• Frédéric Bouillaud, directeur de recherche à L’INSERM

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    Frédéric Bouillaud, directeur de recherche à L’INSERM, travaille à l’institut Cochin. C’est un spécialiste des mitochondries.

  • Le cancer peut changer la perception du temps

    Publié le 26 Octobre 2016 sur Mercola.com mercola– Available in drapeau-royaume-uni

    Dr. Mercola

    Paul Kalanithi, décédé à l’âge de 37 ans en mars 2015, a écrit une série de récits poignants décrivant « l’étrange relativité » de vivre en ayant un cancer en phase terminale, et la façon dont cela ébranle votre perception de vous-même et du temps. voici ce qu’il a écrit :1

    « La conjugaison des verbes est devenue confuse. Laquelle était correcte ? ‘Je suis neurochirurgien’, ‘J’étais neurochirurgien’, ‘J’avais été et serai de nouveau neurochirurgien’ ? Graham Greene pensait que la vie était vécue dans les 20 premières années et que le reste n’était qu’un reflet.

    À quel temps vivais-je ? Est-ce que, à la manière d’un personnage épuisé de Greene, j’avais dépassé le temps présent et étais entré dans le plus que parfait ? Le futur semblait vide, et discordant dans la bouche des autres. J’étais récemment à ma 15ème réunion d’anciens élèves de l’université ; cela semblait impoli de répondre aux vieux amis qui me disaient en partant ‘on se revoit à la 25ème’ ! par ‘Probablement pas !’ »

    En plus de nombreuses questions, notamment sur le temps qu’il lui restait à vivre (à laquelle personne ne pouvait répondre avec certitude), Kalanithi a évoqué sa petite fille. Sachant qu’il ne la verrait probablement pas grandir, il voulait qu’elle sache quel bonheur elle lui apportait dans ses derniers instants, « un bonheur que je n’avais jamais connu jusqu’alors, un bonheur qui n’en appelle pas toujours plus, mais qui repose et laisse comblé. »2

    ‘Les journées sont longues, les années courtes’

    L’histoire de Paul Kalanithi a ému de nombreuses personnes. C’est le genre d’exemple qui vous arrête en pleine course, vous fait réfléchir profondément et peut changer votre façon de vivre. Comme il le disait, « les journées sont longues mais les années sont courtes. »

    Vous qui lisez ces lignes souffrez peut-être d’une maladie chronique. L’un de vos proches est peut-être malade, ou vous êtes peut-être en bonne santé mais très conscient que la santé est un cadeau qu’il ne faut pas tenir pour acquis.

    Dans le cas de Paul Kalanithi, les médecins ont découvert une mutation génétique spécifique liée à son cancer. Dans de nombreux autres cas, la cause est inconnue. Ce que nous savons, c’est que chaque membrane cellulaire du corps possède des récepteurs qui reçoivent divers signaux environnementaux, et ce mécanisme contrôle la « lecture » des gènes à l’intérieur des cellules.

    Vos cellules peuvent choisir de lire ou non l’empreinte génétique, en fonction des signaux reçus de l’environnement. Avoir un « programme de cancer » dans votre ADN ne signifie donc pas automatiquement que vous êtes destiné à avoir un cancer. Loin s’en faut. Cette information génétique peut ne jamais être exprimée.

    Le cancer est la seconde cause de décès aux États-Unis

    Malheureusement, malgré les dernières technologies et les « avancées » en médecine, le cancer continue de tuer des gens bien avant leur heure. Et le paradigme médical actuel reste ignorant quand aux causes sous-jacentes des cancers ainsi que sur la façon de les traiter efficacement.

    En 2015, on estime que 1,6 millions de nouveaux cas de cancers seront diagnostiqués aux États-Unis et que près de 600.000 décès seront liés au cancer.3 De plus, le risque de développer ou de mourir d’un cancer est incroyablement élevé.Pour les hommes américains, le risque à vie de développer un cancer est légèrement inférieur à 1 sur 2; pour les femmes, il est un peu plus de 1 sur 3.4

    Il existe de nombreuses causes de cancer, depuis certaines bactéries présentes dans votre bouche jusqu’à des virus, des substances chimiques environnementales, des radiations, etc.

