• Survivre au cancer en phase terminale

    ben-williams En VO sous-titrée ! drapeau_france  drapeau-royaume-uni drapeau_italie drapeau_russe drapeau_pologne

    Surviving Terminal Cancer from Indigo Rebel on Vimeo.

    Ce film retrace l’histoire remarquable de Ben Williams, professeur émérite de psychologie expérimentale à l’Université de Californie, San Diego. Diagnostiqué en 1995 avec le cancer le plus mortel connu de la médecine, une tumeur cérébrale primaire appelée glioblastome, On lui donnait seulement quelques mois à vivre. Mais né franc-tireur naturel et scientifique rigoureux, Ben a décidé qu’il ne voudrait pas partir sans se battre. Dix-neuf ans plus tard, son histoire est une source d’inspiration pour les patients du monde entier, tandis que son affaire est rejetée par la communauté médicale comme étant juste une poignée de données statistiques aberrantes.

     Ce documentaire présente des preuves convaincantes, de médecins, d’organismes de réglementation et d’autres patients, qui suscitent des préoccupations quant à la validité et la base éthique de la recherche en oncologie, et les limitations résultant de la pratique clinique. Est-il possible qu’en tant que société, nous pourrions faire des progrès spectaculaires contre le cancer si nous avons réexaminé notre stratégie, plutôt que de suivre aveuglément un système qui n’a pas réussi à obtenir des résultats significatifs dans la plupart des cancers mortels depuis plus de quatre décennies? Avec un sujet aussi délicat et complexe, nous avons essayé de maintenir l’objectivité tout en posant des questions qui sont attendues depuis longtemps dans le domaine public.

    Ce film a été financé en privé, après la mort d’un jeune membre de la famille pour le glioblastome. Nous avons décidé de faire le film disponible gratuitement afin que tous les patients atteints de cancer, quel que soit leur situation économique, puissent accéder à ce que nous ressentons être une information essentielle et à laquelle tout le monde devrait avoir accès au moment du diagnostic.

     
    Si vous appréciez la libre disponibilité de ce film s’il vous plaît faites reconnaître nos efforts en partageant votre opinion en tant que patient, soignant, professionnel médical, chercheur, ou régulateur, sur la plate-forme de recherches orientée vers le patient, que nous avons créé pour essayer de parvenir à une plus grande collaboration entre les professionnels et patients pour offrir de meilleurs traitements pour tous les patients atteints de cancer:

    www.anticanceralliance.com

    Le film a été traduit en russe, italien, polonais, hébreu et français. La traduction en mandarin est actuellement en cours. Si vous souhaitez faire du bénévolat pour traduire le film dans d’autres langues, merci de nous contacter, notez qu’une maîtrise de la terminologie médicale est pré-requis de même que des compétences techniques dans les logiciels de création des fichiers SRT (sous-titres).

  • Sabine Perez

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    Sabine Perez est maître de conférence à Paris Saclay, elle participe aux recherches sur le métabolisme des cellules cancéreuses et travaille dans l’équipe de Laurent Schwartz sur la modélisation du métabolisme.

  • Vers des thérapies innovantes du cancer

    Dr Laurent Schwartz et  Dr Luc Montagnier

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    Notre monde change, l’humanité modifie profondément son environnement, mais nos problèmes de santé demeurent et même certains deviennent de plus en plus aigus : malgré les efforts de la médecine et de la recherche, les cancers continuent à tuer et des formes foudroyantes atteignent de jeunes enfants ou des adultes dans la force de l’âge. Un dogme central domine la cancérologie depuis plus d’un demi-siècle, celui d’une chimiothérapie intensive relayant les bombardements de la radiothérapie : les cellules cancéreuses meurent, mais les cellules des défenses immunitaires aussi et des clones tumoraux émergent, qui résistent aux traitements et finissent par emporter le malade.
    Ce
    dogme a fait son temps. Des traitements plus ciblés apparaissent, grâce aux progrès de la biologie moléculaire et de l’immunologie.
    Cependant ils ont un coût exorbitant et souvent ne donnent qu’un court répit à la vie du malade. C’est qu’en effet les cellules du cancer ont acquis une capacité d’adaptation quasi infinie, en jouant du génome (mutations, translocation…) et de son expression (effets épigénétiques), et elles gardent ainsi une faculté de multiplication résistant à tous les obstacles montés contre elles.

