• Le traitement métabolique du cancer est prometteur, mais il n’intéresse ni les pouvoirs publics, ni les labos

    Publié par Thierry Souccar dans Le blog de Thierry Souccar, « Amuse-gueules »  Réflexions sur la vie, la mort, et tout ce qu’il y a au milieu.

    Affamer les cellules cancéreuses ou corriger leurs défauts, c’est le but du traitement métabolique. Mais les études tardent à venir, par manque de moyens et de volonté politique.

    L’approche métabolique du cancer, qui fait appel à un simple régime alimentaire et/ou une association de compléments alimentaires et de médicaments peu toxiques, mobilise un nombre croissant de chercheurs et de médecins en Europe comme aux Etats-Unis. Après de nombreux travaux chez l’animal, le moment est venu de mener des études chez l’homme. Mais, hormis en Allemagne, les financements manquent car les pouvoirs publics et les laboratoires s’en désintéressent.

    Le cancer peut en effet être vu comme une maladie métabolique, à la suite des travaux du Prix Nobel Otto Warburg – ce qu’on appelle l’effet Warburg.

    Warburg a constaté que pour se procurer de l’énergie, nécessaire à leur prolifération, de nombreuses cellules cancéreuses n’utilisent pas le métabolisme aérobie comme les cellules saines. Le métabolisme aérobie, c’est la combustion du glucose dans la mitochondrie en présence d’oxygène pour produire de l’ATP.

    Au contraire, les cellules cancéreuses, parce que leur mitochondrie est probablement altérée, utilisent une autre voie métabolique – la glycolyse, qui catabolise le glucose sans oxydation. La glycolyse produit au final peu d’énergie : 2 ATP par molécule de glucose, alors qu’avec la respiration cellulaire, 1 glucose fournit 32 molécules d’ATP. Pour cette raison, la plupart des cellules cancéreuses sont dévoreuses de glucose. Ce constat inspire deux grandes stratégies thérapeutiques pour aider les patients à lutter contre le cancer (de pair avec les traitements classiques) : réduire le glucose disponible, et/ou relancer la respiration mitochondriale des cellules pour ralentir leur croissance.

    Aux États-Unis, le Dr Richard Feinman veut réunir des fonds pour expérimenter dans un essai clinique les effets d’un régime alimentaire cétogène (pauvre en glucides, riche en graisses). Il avait mené une étude pilote de 28 jours, sur 10 volontaires, en 2012. Les patients ayant obtenu avec ce régime le niveau le plus élevé de cétose avaient connu une stabilité voire une rémission de leurs cancers, alors que les tumeurs avaient progressé chez ceux dont la cétose était moins importante. Mais une demande de financement public pour conduire un essai sur 65 volontaires a été rejetée par les autorités sanitaires américaines. Le Dr Feinman en appelle au grand public.

    En France, le Dr Laurent Schwartz, auteur de « Cancer, un traitement simple et non toxique«  et le Pr Luc Montagnier (Prix Nobel de médecine) veulent conduire un essai clinique qui testerait deux substances naturelles, l’acide alpha-lipoïque et l’hydroxycitrate, de pair avec des médicaments qui réduisent la glycémie comme la metformine. Mais les chances de financement public sont faibles, et un site a été créé pour renseigner les malades, les rapprocher. Ultérieurement, une association devrait pouvoir réunir les fonds de donateurs. Aidons-les.

  • On a vu SUGARLAND le docu CHOC qui dénonce les SUCRES CACHÉS

     

  • Témoignage de Patrice Hervé – Cancer de la langue

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

    C’est fin octobre 2016 qu’un cancer déjà avancé de la base de la langue m’est diagnostiqué. En plus de la masse hypo pharyngée latéralisée à gauche, on trouve une adénomégalie volumineuse sous l’oreille gauche.

    Les rendez-vous pour affiner le diagnostic s’enchaînent assez bien et une 1ère chimiothérapie de 5 jours consécutifs est programmée pour le 19 décembre 2016.

    Ne pouvant rester inactifs en attendant, mon épouse qui suit la page « guerir.org » tombe sur un article concernant le régime cétogène. L’article renvoie au livre « le régime cétogène contre cancer » aux éditions Thierry Souccar.

    Sans attendre, le livre est commandé et je suis séduit d’emblée par la logique qui a animé les médecins qui l’ont co-écrit.

    Je me lance immédiatement dans la mise en œuvre du régime cétogène et j’élabore rapidement un petit logiciel sur Excel me permettant d’équilibrer le rapport PLG (protides, lipides, glucides) par 24 heures.

    Au bout de quelques jours je suis en cétose ; cela fonctionne !

    Arrive bientôt le 19 décembre, et je fais déjà le constat que la masse sous l’oreille a diminué.

    Le protocole établi a été le suivant (CHU Caen/Centre Baclesse à Caen) :

    • 3 chimiothérapies de 5 jours consécutifs
    • 35 séances de radiothérapie

    Après ma 1ère chimiothérapie, alors que j’étais vraiment mal en point, je suis allé à un rendez-vous chez une thérapeute pratiquant l’E.F.T (Emotionnal Freedom Technics) ; et au retour je me suis mis à écrire…..Cela a donné un livre «  A Gorge nouée » (éditions lulu.com) sorti d’un jet : 3 semaines d’écriture……

    Le parcours a été semé d’embûches, notamment deux hémorragies de la tumeur, dont la seconde qui m’a valu une embolisation de la langue (obstruction des artères arrivant à la langue), intervention très pénible.

    En février 2017, j’ai dû commencer à me nourrir par sonde du fait de la mucite récurrente et des incidences liées à la localisation de la tumeur, à savoir au fond de la bouche, sur le trajet de la nourriture. Deux hospitalisations ont été nécessaires du fait d’aplasies fiévreuses.

    Arrivé à près de 30 séances de radiothérapie, j’ai eu le cou si brûlé qu’une hospitalisation a été de nouveau nécessaire avec interruption des séances durant 15 jours.

    Néanmoins, je n’éprouvais pas de douleurs liées aux brûlures car j’avais sollicité l’aide d’une personne pratiquant des soins à distance (« coupeur de feu »)

    J’ai fait le régime cétogène sans faillir jusqu’à la pose de la sonde gastrique et même pendant les hospitalisations car mon épouse m’apportait les aliments nécessaires au quotidien dans une glacière.

    C’est seulement durant le temps où j’ai eu la sonde que j’ai dû l’interrompre, à mon grand regret.

    Mais dès que j’ai pu me réalimenter, vers la mi-avril 2017, j’ai repris le régime cétogène, car j’étais tout à fait convaincu de la synergie formidable qu’il opérait avec la chimiothérapie et la radiothérapie.

    En dehors des effets secondaires des traitements qui ont pu m’atteindre à certains moments (aplasies, mucite, brûlures au second degré) je peux témoigner du fait que je suis resté debout et que j’ai gardé une assez bonne énergie tout au long du parcours.

    J’ai également accompagné la mise en œuvre du régime cétogène par la mise en route de la marche à pied. Etant en surpoids depuis des années et souffrant des genoux dès que je marchais un peu, je limitais au maximum toutes sorties à pied.

    Mais mon épouse m’a fortement incité à sortir et à recommencer à marcher. Et c’est alors que je me suis rendu compte très rapidement, que je pouvais augmenter les distances. Après seulement 15 jours de régime cétogène, mes douleurs aux genoux avaient disparu….