    En 2010, les chercheurs ont étudié des centaines de momies égyptiennes ainsi que des témoignages littéraires de la Grèce antique et des études médicales sur l’homme et l’animal remontant jusqu’à l’âge des dinosaures.5

    Ils n’ont trouvé que des preuves de cancer extrêmement rares dans l’histoire et que ce serait donc une maladie de l’homme moderne: 6


    « Dans les sociétés industrialisées, le cancer est la deuxième cause de décès après les maladies cardiovasculaires. Mais dans les temps anciens, il était extrêmement rare. Il n’y a rien dans l’environnement naturel qui puisse causer le cancer. Il doit donc être une maladie créée par l’homme, liée à la pollution et aux changements de notre régime alimentaire et de notre mode de vie. »

    Ce qu’il est important de retenir est que de nombreux cas de cancer peuvent être évités, ce qui signifie que vous êtes habilités à prendre le contrôle de votre santé. Même les états de la Société américaine du cancer: 7


    « Une proportion importante de cancers pourraient être évités. Tous cancers causés par l’usage du tabac et la consommation excessive d’alcool pourraient être évités complètement …

    En outre, le World Cancer Research Fund a estimé que jusqu’à un tiers des cas de cancer qui se produisent dans les pays économiquement développés comme les États-Unis sont liés à la surcharge pondérale ou l’obésité, l’inactivité physique, et / ou une mauvaise nutrition, et pourrait donc aussi être évités « .

     

    On pense que le nombre de cancers va augmenter de presque 60% dans les 20 prochaines années

    Le Rapport Mondial sur le Cancer de 2014, publié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), prévoyait que le nombre de cancers allait augmenter de 57% dans les vingt prochaines années.8

    Le rapport qualifie cette prévision de « désastre humain imminent », soulignant que les pays du monde entier devraient recentrer leurs efforts sur la prévention et non uniquement sur le traitement de la maladie. Christopher Wild, directeur de l’Agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer a déclaré sur CNN: 9

    « Nous ne pouvons pas prendre une voie sans issue en ce qui concerne le problème du cancer. Il est désespérément nécessaire d’aller plus avant dans la prévention et la détection précoce afin de compléter l’amélioration des traitements et de répondre à l’augmentation alarmante du fardeau du cancer au niveau mondial.« 

    En dehors du nombre de décès, il faut considérer le coût financier du traitement du cancer. D’après le rapport, le coût mondial du traitement du cancer était estimé, en 2010, à 1’160 milliards de dollars. Mais le rapport soulignait également qu’environ la moitié de tous les cancers pouvaient et auraient pu être évités si « les connaissances médicales avaient été utilisées ». Cela inclut l’encouragement de stratégies préventives telles que :

    • Une alimentation saine
    • La pratique d’une activité physique
    • L’arrêt du tabac
    • La réduction de la consommation d’alcool

    Le sucre nourrit-il le cancer ?

    Le vieil adage selon lequel le sucre nourrit le cancer est assez empreint de vérité. Selon une étude ancienne, les femmes âgées qui boivent beaucoup de soda ou d’autres boissons sucrées peuvent courir un risque nettement accru de cancer de l’endomètre 10– un cancer dépendant des œstrogènes qui affecte la muqueuse de l’utérus chez la femme.

    De précédentes recherches ont également montré que le fructose peut favoriser le développement du cancer de nombreuses façons, notamment :

    • En altérant le métabolisme cellulaire
    • En augmentant les dérivés réactifs de l’oxygène (radicaux libres)
    • En endommageant l’ADN
    • En provoquant une inflammation

    En 2010, les chercheurs ont également publié des découvertes indiquant que les cellules cancéreuses utilisent couramment le fructose pour augmenter leur prolifération.11 Les cellules cancéreuses ne réagissent pas au glucose de la même façon. Les cellules cancéreuses utilisées pour cette étude étaient celles d’un cancer du pancréas, qui est généralement considéré comme le cancer le plus mortel et le plus foudroyant.

