré ne permettait pas à tous les utilisateurs d’y accéder selon leur version d’Excel.

    Le site est gratuit, accessible sur ordinateur, tablette, smartphone et je souhaite qu’il rendre service à tous les malades qui veulent se lancer dans l’aventure du régime cétogène contre le cancer, associé aux traitements conventionnels.

    Pour y accéder suivre le lien suivant : http://cetogene.info

  • Témoignage de Bernard – Glioblastome

    Mon mari, Bernard, est âgé de 62 ans, il est marié, il a 4 enfants. Il est  chirurgien dentiste.

    Pendant les vacances du mois d’août dernier, Bernard ressent de la fatigue, un manque net d’allant, inhabituel chez lui surtout vis-à-vis de ses petits enfants.

    Le 28 août, comme prévu, il part au cabinet pour la reprise mais rapidement, dans la matinée, il m’appelle car se sent confus, incapable de travailler, d’utiliser ses instruments et outils habituels….la prise en charge se fait immédiatement avec un scanner qui met en évidence des lésions cérébrales au niveau du corps calleux et thalamique, confirmées le 30 août par l’IRM.D’après les neurochirurgiens, les lésions ressemblent fort à des images de glioblastome infiltrant dont on ne peut avoir confirmation que par la biopsie mais leur discours est cependant net : « Il s’agit de tumeurs au pronostic très sombre », sans possibilité de chirurgie. Devant leurs paroles, se pose, pour nous, les proches de Bernard, la question même de la biopsie. Finalement celle ci sera faite le 5 septembre en région pariétale gauche. Le WE précédent la biopsie, Bernard rentre à la maison ; il voit avec un de nos enfants les tâches administratives qu’il suit habituellement. La veille de la biopsie, le neurochirurgien, en charge de Bernard est venu nous présenter clairement la situation, son discours est aussi sombre…parle de glioblastome infiltrant, sans acte chirurgical envisageable ; seraient possibles : radiothérapie et chimiothérapie. De toute façon, rien n’est possible sans la biopsie…geste non anodin mais habituel et obligatoire…

    Bien sûr que la tristesse nous envahit ; l’un et l’autre traduisons que notre route commune arrive à sa fin…Finalement, je me mets en mode combat et espérance… Protéger Bernard, l’entourer de douceur et de tendresse…vivre heure après heure ces journées d’attente à l’hôpital…ne pas se laisser envahir par l’inutile et toujours privilégier ma relation à Bernard…

    Bernard aura donc, comme prévu, la biopsie le 5 septembre et rentrera à la maison le lendemain,  6 septembre. Un de mes neveux, mathématicien chercheur a travaillé avec Docteur Laurent Schwartz, radiothérapeute chercheur et me parle du traitement métabolique et du chlorite de sodium. Je me documente, lis le dernier livre de ce chercheur, écoute ses conférences, lis les témoignages de patients qui ont ajouté ses thérapeutiques aux protocoles habituels, comme le conseille Docteur Schwartz. Dès le 11 septembre, nous commençons à petits pas le régime cétogène puis la prise des compléments alimentaires, hydroxycitrate et acide alpha lipoïque le 15 septembre. De toute façon, qu’avons-nous à perdre puisque nos spécialistes ne nous promettent aucun avenir.

    Parallèlement, il faut assurer la continuité du cabinet de Bernard. Ses consœur et confrères nous aiderons…trouver un remplaçant… puis mettre en route la vente même…puisqu’un acquéreur se présente…ce qui oblige à une demande de protection juridique…tout se mettra en route en même temps que la confusion de Bernard augmente.

    Le 10 septembre, les troubles du langage apparaissent, le 13 septembre, j’écris : « L’état de Bernard s’aggrave, il est de plus en plus confus, se perd dans la maison, dans les dates… ». Le 21 septembre : « Bernard se dégrade très vite avec négligence de l’hémicorps droit obligeant ce jour aide à l’habillage et même à l’alimentation ». Ce même jour, nous abandonnons notre chambre à l’étage pour nous installer au RDC, la descente et la montée des escaliers devenant  dangereuses. Il va oublier qu’il est chirurgien dentiste, perdra la lecture, l’écriture, l’utilisation de son téléphone, confondra la génération de ses enfants et petits enfants ; le prénom de chacun sera retrouvé avec difficultés ; il me demandera si je suis sa femme… le tsunami avance à grands pas sauvagement…