    J’ai continué à marcher autant que j’ai pu le faire, entre les hospitalisations, et quand je m’en sentais capable. C’était un effet tout à fait inattendu du régime cétogène.

    J’ai informé le personnel médical de ma démarche. J’ai pu constater que personne ne connaissait le régime cétogène et son apport dans le cancer. J’ai eu au mieux une écoute bienveillante, au pire une parfaite indifférence du corps médical. Mais personne ne m’a empêché de le faire…Certains personnels soignants (infirmières, aides-soignantes) s’y sont intéressés néanmoins et j’ai toujours eu l’entière possibilité de compléter les menus proposés à l’hôpital par des aliments cétogènes. Mon épouse est tombée des nues face à l’encouragement d’un médecin à boire du coca-cola pour juguler la mucite : « reprenez le contrôle de votre bouche, il faut boire du coca » !

    Mon médecin traitant a pris sa retraite pile au moment où le cancer m’a été diagnostiqué ; et je me suis retrouvé dans un certain no man’s land de ce point de vue-là. Néanmoins, j’ai sollicité l’accompagnement du  médecin traitant de mon fils handicapé, pratiquant une médecine holistique, et qui m’a également aidé par des traitements de drainage pour faciliter l’élimination des produits de chimio, m’a prescrit la vitamine D, et a suivi mes analyses biologiques en lien avec le régime cétogène.

    Au cours de ces mois de traitements, j’ai demandé si une évaluation de l’état de la tumeur pouvait être réalisée à mi-chemin du protocole établi (chimiothérapie et radiothérapie) ; le corps médical n’a pas accédé à ma demande. Et pourtant, j’avais la conviction que l’alliance du régime cétogène et des traitements conventionnels boostait la régression du cancer. J’étais convaincu qu’on aurait pu alléger un peu les chimiothérapies et diminuer le nombre de séances de radiothérapie. Mais non, rien à faire, protocole et certitudes obligent.

    Fin avril 2017, consultation chez l’ORL qui me suit au CHU : elle saisit son endoscope, le temps est suspendu…..elle descend par la fosse nasale… elle observe très attentivement…. Puis elle dit : « c’est parfait, il n’y a plus rien, absolument plus rien ».

    Le scanner va ensuite confirmer ce qu’elle a vu ; je suis en rémission complète.

    Immense soulagement…. Aujourd’hui, soit en mars 2018, je vais très bien et je continue le régime cétogène. J’ai retrouvé un poids idéal et je n’ai plus aucune variation de poids. Je suis suivi tous les deux mois et pour le moment, la rémission complète est confirmée.

    J’ai témoigné de tout ce parcours dans un livre « Vivant, je suis vivant » (éditions lulu.com) et mon fils aîné vient de mettre la dernière touche à un site internet dédié à la mise en œuvre du régime cétogène, selon les principes évoqués dans le livre « le régime cétogène contre le cancer ». En effet, le logiciel Excel que j’avais élaboré ne permettait pas à tous les utilisateurs d’y accéder selon leur version d’Excel.

    Le site est gratuit, accessible sur ordinateur, tablette, smartphone et je souhaite qu’il rendre service à tous les malades qui veulent se lancer dans l’aventure du régime cétogène contre le cancer, associé aux traitements conventionnels.

    Pour y accéder suivre le lien suivant : http://cetogene.info

  • Témoignage de Bernard – Glioblastome

    Mon mari, Bernard, est âgé de 62 ans, il est marié, il a 4 enfants. Il est  chirurgien dentiste.

    Pendant les vacances du mois d’août dernier, Bernard ressent de la fatigue, un manque net d’allant, inhabituel chez lui surtout vis-à-vis de ses petits enfants.

    Le 28 août, comme prévu, il part au cabinet pour la reprise mais rapidement, dans la matinée, il m’appelle car se sent confus, incapable de travailler, d’utiliser ses instruments et outils habituels….la prise en charge se fait immédiatement avec un scanner qui met en évidence des lésions cérébrales au niveau du corps calleux et thalamique, confirmées le 30 août par l’IRM.D’après les neurochirurgiens, les lésions ressemblent fort à des images de glioblastome infiltrant dont on ne peut avoir confirmation que par la biopsie mais leur discours est cependant net : « Il s’agit de tumeurs au pronostic très sombre », sans possibilité de chirurgie. Devant leurs paroles, se pose, pour nous, les proches de Bernard, la question même de la biopsie. Finalement celle ci sera faite le 5 septembre en région pariétale gauche. Le WE précédent la biopsie, Bernard rentre à la maison ; il voit avec un de nos enfants les tâches administratives qu’il suit habituellement. La veille de la biopsie, le neurochirurgien, en charge de Bernard est venu nous présenter clairement la situation, son discours est aussi sombre…parle de glioblastome infiltrant, sans acte chirurgical envisageable ; seraient possibles : radiothérapie et chimiothérapie. De toute façon, rien n’est possible sans la biopsie…geste non anodin mais habituel et obligatoire…

    Bien sûr que la tristesse nous envahit ; l’un et l’autre traduisons que notre route commune arrive à sa fin…Finalement, je me mets en mode combat et espérance… Protéger Bernard, l’entourer de douceur et de tendresse…vivre heure après heure ces journées d’attente à l’hôpital…ne pas se laisser envahir par l’inutile et toujours privilégier ma relation à Bernard…

    Bernard aura donc, comme prévu, la biopsie le 5 septembre et rentrera à la maison le lendemain,  6 septembre. Un de mes neveux, mathématicien chercheur a travaillé avec Docteur Laurent Schwartz, radiothérapeute chercheur et me parle du traitement métabolique et du chlorite de sodium. Je me documente, lis le dernier livre de ce chercheur, écoute ses conférences, lis les témoignages de patients qui ont ajouté ses thérapeutiques aux protocoles habituels, comme le conseille Docteur Schwartz. Dès le 11 septembre, nous commençons à petits pas le régime cétogène puis la prise des compléments alimentaires, hydroxycitrate et acide alpha lipoïque le 15 septembre. De toute façon, qu’avons-nous à perdre puisque nos spécialistes ne nous promettent aucun avenir.

    Parallèlement, il faut assurer la continuité du cabinet de Bernard. Ses consœur et confrères nous aiderons…trouver un remplaçant… puis mettre en route la vente même…puisqu’un acquéreur se présente…ce qui oblige à une demande de protection juridique…tout se mettra en route en même temps que la confusion de Bernard augmente.

    Le 10 septembre, les troubles du langage apparaissent, le 13 septembre, j’écris : « L’état de Bernard s’aggrave, il est de plus en plus confus, se perd dans la maison, dans les dates… ». Le 21 septembre : « Bernard se dégrade très vite avec négligence de l’hémicorps droit obligeant ce jour aide à l’habillage et même à l’alimentation ». Ce même jour, nous abandonnons notre chambre à l’étage pour nous installer au RDC, la descente et la montée des escaliers devenant  dangereuses. Il va oublier qu’il est chirurgien dentiste, perdra la lecture, l’écriture, l’utilisation de son téléphone, confondra la génération de ses enfants et petits enfants ; le prénom de chacun sera retrouvé avec difficultés ; il me demandera si je suis sa femme… le tsunami avance à grands pas sauvagement…

    Le 18 septembre, le couperet tombe définitivement : le neurochirurgien nous annonce qu’il s’agit bien d’un glioblastome multi focal, infiltrant interdisant donc la chirurgie mais aussi la radiothérapie. L’indication est celle de la chimiothérapie par Témodal, par cure de 5 jours toutes les 4 semaines. Nous commençons ce traitement le 26 septembre. Un autre spécialiste nous précisera que l’IRM retrouve une atteinte diffuse du corps calleux pariétal gauche thalamique droit avec un volume tumoral important  tout à fait évocatrice d’une gliomatose.