    Les chercheurs ont découvert que les cellules cancéreuses se développent effectivement grâce au sucre (glucose). Toutefois, les cellules utilisaient le fructose pour la division cellulaire, et accélérer la croissance et la propagation du cancer. Cette différence a clairement des conséquences majeures, et doit être prise en compte par toute personne suivant un traitement contre le cancer ou cherchant à prévenir le cancer, en particulier en évitant de consommer des aliments et boissons transformés contenant du fructose.

    L’activité physique est un autre acteur clé

    Des éléments de plus en plus nombreux prouvent que le sport peut être un élément de succès clé dans la prévention et le traitement du cancer. Les études ont montré également qu’il peut aider à empêcher les récidives, c’est donc véritablement un triple-gagnant. Et pourtant, sans surprise, peu d’oncologues suggèrent à leurs patients de pratiquer une activité physique en dehors de leurs activités quotidiennes, et de nombreux patients atteints de cancer sont réticents à pratiquer une activité physique, ou même à en parler avec leur oncologue.

    Les recherches présentées au Congrès International du Cancer du Foie en 2013, montrent par exemple, que les souris qui ont fait une heure d’exercice par jour sur un tapis roulant motorisé, cinq jours par semaine et pendant 32 semaines, ont connu moins d’incidents de cancer du foie que les souris sédentaires.12 Un rapport publié par l’organisation britannique Macmillan Cancer Support a également fait valoir que l’exercice devrait vraiment faire partie des soins standards du cancer. Il a recommandé que l’on dise à tous les patients qui reçoivent un traitement pour le cancer, de se livrer à un exercice d’intensité modérée pendant deux heures et demie chaque semaine, précisant que les conseils de se reposer et ne pas se dépenser après le traitement est une notion désuète.13

    La recherche a même montré que les patients atteints de cancer du sein ou du côlon qui ont une activité physique régulière ont moitié moins de récidives que les autres. Le Centre Macmillan Support souligne également que l’activité physique peut vous aider à atténuer certains des effets secondaires courants des traitements conventionnels contre le cancer ; elle peut notamment :14

    Réduire la fatigue et améliorer votre niveau d’énergie Aider à gérer le stress, l’anxiété, la baisse de moral ou la dépression Améliorer la santé des os
    Améliorer la santé du cœur (certains traitements de chimiothérapie et de radiothérapie peuvent entrainer des problèmes cardiaques plus tard dans la vie) Développer la force musculaire, soulager la douleur et améliorer l’amplitude de mouvement Aider à maintenir un poids sain
    Améliorer la qualité du sommeil Améliorer l’appétit  

    Mes 12 meilleures stratégies de prévention du cancer

    1. Préparation des aliments : mangez au moins un tiers de vos aliments crus. Évitez les fritures et les grillades ; privilégiez plutôt la cuisson à l’eau, à la vapeur ou le pochage. Pensez à ajouter des aliments anti-cancer à votre alimentation, aliments complets, herbes aromatiques, épices et suppléments, comme des brocolis, des myrtilles et du resvératrol.
    2. Glucide et sucre : réduisez ou éliminez de votre alimentation les aliments transformés, sucre/fructose et les aliments à base de céréales. Cela s’applique aussi aux céréales entières bio non transformées car elles ont tendance à se décomposer rapidement et à faire grimper votre taux d’insuline.

      Les preuves indiquent clairement que si vous voulez éviter le cancer, ou si vous souffrez d’un cancer, vous DEVEZ absolument éviter toutes formes de sucre, en particulier le fructose, qui nourrit les cellules cancéreuses et favorise leur développement. Votre apport total de fructose, comprenant les fruits, ne doit pas dépasser 25 grammes par jour environ.