    Le 18 septembre, le couperet tombe définitivement : le neurochirurgien nous annonce qu’il s’agit bien d’un glioblastome multi focal, infiltrant interdisant donc la chirurgie mais aussi la radiothérapie. L’indication est celle de la chimiothérapie par Témodal, par cure de 5 jours toutes les 4 semaines. Nous commençons ce traitement le 26 septembre. Un autre spécialiste nous précisera que l’IRM retrouve une atteinte diffuse du corps calleux pariétal gauche thalamique droit avec un volume tumoral important  tout à fait évocatrice d’une gliomatose.

    Quelle évolution ? :

    Le 2 et 5 octobre, j’écris : l’état de Bernard semble se stabiliser : ses gestes sont plus précis ; par exemple, il ne trempe plus ses doigts dans le verre mais le saisit directement ; quand il se déplace, il heurte beaucoup moins les éléments sur sa droite…il a oublié que son état de confusion était lié à cette pathologie cérébrale, chaque matin, je suis obligée de refaire l’historique ; il arrive à dire qu’il est dentiste…il a honte de son état et ne veut pas voir les gens ; cependant quand des amis arrivent, il les reconnaît et les reçoit chaleureusement en s’excusant de son état.

    La semaine du  16 octobre, nous avons nos petits enfants de Hollande à la maison, chaque matin, je suis obligée de le lui rappeler mais  Bernard est beaucoup moins triste, il prend les petits dans ses bras, ce qu’il ne pouvait pas faire le 1er octobre. Il est moins maladroit, capable d’enchainer certaines actions comme faire sa toilette seul (il trouve la salle d’eau, dispose le tapis de bain et se lave sans mon intervention), il est autonome pour s’habiller et pour manger. Un jour de cette semaine, il réussit à lire un titre du journal pour la plus grande joie de notre fille.

    La semaine suivante, ce sont nos petits enfants de Cherbourg qui dorment à la maison. Je suis toujours obligée de l’accompagner pour aller aux toilettes la nuit. Mais lorsqu’il passe devant l’escalier, il se souvient que les petits sont là. Il s’en inquiète et espère qu’ils dorment bien.

    Le 24 octobre j’écris : «  Bernard est plus présent, il participe aux discussions de la vente de son cabinet de manière très avertie.. »

    Tout au cours des mois de novembre et décembre, nous retenons notre respiration, nous n’osons rien dire mais guettons les progrès…l’écriture, la lecture, l’utilisation du téléphone, de l’ordinateur…puis la reprise de dossiers mis de côté comme celui de la voiture et puis bien sûr le cabinet. La date de la vente étant fixée au 29 décembre, nous nous rendons, à sa demande au cabinet le WE pour  la comptabilité que Bernard mettra complètement à jour tout au long du mois de janvier 2018.

    Qu’est ce qui permet cette évolution inespérée le 30 août ?

    La chimio seule ? Le traitement métabolique avec régime cétogène ? le chlorite de sodium ? L’union des 3 ? Personne ne peut affirmer quoique ce soit …Que sera demain ? Personne ne peut le dire bien évidemment… Ce que nous pouvons dire :

    • Le 28 août le diagnostic sombre été posé sans espoir d’amélioration
    • Actuellement Bernard va cliniquement bien. Il a refait toute la comptabilité 2017 du cabinet, Il reprend ses activités sportives .Nous revenons d’une semaine de vacances à la montagne où il a pratiqué le ski pendant 6 jours.
    • Notre plus grand désir : que chaque personne atteinte d’un glioblastome ou autre cancer, ne se contente pas des thérapeutiques conventionnelles proposées mais élargisse l’éventail en cherchant, s’informant, se documentant et trouve des médecins, comme docteur Schwartz qui sauront allumer l’étincelle d’Espérance qu’il leur faudra entretenir…
    • Nous continuons ce que nous avons commencé et nous pouvons simplement dire : MERCI
  • Témoignage d’Alain Duval – Cancer de l’estomac

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.
     
    Alain Duval raconte comment il soigne son cancer de l’estomac avec le traitement métabolique du Dr Schwartz et le régime cétogène.