    Quelle évolution ? :

    Le 2 et 5 octobre, j’écris : l’état de Bernard semble se stabiliser : ses gestes sont plus précis ; par exemple, il ne trempe plus ses doigts dans le verre mais le saisit directement ; quand il se déplace, il heurte beaucoup moins les éléments sur sa droite…il a oublié que son état de confusion était lié à cette pathologie cérébrale, chaque matin, je suis obligée de refaire l’historique ; il arrive à dire qu’il est dentiste…il a honte de son état et ne veut pas voir les gens ; cependant quand des amis arrivent, il les reconnaît et les reçoit chaleureusement en s’excusant de son état.

    La semaine du  16 octobre, nous avons nos petits enfants de Hollande à la maison, chaque matin, je suis obligée de le lui rappeler mais  Bernard est beaucoup moins triste, il prend les petits dans ses bras, ce qu’il ne pouvait pas faire le 1er octobre. Il est moins maladroit, capable d’enchainer certaines actions comme faire sa toilette seul (il trouve la salle d’eau, dispose le tapis de bain et se lave sans mon intervention), il est autonome pour s’habiller et pour manger. Un jour de cette semaine, il réussit à lire un titre du journal pour la plus grande joie de notre fille.

    La semaine suivante, ce sont nos petits enfants de Cherbourg qui dorment à la maison. Je suis toujours obligée de l’accompagner pour aller aux toilettes la nuit. Mais lorsqu’il passe devant l’escalier, il se souvient que les petits sont là. Il s’en inquiète et espère qu’ils dorment bien.

    Le 24 octobre j’écris : «  Bernard est plus présent, il participe aux discussions de la vente de son cabinet de manière très avertie.. »

    Tout au cours des mois de novembre et décembre, nous retenons notre respiration, nous n’osons rien dire mais guettons les progrès…l’écriture, la lecture, l’utilisation du téléphone, de l’ordinateur…puis la reprise de dossiers mis de côté comme celui de la voiture et puis bien sûr le cabinet. La date de la vente étant fixée au 29 décembre, nous nous rendons, à sa demande au cabinet le WE pour  la comptabilité que Bernard mettra complètement à jour tout au long du mois de janvier 2018.

    Qu’est ce qui permet cette évolution inespérée le 30 août ?

    La chimio seule ? Le traitement métabolique avec régime cétogène ? le chlorite de sodium ? L’union des 3 ? Personne ne peut affirmer quoique ce soit …Que sera demain ? Personne ne peut le dire bien évidemment… Ce que nous pouvons dire :

    • Le 28 août le diagnostic sombre été posé sans espoir d’amélioration
    • Actuellement Bernard va cliniquement bien. Il a refait toute la comptabilité 2017 du cabinet, Il reprend ses activités sportives .Nous revenons d’une semaine de vacances à la montagne où il a pratiqué le ski pendant 6 jours.
    • Notre plus grand désir : que chaque personne atteinte d’un glioblastome ou autre cancer, ne se contente pas des thérapeutiques conventionnelles proposées mais élargisse l’éventail en cherchant, s’informant, se documentant et trouve des médecins, comme docteur Schwartz qui sauront allumer l’étincelle d’Espérance qu’il leur faudra entretenir…
    • Nous continuons ce que nous avons commencé et nous pouvons simplement dire : MERCI
  • Témoignage d’Alain Duval – Cancer de l’estomac

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.
     
    Alain Duval raconte comment il soigne son cancer de l’estomac avec le traitement métabolique du Dr Schwartz et le régime cétogène.

     

     

  • Témoignage d’Anne Amico

    Cet article relate une expérience personnelle, il ne doit en aucun cas être pris comme exemple, sans un avis et un suivi médical, chaque cas étant différent.

    Docteur,
    Je vous ai proposé mon témoignage tant je suis heureuse grâce à vous, le voici :
    J’ai bientôt 79 ans et suis invalide atteinte d’une maladie rare, évolutive et inguérissable le Tremblement Orthostatique Primaire (sans médicament) qui me bouffe la vie).

    Vous êtes pressé? Cliquez pour lire le résumé.

    Le 18 avril 2016 l’IRM et la biopsie détectent deux cancers au sein gauche.
    La préconisation est, une ablation totale du sein EN URGENCE (hôpital médecin gynéco +++tous ceux que j’ai vu.).
    À Huguenin suite à mon refus catégorique, je suis sous Anastrazole durant 6 semaines (25 mai – 10 juin) que j’abandonne, les effets secondaires étant insupportables ajoutés à ma maladie.
    Après recherche, je vois le Dr SCHWARTZ le 6 septembre 2016 qui me recommande son confrère le Dr Avetyan pour envisager une opération locale et un traitement léger et ciblé au vu d’une IRM actualisée.
    Il insiste fortement pour que je suive le régime CÉTOGÈNE, ce que j’ai fait très scrupuleusement sans prendre aucun autre médicament. (Sauf Varsatan 80).
    L’IRM est réalisée le 12 novembre 2016. Je vous laisse juger le résultat.
    Le Dr SCHWARTZ et le Dr AVETYAN tout comme la radiologue n’en revenaient pas Je ne crois a rien, encore moins aux miracles donc…
    Je fais ce résumé de bonne foi en espérant que cela serve pour les recherches qu’il a entreprises. Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

    En avril 2016 malgré une mamo parfaite l’échographie évoquait un placard mastosique à confirmer par IRM laquelle notait deux masses sein gauche de 32x16x9 et 9×5 les deux classées ACR4.
    La biopsie confirmait ACR4C ACR5 infiltrant l’un globulaire l’autre canalaire. Une ablation était préconisée au plus vite du sein gauche

    À Huguenin après des examens très complets, m’a été proposé la même chose que j’ai refusé. Ce que j’ai appris chez mon médecin traitant c’est qu’en fait il était question de l’ablation des deux seins avec leurs ganglions bien que non atteints au titre de précaution plus radiothérapie etc…

    Devant mon refus catégorique compte tenu de mon âge (79 ans) et d’un sévère handicap un tremblement orthostatique, il m’a été ordonné Arymidex et Tamoxifene que je n’ai pris que 5 semaines. Les effets secondaires sont horribles, nausées, mal partout, jambes bleues et pieds noirs, ma peau s’enlevait jusqu’au sang etc.

    D’où mes recherches sur internet, j’ai découvert les conférences du Dr Schwartz. Et pris RV le 6/9/2016. Accompagné du Dr Avetyan une nouvelle IRM était programmée. Le Dr Schwartz m’a alors conseillé un régime sans sucre en attendant ce qui serait décidé au vu du résultat.

    Le 12 novembre 2016 après ce régime l’IRM précisait TRÈS FRANCHE RÉGRESSION POUR LE PLUS GROS, LE SECOND EST MAINTENANT PUNCTIFORME. ABSENCE D’ADÉNOMÉGALIE AXILLAIRE OU MAMMAIRE INTERNE D’ALLURE ÉVOLUTIVE.