    3. Protéines et graisses : envisagez de réduire votre consommation de protéines à un gramme par kilo de poids corporel maigre. La plupart des adultes n’ont pas besoin de plus de 100 grammes de protéines par jour, voir même très probablement la moitié. Remplacez l’excès de protéines par des graisses de haute qualité, comme des œufs bio de poules élevées en plein air, des viandes de pâturages de qualité, du beurre cru, des avocats et de l’huile de coco.
    4. OGM : évitez les aliments génétiquement modifiés car ils sont généralement traités avec des herbicides comme le Roundup (glyphosate), et susceptibles d’être cancérigènes. Une équipe de chercheurs français qui a étudié le Roundup de façon poussée a conclu qu’il est toxique pour les cellules humaines, et probablement cancérigènes. Choisissez des aliments frais, bio, et de préférence locaux.
    5. Acides gras oméga-3 d’origine animale : normalisez votre ratio d’acides gras oméga-3 / oméga 6 en consommant de l’huile de krill de haute qualité et en réduisant vos apports d’huiles végétales transformées.
    6. Probiotiques naturels : optimiser votre flore intestinale réduira l’inflammation et renforcera votre réponse immunitaire. Les chercheurs ont découvert un mécanisme dépendant des microbes par lequel certains cancers développent une réponse inflammatoire qui nourrit leur développement et leur propagation. Ils suggèrent qu’inhiber les cytokines inflammatoires peut ralentir la progression du cancer et améliorer la réaction à la chimiothérapie.

      Ajouter quotidiennement des aliments fermentés naturellement, notamment des légumes fermentés à votre alimentation, est un moyen simple de prévenir le cancer ou d’accélérer la guérison. Vous pouvez toujours ajouter également un supplément de probiotiques de haute qualité, mais les aliments naturellement fermentés sont meilleurs.

    7. Le sport : le sport fait baisser le taux d’insuline, ce qui crée un environnement glycémique faible, défavorable au développement et à la propagation des cellules cancéreuses. Au cours d’une étude qui a duré trois mois, portant sur des personnes ayant survécu au cancer et qui venaient juste de terminer leur chimiothérapie, il a été découvert que le sport renforçait les cellules immunitaires combattant la maladie.

      Les chercheurs et les organisations dans le domaine du cancer recommandent de plus en plus de faire d’une activité physique régulière une priorité afin de réduire vos risques de cancer et d’aider à améliorer les issues des cancers. La recherche a également découvert des éléments suggérant que le sport peut contribuer à déclencher l’apoptose (la mort programmée des cellules) des cellules cancéreuses.

      Idéalement, votre programme d’exercices doit comprendre des exercices d’équilibre, de renforcement, de souplesse ainsi qu’un entrainement par intervalle à haute intensité (HIIT). Pour vous aider à démarrer, consultez mon Programme de Peak Fitness.

    8. La vitamine D : il existe des preuves scientifiques indiquant que vous pouvez diminuer votre risque de cancer de plus de la moitié simplement en optimisant votre taux de vitamine D, en vous exposant au soleil de façon appropriée. Votre taux sanguin devrait être maintenu à un niveau stable entre 50 et 70 ng/ml, mais si vous suivez un traitement contre le cancer, il doit être plus proche de 80 à 90 ng/ml pour un bienfait optimal.

      Si vous prenez de la vitamine D par voie orale et souffrez d’un cancer, il serait très prudent de contrôler votre taux sanguin de vitamine D régulièrement, et de prendre un supplément de vitamine K2 car une carence en K2 provoque les symptômes d’une intoxication à la vitamine D.