    Comme toute entité vivante, les cellules d’un cancer ont besoin d’énergie pour synthétiser les éléments de leur croissance. Cette énergie est chimique, elle est principalement apportée par l’adénosine triphosphate (ATP) qui, dans les cellules, est généré par l’oxydation de sucres. Cette oxydation se produit grâce à une longue chaîne d’enzymes (cycle de Krebs) situés dans de petits organites du cytoplasme de la cellule, les mitochondries. Or les mitochondries ont une origine bactérienne, dérivant d’une symbiose qui s’est produite il y a très longtemps dans l’évolution entre une cellule primitive possédant un noyau et une bactérie productrice d’énergie. Cette bactérie a perdu son indépendance mais a gardé son autonomie comme mitochondrie, tout en étant régulée par l’information venue du noyau et les autres fonctions de la cellule.

    Déjà, Otto Warburg…

    Il y a plusieurs centaines de mitochondries dans chaque cellule qui lui fournissent ainsi l’énergie selon ses besoins. Mais là est peut-être le talon d’Achille des cellules cancéreuses. Elles respirent mal car leurs mitochondries fonctionnent mal. Cette théorie n’est pas nouvelle. En fait, dès 1924, le biochimiste Otto Warburg écrivait : « Le cancer, comme toutes les maladies, a d’innombrables causes secondaires, mais il n’y a qu’une cause primaire : le remplacement de la respiration de l’oxygène dans les cellules normales de l’organisme par la fermentation du sucre. »

    La cellule du cancer se divise constamment, elle a besoin de davantage d’énergie, et ses mitochondries, déficitaires, ne peuvent la lui fournir. Elle compense alors en faisant appel à un circuit court de production d’ATP par fermentation du sucre. Le rendement énergétique de cette fermentation sans oxygène est bien moins bon que l’oxydation mitochondriale, alors la cellule ouvre ses vannes au sucre, elle se gorge de sucre. C’est la base même du PET Scan, où le médecin injecte du glucose radioactif pour visualiser le cancer et ses métastases.

    Ayant moins besoin d’oxygène, les cellules peuvent former des tumeurs très compactes, mal vascularisées. Les tumeurs cancéreuses sont dures, et c’est souvent comme cela qu’on les détecte à la palpation.

    En outre, les mitochondries fonctionnant mal, elles libèrent des molécules dérivées de l’oxygène très réactives chimiquement, ce sont des radicaux libres qui produisent une activation anormale des gènes du noyau cellulaire et entraînent une perte des défenses immunitaires.

    Des promesses de traitement et de prévention

    À la lumière de nos connaissances actuelles, cette théorie ouvre de nouvelles perspectives de traitement et de prévention. Il s’agit :

    1. de trouver l’origine du dysfonctionnement des mitochondries,
    2. de les faire revenir à un métabolisme

    En ce qui concerne la première question, beaucoup de recherches restent à faire. Il est clair aujourd’hui que les virus des hépatites B et C causent certains cancers du foie, que le virus du papillome est associé à la majorité des cancers du col utérin. L’ulcère qui fait le lit du cancer de l’estomac est la conséquence d’une infection par une petite bactérie, Helicobacter pylori.

    Les virus cancérigènes possèdent des gènes qui perturbent le contrôle de la division cellulaire. En ce qui concerne les bactéries, leur rôle est moins clair, probablement celui d’induire un stress oxydant mutagène.

    Il est probable que le rôle des agents infectieux ait été largement sous-estimé et que d’autres germes, non encore isolés, ciblent directement la mitochondrie et donc détournent les flux métaboliques, causant ainsi d’autres cancers. À ce jour, malgré les progrès multiples, il n’y a souvent pas de cause précise à la majorité des cancers qui frappent l’enfant ou l’adulte jeune. Par exemple, l’incidence du glioblastome, une tumeur agressive de l’enfant ou de l’homme jeune, est en augmentation constante, et force est de constater que nous n’avons pas, aujourd’hui, la cause de ce drame-là. Nous pensons à un agent extérieur très répandu, virus ou petite bactérie, qui ciblerait directement la mitochondrie Vous l’avez compris, il s’agit là d’une recherche de longue haleine mais prometteuse. Il faudra tout d’abord isoler le germe, cloner son ADN pour le séquencer et ensuite vérifier son rôle causal dans la tumeur.

    Mais, dès maintenant, nous pouvons apporter une réponse partielle à la seconde question. Warburg avait compris que la mitochondrie était partiellement inactivée dans le cancer. Il y a vingt ans, il existait donc de nombreuses hypothèses quant à la raison de cette inactivation. De nombreuses voies métaboliques convergent vers la mitochondrie. Mais il était impossible de cerner les obstacles principaux qui empêchaient le sucre d’être brûlé dans la mitochondrie. Ce que l’on pressentait, c’était qu’il y avait plus d’un obstacle. Saisir les obstacles, c’est cerner un traitement. Pour cela, nous avons fait correspondre à chaque cible potentielle, un médicament susceptible de lever l’obstacle.