    Depuis cette date je suis toujours le régime sans sucre (quelques exceptions) sans féculents ni pain.et je passe régulièrement échographie et IRM. La dernière date du 18 janvier. Les conclusions :

    • STABILITÉ DES PRISES DE CONTRASTE SANS MASSE DU QUADRANT SUPERO INTERNE DE 10 MM ET À LA LIMITE DE LA VISIBILITÉ.
    • PAS D’ADÉNOPATHIE AXILLAIRE OU MAMMAIRE INTERNE.

    Lorsque je vois toutes les femmes mutilées avec d’atroces souffrances, des vies gâchées je pense que j’ai bien choisi et écouté le Dr Schwartz.

    Sur ses bons conseils je vais essayer le traitement métabolique durant 2 mois afin de savoir si le tremblement orthostatique primaire qui me bouffe la vie réagit.

    Encore une fois je le remercie 1000 fois.

    La Sécurité Sociale devrait aussi car elle a économisé 300 000 € (coût d’un cancer du sein).

    Avec toute ma reconnaissante et l’intérêt que vous portez au suivi de ceux qui croient en vous je vous autorise à utiliser ce témoignage, recevez mes meilleures salutations.

    Ce témoignage est fait pour servir et valoir ce que de droit.

    Anne d’AMICO

  • Pourquoi tout ce battage médiatique au sujet du régime cétogène pour le cancer?

    Par Dr. Charles Majors pour The TRUTH About CANCER

    Vous êtes pressé? Cliquez ici pour lire le résumé de l’article…

    Avantages d’un régime cétogène pour le cancer

    Des médias sociaux à YouTube, de la perte de poids à l’inversion du cancer… il semble que tout le monde parle du régime cétogène (également connu sous le nom populaire de Low Carb High Fat ou LCHF).

    Mais qu’est-ce qu’un régime cétogène? Quels sont les avantages d’un régime cétogène? Qu’est-ce qu’un régime alimentaire cétogène peut faire pour les patients cancéreux… ou est-ce que c’est tout simplement de la publicité?

    Un régime alimentaire cétogène pour le cancer (ou pour des raisons de perte de poids ou de santé) implique le maintien d’un état de cétose à jeun. Les cétones (que le corps produit une fois dans la cétose) ne sont pas seulement un carburant pour les cellules, mais aussi des molécules de signalisation. Ils font signe au corps de faire des choses étonnantes.
    Avantages d’un régime cétogène pour le cancer

    Voici quelques-uns des bienfaits pour la santé d’un régime alimentaire cétogène contre le cancer:

    1. Il aide l’organisme à commencer à exprimer de nouveaux gènes restaurateurs et guérisseurs.
    2. Il peut réduire l’inflammation (la cause sous-jacente de presque toutes les maladies)
    3. Il stimule le système immunitaire
    4. Il peut arrêter ou ralentir les maladies dégénératives.
    Taux croissants de cancer et d’autres maladies

    Vous vous demandez peut-être pourquoi il semble y avoir tant de maladies, de cancers et de maladies de nos jours comparativement au passé?

    Le corps humain a toujours traversé des périodes de jeûne, ce qui a créé un état de cétose. Cet état de cétose a contribué à guérir, régénérer et réparer les cellules, à ralentir les maladies dégénératives et à augmenter la longévité.

    Aujourd’hui, cependant, la plupart des gens ont renoncé à manger beaucoup de gras sains, des protéines modérées et un minimum d’hydrates de carbone. Au lieu de cela, ils consomment des régimes composés principalement d’hydrates de carbone (sucre), beaucoup de protéines (qui peuvent se transformer en sucre), et mangent peu ou pas de graisses saines!

    Nous sommes devenus des brûleurs de SUCRES et non des brûleurs de GRAISSES et nous utilisons toujours le métabolisme des glucides comme source d’énergie. Cette question diététique est l’une des principales raisons pour lesquelles vous voyez tant de maladies dégénératives, le cancer, les maladies cardiaques, le diabète, les accidents vasculaires cérébraux, Alzheimer, etc. Ce qui est effrayant, c’est que les statistiques s’aggravent et qu’aucun ralentissement n’est en vue!

    Qu’est-ce qu’un régime cétogène?

    Le régime cétogène implique l’élimination de la plupart des glucides du régime, en particulier le sucre ou tout ce qui se transforme en sucre. Ces hydrates de carbone sont remplacés par BEAUCOUP de graisses saines et des quantités modérées de protéines saines et de haute qualité.

    Les principaux aliments du régime cétogène (répartition des macronutriments)

    Le ratio que je recommande est d’environ 75 % de gras sains, 23 % de protéines et 2 % de glucides. (trop de protéines peuvent aussi se transformer en sucre dans le corps.)

    Les cellules saines ont la capacité de s’adapter de l’utilisation du glucose comme carburant à l’utilisation de corps cétoniques parce que leurs mitochondries ne sont pas endommagées. Les cellules cancéreuses ont endommagé les mitochondries. Par conséquent, les cellules cancéreuses ne sont pas en mesure d’utiliser les cétones comme combustible et ne peuvent utiliser le sucre que comme source de combustible, ou ce qui se transforme en sucre.

    Que sont les corps cétoniques?

    Les corps cétoniques sont trois produits biochimiques hydrosolubles différents qui sont produits comme éléments de substitution lorsque les acides gras sont décomposés par le foie pour être utilisés comme source d’énergie.

    En fait, les cellules cancéreuses détestent les cétones!

    Comme vous le savez peut-être, les cellules cancéreuses se nourrissent principalement de glucose (sucre) comme source d’énergie. Sans elle, ils deviennent plus faibles et plus sensibles. Tous les glucides se transforment en glucose (sucre) dans votre corps en quelques secondes. Les cellules cancéreuses ne peuvent pas utiliser les cétones pour leur source d’énergie et ont donc du mal à survivre si elles ne sont pas alimentées par une source constante de glucose.

    Comment démarrer un régime cétogène

    Pour commencer le régime cétogène, vous devrez acheter un glucomètre et un testeur de cétones. Avec juste une petite piqûre d’aiguille du doigt, vous connaîtrez votre taux de cétone sanguine.

    1. Commencez par faire un jeûne à l’eau seulement pendant trois jours. (Cela vous aidera à entrer plus rapidement dans la cétose)
    2. Une fois que vous commencez le régime, pensez au jeûne intermittent. (Cela vous maintiendra en cétose plus longtemps). Puis, une fois dans la cétose de façon cohérente, vous pouvez arrêter le jeûne intermittent si vous le souhaitez.
    3. Surveillez votre glycémie – essayez de maintenir un niveau de 70 mg/dl (3,9 mmol/L)
    4. Surveillez les cétones sanguines – essayez d’atteindre 3,6
    5. Faites de l’exercice à haute intensité tous les jours, surtout après le plus gros repas de la journée.

    Compléments additionnels pour votre régime cétogène

    Vous pouvez envisager d’ajouter les compléments cétoniques suivants sur une base quotidienne:

    Huile MCT (triglycéride à chaîne moyenne) – l’utilisation de l’huile MCT vous permet d’augmenter le nombre de glucides que vous pouvez manger tout en restant dans la cétose. Il est recommandé de prendre une cuillère à soupe avant vos séances d’entraînement, une cuillère à soupe dans une boisson du matin et une cuillère à soupe à chaque repas.
    Berberine – aide au métabolisme du glucose
    ALA – aide à faciliter la cétose, améliore la sensibilité à l’insuline
    Fenugrec – améliore la sensibilité à l’insuline; aide à contrôler la glycémie

    Recherche sur le cancer et les cétones

    Si vous voulez lire quelques études sur les bienfaits d’un régime cétogène, en voici trois que vous pouvez consulter:

    1. Le régime cétogène à apport calorique limité, une alternative thérapeutique efficace contre le cancer du cerveau (en anglais)
    2. L’inhibition de la croissance des cellules malignes par les corps cétoniques (en anglais)
    3. La restriction des glucides a-t-elle un rôle à jouer dans le traitement et la prévention du cancer? (en anglais)

    Remarque importante: Les patients atteints de cancer ne peuvent pas tous bénéficier d’un régime cétogène. Assurez-vous de travailler avec un médecin qualifié qui connaît bien les régimes cétogènes pour voir si vous pourriez bénéficier d’un régime alimentaire cétogène contre le cancer ou si vous devez modifier votre mode d’entrée dans la cétose. Par exemple, si vous avez reçu un diagnostic de cancer du côlon, le fait de consommer trop de viande peut être TRÈS nocif pour vous. Ou si vous avez un cancer de la vésicule biliaire ou si vous avez subi une ablation de la vésicule biliaire, la consommation de quantités élevées de gras sains peut créer plus de problèmes. Travaillez toujours avec un professionnel de la santé qualifié qui peut surveiller vos résultats.

     

    Résumé de l’article

    • Vous entendez peut-être parler de régimes cétogènes, également connus sous le nom de régimes riches en graisses et pauvres en glucides (LCHF), et vous vous demandez si ce type de régime présente des avantages pour les patients atteints de cancer.
    • L’état de cétose aide à guérir, régénérer et réparer les cellules, à ralentir les maladies dégénératives et à augmenter la longévité.
    • La plupart des gens sont devenus des brûleurs de SUCRE et non des brûleurs de GRAISSE parce qu’ils utilisent toujours le métabolisme des hydrates de carbone pour l’énergie. Avec le régime cétogène, le corps s’adapte à l’utilisation du glucose comme carburant à l’utilisation des corps cétoniques. Les cellules cancéreuses détestent les corps cétoniques.
    • Le régime cétogène implique l’élimination de la plupart des glucides du régime, en particulier le sucre ou tout ce qui se transforme en sucre. Les glucides sont remplacés par BEAUCOUP de graisses saines et des quantités modérées de protéines saines et de haute qualité.
    • Bien que le régime cétogène soit bénéfique pour de nombreux patients cancéreux, il n’est PAS un bon choix pour tous les types de cancer. Il est donc important de travailler avec un médecin qui comprend le régime cétogène et votre état de santé particulier.

    Source :  https://thetruthaboutcancer.com/ketogenic-diet-for-cancer/

  • Cancer et Sucre – Stratégie pour affamer le cancer

     
    Selon des chercheurs de l’Université de Californie, San Francisco, le sucre pose un risque pour la santé – en contribuant à environ 35 millions de décès dans le monde chaque année. La toxicité du sucre est si forte, que le sucre doit être considéré comme une substance potentiellement toxique comme l’alcool et le tabac. Les chercheurs concluent que son lien avec l’apparition du diabète justifie une réglementation répressive, comme une taxe sur tous les aliments et les boissons qui contiennent du sucre ajouté. Ils recommandent aussi l’interdiction des ventes à l’intérieur ou à proximité des écoles, ainsi qu’une mise en place de limite d’âge sur la vente de tels produits.

    Les effets néfastes du sucre ne s’arrêtent pas au diabète, syndrome métabolique, à l’hyper-ou hypoglycémie, au reflux gastrique et aux maladies cardiaques. Le sucre et le cancer forment une étreinte mortelle, et pourtant les oncologues ne parviennent pas souvent à faire le nécessaire pour empêcher les patients de nourrir leurs cancers par une alimentation sucrée.

    Pendant ce temps, beaucoup de gens parmi la médecine conventionnelle propagent la croyance que le lien entre certains types de nourriture et l’augmentation de risque de cancer est « faible » ou seulement « d’une importance théorique. » Ils croient que les recherches « reliant le cancer aux aliments ne révèlent aucun schéma médical valable. On retrouve ces attitudes superficielles dans la presse médicale – le tout sans aucune sorte de recul médical.

    Un nombre croissant de scientifiques médicaux et de nombreux praticiens alternatifs savent que la manière la plus logique, efficace, sûre, nécessaire et peu coûteuse de traiter le cancer est de couper l’approvisionnement en nourriture des tumeurs et cellules cancéreuses, en retirant le glucose pour les affamer. La stratégie thérapeutique de privation sélective des tumeurs par modification du régime alimentaire (régime cétogène) est l’une des principales formes de thérapie nécessaire pour que les patients remportent leur guerre contre la maladie.

    Commentaire : Informations additionnelles sur les bénéfices du régime cétogène

    Des chercheurs de l’Institut du Cancer de Huntsman en Utah ont été parmi les premiers à découvrir que le sucre « nourrit » les tumeurs. Selon l’étude publiée dans la revue Proceedings de la National Academy of Sciences : « Il est connu depuis 1923 que les cellules tumorales utilisent beaucoup plus de glucose que les cellules normales. Nos recherches contribuent à montrer comment le processus a lieu, et comment il pourrait être arrêté pour contrôler la croissance tumorale », explique Don Ayer, Ph.D., professeur au Département des Sciences Oncologiques à l’Université de l’Utah.

    Dr Thomas Graeber, un professeur de pharmacologie moléculaire et médicale, a étudié comment le métabolisme du glucose affecte les signaux biochimiques présents dans les cellules cancéreuses. Dans une étude publiée le 26 Juin 2012 dans la revue Molecular Systems Biology, Graeber et ses collègues démontrent que la privation de glucose – qui consiste à priver les cellules cancéreuses de glucose – active une boucle d’amplification métabolique et de signalisation conduisant à la mort des cellules cancéreuses en raison d’une accumulation toxique des radicaux libres (ROS, substances réactives contenant de l’oxygène). [1]

    Les sucres raffinés sont fortement liés au cancer, en tant que cause, mais aussi parce qu’ils nourrissent les cellules cancéreuses une fois la personne malade. – C’est ce qu’il y a de plus important à prendre en considération quand on cherche à améliorer les résultats des traitements contre le cancer. Les différents sucres si répandus dans le régime américain standard mènent directement au cancer par l’inflammation provoquée dans le corps, mais à certains endroits plus qu’à d’autres en fonction de l’individu et de sa constitution. Regardez cette vidéo et écoutez à quel point c’est simple. Une fois que les cellules cancéreuses sont établies dans le corps, elles dépendent de la disponibilité constante du glucose dans le sang pour leur énergie; elles ne peuvent pas métaboliser des quantités importantes d’acides gras ou de corps cétoniques, [2]. Donc, elles ont besoin de sucre.

    Réprimer / Retarder / Ralentir / Tuer le Cancer

    Les hydrates de carbone sont l’un des trois macronutriments – les deux autres étant les matières grasses et les protéines. Il y a des glucides simples et glucides complexes. Les glucides simples incluent les sucres naturellement présents dans les aliments comme les fruits et jus de fruits, les sodas, certains légumes, le pain blanc, riz blanc, les pâtes alimentaires, le lait et les produits laitiers, la plupart des snacks, bonbons, etc. Mais n’oublions pas les sucres simples ajoutés aux aliments pendant la transformation et l’élaboration, dont nous n’avons peut-être pas conscience. On suspecte fortement que les sucres simples puissent provoquer un cancer, suite à la réponse insulinique et aux inflammations associées à la glycation.