    “Soumettre ces traitements à des essais cliniques contrôlés”

    Choisir des vieilles molécules, connues des médecins car prescrites dans d’autres indications, c’est s’éloigner d’une démarche commerciale. C’est par contre faciliter, en cas de réussite, un traitement bon marché et sans danger majeur. La suite fut un travail de Romain. Des centaines de combinaisons de médicaments ont été testées, sacrifiant ainsi près de 15 000 souris auxquelles le cancer avait été inoculé. Dix ans d’expérimentations et de nombreuses publications. Au terme de cette recherche, une combinaison d’acide lipoïque et d’hydroxicitrate ralentissait la croissance du cancer greffé à la souris,et cela, que le cancer soit d’origine de la peau, du côlon, de la vessie… Ce travail a été repris par d’autres et confirmé.

    L’acide lipoïque et l’hydroxicitrate ont été développés et commercialisés il y a plus de 50 ans. L’acide lipoïque est un traitement reconnu d’une complication du diabète : la neuropathie. Grâce à ces médicaments, la cellule cancéreuse récupère une activité mitochondriale et le rendement énergétique est amélioré.

    À partir de résultats anecdotiques obtenus chez des patients, il semble que l’adjonction d’acide lipoïque et d’hydroxicitrate à une chimiothérapie douce ou à une thérapie ciblée puisse améliorer la survie de façon significative.

    Le temps est maintenant venu de soumettre ces traitements à des essais cliniques contrôlés. Les grands instituts contre le cancer ne sont pas ouverts à de tels essais. Nous faisons donc appel à l’initiative privée et à l’aide des instances mutualistes pour financer ces essais et poursuivre la recherche dans ce domaine dans le cadre d’une collaboration internationale avec des physiciens.

    La Revue de la MTRL + juin 2016 + numéro 90

  • L’UCL annonce une avancée inédite dans la lutte contre le cancer

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    L’Université catholique de Louvain, UCL, annonce ce vendredi une avancée importante et inédite dans la recherche contre le cancer. Cette découverte, publiée dans le journal scientifique Cell Metabolism, montre que plus une tumeur grandit, plus elle s’acidifie, plus elle devient dépendante des lipides comme source énergétique.

    Olivier Feron et Cyril Corbet, chercheurs au Pôle de pharmacologie et de thérapeutique de l’Institut de recherche expérimentale et clinique de l’UCL, ont entamé leur recherche il y a quatre ans. 

    Leurs travaux « démontrent de façon claire que l’acidité ambiante des tumeurs (10 fois plus acide que les tissus sains) n’est pas anodine : elle bouleverse complètement le métabolisme tumoral et par là, suscite des perspectives inattendues en termes de traitement. Les chercheurs montrent dans leur publication comment une même cellule cancéreuse peut capter des lipides disponibles dans son environnement pour en extraire l’énergie et simultanément en fabriquer. Il s’agit d’un dérèglement spécifique au cancer puisque dans les cellules des tissus sains, des systèmes de contrôle empêchent ce processus afin d’éviter qu’une cellule ne consomme les lipides qu’elle a elle-même produits. En conditions d’acidose, ce système est inactivé dans les tumeurs rendant possible la synthèse de nouveaux lipides et la production concomitante d’énergie : cette anomalie métabolique contribue largement à la croissance débridée des cellules cancéreuses« , explique l’UCL dans un communiqué.

    « Cette découverte ouvre la voie vers des traitements visant à bloquer l’utilisation exacerbée des lipides par les cellules cancéreuses. Dans leur article, les chercheurs apportent déjà la démonstration que de tels composés capables d’interférer avec la capture et la synthèse des lipides bloquent la croissance des tumeurs chez la souris« , conclut l’Université.

     

  • Erwan Bigan ingénieur physicien

    Erwan_BiganErwan Bigan ingénieur physicien, revient à la recherche après avoir consacré 20 ans de sa vie professionnelle à l’industrie. Il choisit un nouveau domaine de recherche, la biologie cellulaire. C’est à Polytechnique qu’il fait la connaissance de Laurent Schwartz avec qui il travaillera sur le cancer, à raison d’un jour par semaine, durant les trois années de préparation de sa thèse.

    En décembre 2015 il soutient une thèse en biologie : Conditions minimales pour la croissance cellulaire.