    Ainsi, en réduisant la quantité de sucres simples dans l’alimentation, l’émergence du cancer peut être supprimée ou retardée, la prolifération des cellules tumorales déjà existantes peut être ralentie, arrêtée et inversée, en privant les cellules cancéreuses de la nourriture dont ils ont besoin pour leur survie.

    Les Docteurs Rainer Klement et Ulrike Kammerer ont effectué un examen complet de la littérature sur les glucides et leurs effets directs et indirects sur les cellules cancéreuses, qui a été publié en octobre 2011 dans la revue Nutrition and Metabolism, concluant que les cancers sont si sensibles à l’approvisionnement en sucre que le supprimer fait disparaître le cancer [3]. Un flux et un métabolisme accru de glucose favorise plusieurs caractéristiques du cancer telles que la prolifération excessive, la signalisation anti-apoptotique, la progression du cycle cellulaire et l’angiogenèse. »

    En outre, la consommation de sucre blanc (ou quoi que ce soit de blanc/raffiné) provoque des carences en magnésium parce que le magnésium a été retiré lors du raffinage, ce qui fait du sucre le suspect numéro un du cancer, parce que les carences en magnésium sont non seulement pro-inflammatoires, mais aussi pro-cancers.

    D’autres façons de provoquer un cancer avec du sucre

    Le sirop de maïs riche en fructose (HFCS) provoque le cancer d’une manière unique, car il est en général contaminé par le mercure lors de sa fabrication. Le sirop de maïs riche en fructose provoque des carences en sélénium car le mercure se lie au sélénium et en fait chuter les niveaux. Le sélénium est essentiel à la production de glutathion et la carence de sélénium dans les sols conduit mathématiquement à des taux plus élevés de cancer. Le sélénium et le mercure sont également d’éternels amants ayant une forte affinité à se lier.

    Nous avons déjà évoqué brièvement que trop de sucre engendre des pics d’insuline, ce qui mène à l’épuisement de l’insuline. Des taux élevés d’insuline et de facteur de croissance analogue à l’insuline (IGF-1) sont nécessaires au contrôle de la glycémie résultant de l’ingestion chronique de repas riches en glucides (comme le régime alimentaire américain typique, qui est plein de féculents et de sucres). L’augmentation des niveaux d’insuline favorise l’inflammation et le cancer et peut directement favoriser la prolifération des cellules tumorales par la voie de signalisation de l’insuline/IGF-1.

    Le Dr Christine Horner a beaucoup à dire aux femmes sur le cancer du sein et l’insuline :

    Quand il s’agit de cancer du sein, l’insuline n’est pas une alliée. Une des principales raisons est que les deux cellules, celles du sein et les cellules cancéreuses portent des récepteurs insuliniques. Lorsque l’insuline se fixe à son récepteur, elle a le même effet que l’œstrogène qui s’attache à son récepteur : provoquer la division cellulaire. Plus il y a d’insuline, plus vite vos cellules mammaires se diviseront, plus vite elles se divisent, plus votre risque de cancer du sein est élevé et plus rapidement les cellules cancéreuses déjà existantes croîtront.

    Des taux élevés d’insuline peuvent être préjudiciables pour une autre raison. Ils augmentent la quantité d’œstrogène disponible pouvant se fixer aux récepteurs de l’œstrogène dans le tissu mammaire. L’insuline régule la quantité d’œstrogène disponible dans le sang qui peut se fixer aux récepteurs d’œstrogènes dans les tissus mammaires. Quand l’œstrogène circule dans le sang, il se déplace soit seul, à la recherche d’un récepteur d’œstrogène, soit avec un partenaire, un liant protéique, qui l’empêche de se lier à un récepteur d’œstrogène. L’insuline régule le nombre de liants protéiques dans le sang. Donc, plus vos niveaux d’insuline sont élevés, moins il y a de liants protéiques, et il y aura donc plus d’œstrogène libre qui sera disponible pour se fixer aux récepteurs des œstrogènes.

    En d’autres termes, quand votre taux d’insuline est en hausse, les niveaux d’œstrogènes libres sont en hausse, et les deux accélèrent la division cellulaire. C’est pourquoi les niveaux élevés d’insuline augmentent autant le risque de cancer du sein. En d’autres termes, manger du sucre augmente le risque de cancer du sein. Il porte un coup majeur à votre système immunitaire avec la force d’un boxeur.

    Le Dr Horner évoque une étude menée par la Harvard Medical School (2004) qui a constaté que les femmes qui, à l’adolescence, mangeaient des aliments glycémiques élevés conduisant à l’augmentation des niveaux de glucose dans le sang, avaient une incidence plus élevée de cancer du sein plus tard dans la vie. « Alors, encourager votre fille adolescente à réduire le sucre lui permettra de réduire son risque de cancer du sein pour le reste de sa vie », a-t-elle dit.

    Sucre, inflammation, angiogenèse et cancer

    Les sucres, avec l’inflammation et les milieux acides qu’ils produisent, sont les constituants importants de l’environnement local des tumeurs. Pour la plupart des types de cancer, les conditions inflammatoires sont présentes avant l’apparition de la malignité. L’inflammation qui couve dans des micro-environnements tumoraux a de nombreux effets favorisant les tumeurs. L’inflammation aide à la prolifération et la survie des cellules malignes, elle favorise l’angiogenèse et la métastase, pervertit les réponses immunitaires adaptatives, et altère les réponses aux hormones et aux agents chimiothérapeutiques ». [4]

    Toute la question de l’inflammation, de l’angiogenèse, du sucre et du cancer est cruciale pour comprendre les liens entre le cancer et les aliments que nous mangeons. Quand nous commençons à cibler l’inflammation et les conditions acides causées par la consommation excessive de sucres simples, y compris le fructose et le sirop de maïs à haute teneur en fructose, nous commençons à voir clairement que la nourriture et le cancer ont des liens profonds.

    En juillet 2012, un lobby américain contre le cancer a exhorté le chef des services de santé de l’US Army, de mener une large étude de l’impact des boissons sucrées sur la santé des consommateurs, en disant que ces boissons jouent un rôle majeur dans la crise d’obésité de la nation et exigent un plan d’action dans le pays. Dans une lettre au secrétaire américain à la santé Kathleen Sebelius, la Société Américaine du Cancer avait appelé à un examen complet sur les dangers du tabac en 1964.

    Les remous sont dus au lien grandissant entre l’apport élevé en sucre, l’épuisement des minéraux, la déshydratation, le diabète, les maladies cardiaques et le cancer. Le sucre provoque le cancer parce que les consommateurs prenant beaucoup de glucides ont tendance à être déshydratés, ce qui est pro-inflammatoire et donc pro-cancer. [5]

    Les cellules cancéreuses du pancréas utilisent le fructose pour que les tumeurs se développent plus rapidement. [6] Une équipe de l’Université de Californie à Los Angeles a découvert que les cellules tumorales alimentées à la fois en glucose et en fructose utilisent les deux sucres de deux manières différentes. Leurs résultats, publiés dans la revue Cancer Research, permettent d’expliquer pourquoi d’autres études ont lié l’apport de fructose au cancer du pancréas, l’un des cancers le plus mortels. Les chercheurs ont conclu que toute personne désireuse de réduire son risque de cancer devrait commencer par réduire la quantité de sucre consommée.

    C’est la première fois qu’un lien a été démontré entre le fructose et la prolifération du cancer. « Dans cette étude, nous montrons que les cancers peuvent utiliser le fructose tout aussi facilement que le glucose pour alimenter leur croissance », a déclaré le Dr Anthony Heaney du Jonsson Cancer Center de l’UCLA , auteur principal de l’étude.

    « L’alimentation moderne contient beaucoup de sucre raffiné, y compris le fructose et c’est un danger caché impliqué dans de nombreuses maladies modernes, telles que l’obésité, le diabète et la stéatose hépatique. » Bien que cette étude a été menée sur le cancer du pancréas, ces résultats pourraient concerner d’autres types de cancer, a dit Heaney. « Ces résultats montrent que les cellules cancéreuses peuvent facilement métaboliser le fructose pour augmenter la prolifération. »

    On sait depuis des décennies que les cellules cancéreuses se développent sur du glucose. De plus, les aliments qui provoquent une forte augmentation de la glycémie (autrement dit les aliments dont l’indice glycémique est élevé) stimulent la sécrétion d’insuline et du facteur de croissance de l’insuline (IGF-1), deux hormones qui favorisent également la croissance du cancer.

    Des chercheurs ont montré en utilisant des rats qu’une proportion faible de glucides dans un régime riche en protéines réduisait la glycémie, l’insuline et la glycolyse, ralentissait la croissance tumorale, réduisait les tumeurs, et apportait un bénéfice aux thérapies existantes, sans perte de poids ou d’insuffisance rénale. [7] Un tel régime par conséquent, est potentiellement un prophylactique et un traitement novateur contre le cancer.

    Le Dr Otto Warburg dans son document de 1924, « Sur le métabolisme des tumeurs », déclarait: »Résumé en quelques mots, la principale cause du cancer est le remplacement de la respiration de l’oxygène dans les cellules normales du corps par une fermentation du sucre« . Si vous avez déjà fait du vin, vous savez que la fermentation nécessite du sucre. Le métabolisme du cancer est environ huit fois plus important que le métabolisme des cellules normales. Les médecins savent depuis longtemps que le métabolisme du cancer est très différent de celui des cellules normales. Les cellules normales ont besoin d’oxygène. Les cellules cancéreuses ne tiennent pas compte de l’oxygène lorsque le glucose est disponible.

    L’hypothèse de Warburg était bien sûr que la cause de la croissance du cancer était la conversion du glucose en énergie par les cellules cancéreuses sans utiliser d’oxygène. Les cellules saines produisent de l’énergie en convertissant le pyruvate et l’oxygène. Le pyruvate est oxydé dans les mitochondries d’une cellule saine, et Warburg théorisa que puisque les cellules cancéreuses n’oxydent pas le pyruvate, le cancer doit être considéré comme un dysfonctionnement mitochondrial.

    La plupart sinon toutes les cellules cancéreuses ont un besoin élevé de glucose, en comparaison de cellules bénignes du même tissu, et procèdent à la glycolyse même en présence d’oxygène (l’effet Warburg). De plus, de nombreuses cellules cancéreuses montrent des récepteurs de l’insuline (IRs) et montrent une hyperactivation de la voie IGF 1R-IR (récepteur IGF-1/récepteur de l’insuline). Il existe des preuves qu’un taux élevé chronique de glucose dans le sang et des niveaux d’insuline et d’IGF-1, facilite la genèse des tumeurs et aggrave l’état de santé chez les patients atteints du cancer.

    En traitant des patients diabétiques, A. Braunstein avait observé en 1921 que la sécrétion de glucose dans l’urine avait disparu chez les patients ayant développé un cancer. Un an plus tard, R. Bierich décrivit l’accumulation remarquable d’ions lactate dans le micromilieu des tissus tumoraux et démontra que les ions lactates étaient essentiels à la prolifération des cellules de mélanome dans les tissus environnants. Un an après, Warburg commença ses expériences qui lui rapportèrent finalement un prix Nobel.

    Le sucre nourrit le cancer

    Le sucre transforme le corps en un terreau fertile propice aux virus, bactéries, champignons et au cancer en dévastant le système immunitaire. Sachant que le cancer a besoin de sucre, est-il sensé de le nourrir de sucre ? Est-il sensé d’avoir une alimentation riche en glucides ?

    Sur les quatre millions de patients cancéreux traités aujourd’hui en Amérique, à peine quelques-uns se voient offrir une thérapie nutritionnelle scientifique allant au-delà que de juste « manger de bons aliments ». Les oncologues n’ont aucune honte à ce sujet, insistant sur le fait que l’alimentation n’a rien à voir avec le cancer.

    Les patients cancéreux ne devraient pas alimenter leur cancer comme s’ils donnaient de la barbe à papa à leurs petits-enfants. Tant que la cellule cancéreuse peut obtenir un approvisionnement régulier en sucre – ou glucose – elle vivra et croîtra plus que ce qu’elle devrait. Maintenant, imaginez que les oncologues se réveillent et conseillent à leurs patients d’affamer leur cancer plutôt que de le bombarder de chimiothérapie et de rayons X tout en l’alimentant avec du sucre !

    Sources

    [1] Nicholas A Graham, Martik Tahmasian, Bitika Kohli, Evangelia Komisopoulou, Maggie Zhu, Igor Vivanco, Michael A Teitell, Hong Wu, Antoni Ribas, Roger S Lo, Ingo K Mellinghoff, Paul S Mischel, Thomas G Graeber. Glucose deprivation activates a metabolic and signaling amplification loop leading to cell death. Molecular Systems Biology, 2012; 8 DOI: 10.1038/msb.2012.20

    [2] Les corps cétoniques ou tout simplement les cétones, sont l’un des trois composés produits lorsque le foie métabolise les acides gras. Les trois types de corps cétoniques – l’acide acétoacétique, l’acide bêta-hydroxybutyrique, et l’acétone – sont libérés dans la circulation sanguine après le métabolisme. L’acide acétoacétique et bêta-hydroxybutyrate sont utilisés comme carburant par le cerveau et par les muscles, mais le corps ne peut pas décomposer l’acétone et par conséquent, il l’excrète dans l’urine. Un taux d’acétone ou de corps cétoniques dans le sang ou l’urine peut être le signe d’une maladie métabolique grave, et les médecins mesurent souvent le taux de corps cétoniques pour diagnostiquer ces maladies.

    Chez les individus sains, l’organisme utilise principalement le métabolisme des glucides pour alimenter ses cellules. S’il n’y a pas assez de glucides de disponibles, comme en cas de famine, le corps commence par métaboliser les graisses en corps cétoniques pour fournir le carburant nécessaire. Des niveaux élevés de corps cétoniques dans les urines, un trouble appelé cétonurie, indiquent que le corps utilise essentiellement la graisse pour son énergie.

    Le diabète de type I produit des niveaux dangereusement élevés de corps cétoniques. Les personnes souffrant de diabète sucré sont incapables de métaboliser efficacement le glucose, en raison de la production d’insuline insuffisante ou de résistance à l’insuline. Leur corps va commencer le métabolisme des graisses et des protéines pour compenser le manque de glucose disponible pour l’énergie. Sans traitement, les niveaux extrêmement élevés de corps cétoniques dans le sang et l’urine peuvent abaisser le pH du sang et causer une maladie appelée acidocétose. Elle survient le plus souvent chez les personnes souffrant de diabète sucré incontrôlé et est aggravée lorsque des niveaux élevés de glucose dans le sang, dus à un manque d’insuline disponible, acidifient le sang. L’acidocétose peut entraîner le coma cétoacide ou la mort.

    [3] Is there a role for carbohydrate restriction in the treatment and prevention of cancer? Rainer J Klement and Ulrike Kämmerer; Nutr Metab (Lond). 2011; 8: 75; Published online 2011 October 26. doi: 10.1186/1743-7075-8-75
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3267662/?tool=pubmed

    [4] Cancer-related inflammation; Mantovani A, Allavena P, Sica A, Balkwill F.; Nature. 2008 Jul 24;454(7203):436-44

    [5] Dehydration and Cancer Lecture

    [6] Pancreatic Cancers Use Fructose, Common in a Western Diet, to Fuel

    [7] A Low Carbohydrate, High Protein Diet Slows Tumor Growth and Prevents Cancer Initiation; Victor W. Ho et al;Cancer Res July 1, 2011 71; 4484;

    A propos de l’auteur :

    Le Dr Mark Sircus, Ac., OMD, DM (P) (acupuncteur, médecin en médecine orientale et pastorale) est un écrivain prolifique, auteur de livres médicaux et de santé étonnants. Ses livres sont fortement référencés, et pendant de nombreuses années le Dr Sircus a fait des recherches sur la condition humaine et sur les causes de la maladie; il a examiné de nombreux systèmes médicaux divergents pour donner forme à ce qu’il appelle la médecine naturelle allopathique.


    Traduit par
    OC et jsf

     
    Source
    Voir également (en anglais)
  • Régime cétogène : quels bienfaits pour la santé ?

    Le 3 février 2017.

    Les régimes riches en gras et pauvres en sucre sont-ils bons pour la santé ? La communauté scientifique n’est pas unanime sur la question. Explications.

    Le régime cétogène recommandé contre le cancer

    Différentes études ont montré que le régime cétogène, qui propose de consommer des aliments limités en sucre mais riches en graisse, était excellent pour la santé. Il pourrait en effet avoir un impact très positif dans l’accompagnement de certains cancers. Concrètement, en étant soumis à ce régime, le foie produit des molécules, appelées cétones, qui sont de formidables sources d’énergie pour l’organisme.

    Ces cétones permettraient aux cellules saines d’avoir plus d’énergie pour combattre les cellules cancéreuses. « Les cellules saines tirent leur énergie en brûlant le sucre grâce à l’oxygène présent dans le sang », précise à 20 Minutes le Dr Laurent Schwartz, auteur de Cancer : Un traitement simple et non toxique (éd. Thierry Souccar). Alors que les cellules cancéreuses « tirent leur énergie de la fermentation des sucres ». Sans sucre, elles se retrouvent affaiblies.

     

    Effet thérapeutique dans l’accompagnement de maladies neurologiques

    Par ailleurs, un régime cétogène permet de lutter contre les crises d’épilepsies graves, notamment chez les enfants. Il aurait aussi un effet thérapeutique dans l’accompagnement de maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, mais aussi pour réparer les lésions cérébrales à la suite d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Il permettrait également de perdre du poids, alors pourquoi se priver ?

    Certains médecins mettent cependant en garde contre ce régime qui peut entraîner des carences notamment en fibres et en vitamines. Des effets secondaires comme des nausées, une fatigue ou des maux de tête peuvent aussi apparaître. Si vous deviez en souffrir, n’hésitez pas à consulter votre médecin pour qu’il aménage, avec vous, un régime plus adapté à votre métabolisme. 

    À lire aussi : Perdre du poids – Tableau comparatif des régimes

    Source
    PASSEPORTSANTÉ.NET

  • Le cancer se nourrit de sucre. Le saviez-vous?

     
    Nutritionniste

    Ses convictions : Pour changer ses habitudes alimentaires, il faut reprendre contact avec soi; écouter ses signaux de faim et satiété, changer nos pensées d’auto-sabotage, se faire plaisir et découvrir le goût de manger et de bouger sainement.

    Tout d’abord, tenons-le pour acquis, « nous avons tous un cancer qui dort en nous ». C’est par cet énoncé qu’a commencé la conférence du médecin David Servan-Schreiber, en lien avec son livre Anticancer et présentée à l’Université Laval, le 23 janvier dernier. Puis, le Dr Servan-Schreiber a poursuivi avec une autre révélation-choc : « Le cancer se nourrit de sucre ».

    C’est assez bien connu, notre consommation de sucre augmente constamment depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Elle est passée de 30 kg par personne par année, en 1940, à 70 kg à la fin du XIXe siècle. Nous connaissons aujourd’hui les impacts négatifs du sucre, notamment sur la prise de poids, la carie dentaire et les maladies cardiovasculaires. Mais que le sucre joue un rôle aussi important sur l’apparition du cancer, je trouve ça étonnant!

    C’est le biologiste allemand Otto Heinrich Warburg qui a découvert que le métabolisme des cellules cancéreuses était dépendant du sucre. D’ailleurs, le scanner PET (ou TEP en français), pour détecter le cancer dans l’organisme, mesure les régions qui consomment le plus de glucose. Si, dans une région, on note une consommation excessive de glucose, il est fort probable qu’il s’agit d’un cancer.

    Non seulement le sucre nourrirait les cellules cancéreuses, mais il causerait aussi la croissance de cette maladie. En effet, afin que le sucre soit absorbé par les cellules, le corps sécrète de l’insuline. Et cette sécrétion d’insuline s’accompagne de la libération d’une molécule appelée Insulin-like growth factor-1 (IGF) qui, à son tour, participerait à la croissance des cellules cancéreuses ainsi qu’à leur invasion sur les tissus voisins.

    De plus, l’IGF augmenterait l’inflammation, un autre facteur qui contribuerait à stimuler la croissance des cellules cancéreuses.

    C’est donc dire qu’en plus du sucre, tout aliment ou repas qui stimule beaucoup la production d’insuline aurait le potentiel de créer un milieu idéal pour la croissance de cellules cancéreuses. Nous voilà donc encore devant le fait que notre alimentation hyper moderne est procancer. Les aliments comme les farines blanches, le sirop de maïs élevé en fructose, le pain blanc, le riz instantané, les céréales sucrées, les pâtes trop cuites, etc. ont un impact majeur sur la production d’insuline parce qu’ils ont un index glycémique élevé et qu’ils sont encore très présents dans le régime alimentaire des Occidentaux.

    Bien évidemment, le Dr Servan-Schreiber a aussi abordé plusieurs autres aspects de l’alimentation qui contribuent au cancer, comme le manque de fruits et de légumes et l’excès d’oméga-6 par rapport aux oméga-3.

    Cela étant dit, le défi, maintenant, c’est de fuir les aliments raffinés et transformés en réduisant le nombre de nos visites au restaurant, en évitant les plats déjà préparés et en prenant le temps de cuisiner.

    Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans vos habitudes alimentaires pour vous prémunir contre le cancer? Combien de temps aimeriez-vous consacrer à cette lutte?

    Références
    Servan-Schreiber, David. Anticancer. Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles. Robert Laffont. Paris. 2007.

    Source