    9. Le sommeil : il est important de dormir suffisamment, d’un sommeil réparateur. Un mauvais sommeil peut interférer avec votre production de mélatonine, qui est associée à l’augmentation du risque de résistance à l’insuline et au gain de poids, les deux contribuant à la virulence du cancer.
    10. Exposition aux toxines : réduisez votre exposition aux toxines environnementales telles que pesticides, herbicides, produits d’entretien chimiques, plastiques, désodorisants synthétiques et produits cosmétiques toxiques.
    11. Exposition aux radiations : limitez votre exposition et protégez-vous des radiations émises par les téléphones portables, antennes, stations de base et bornes wi-fi, et minimisez votre exposition aux rayonnements émis par les scanners médicaux, notamment les radios dentaires, scanners (CT) et les mammographies.
    12. Gestion du stress : le stress, toutes causes confondues, contribue de façon majeure à la maladie. Il est probable que le stress et les problèmes émotionnels non résolus soient plus importants que les problèmes physiques, il est donc important de vous assurer qu’ils soient gérés. Mon outil favori pour résoudre les problèmes émotionnels est la Technique de Libération Émotionnelle (EFT).

    Êtes-vous atteint d’un cancer ?

    L’une des stratégies les plus importantes que je connaisse pour traiter le cancer est d’affamer ses cellules en les privant de leur source d’alimentation. Contrairement à vos cellules corporelles, qui peuvent brûler indifféremment les glucides ou les graisses comme carburant, les cellules cancéreuses ont perdu cette flexibilité métabolique. Il a été décerné un prix Nobel au Dr. Otto Warburg qui a fait cette découverte il y a plus de 75 ans, et pourtant presque aucun cancérologue n’utilise cette information.

     

    Source et Référence
  • Survivre au cancer en phase terminale

    ben-williams En VO sous-titrée ! drapeau_france  drapeau-royaume-uni drapeau_italie drapeau_russe drapeau_pologne

    Surviving Terminal Cancer from Indigo Rebel on Vimeo.

    Ce film retrace l’histoire remarquable de Ben Williams, professeur émérite de psychologie expérimentale à l’Université de Californie, San Diego. Diagnostiqué en 1995 avec le cancer le plus mortel connu de la médecine, une tumeur cérébrale primaire appelée glioblastome, On lui donnait seulement quelques mois à vivre. Mais né franc-tireur naturel et scientifique rigoureux, Ben a décidé qu’il ne voudrait pas partir sans se battre. Dix-neuf ans plus tard, son histoire est une source d’inspiration pour les patients du monde entier, tandis que son affaire est rejetée par la communauté médicale comme étant juste une poignée de données statistiques aberrantes.

     Ce documentaire présente des preuves convaincantes, de médecins, d’organismes de réglementation et d’autres patients, qui suscitent des préoccupations quant à la validité et la base éthique de la recherche en oncologie, et les limitations résultant de la pratique clinique. Est-il possible qu’en tant que société, nous pourrions faire des progrès spectaculaires contre le cancer si nous avons réexaminé notre stratégie, plutôt que de suivre aveuglément un système qui n’a pas réussi à obtenir des résultats significatifs dans la plupart des cancers mortels depuis plus de quatre décennies? Avec un sujet aussi délicat et complexe, nous avons essayé de maintenir l’objectivité tout en posant des questions qui sont attendues depuis longtemps dans le domaine public.

    Ce film a été financé en privé, après la mort d’un jeune membre de la famille pour le glioblastome. Nous avons décidé de faire le film disponible gratuitement afin que tous les patients atteints de cancer, quel que soit leur situation économique, puissent accéder à ce que nous ressentons être une information essentielle et à laquelle tout le monde devrait avoir accès au moment du diagnostic.

     
    Si vous appréciez la libre disponibilité de ce film s’il vous plaît faites reconnaître nos efforts en partageant votre opinion en tant que patient, soignant, professionnel médical, chercheur, ou régulateur, sur la plate-forme de recherches orientée vers le patient, que nous avons créé pour essayer de parvenir à une plus grande collaboration entre les professionnels et patients pour offrir de meilleurs traitements pour tous les patients atteints de cancer:

    www.anticanceralliance.com

    Le film a été traduit en russe, italien, polonais, hébreu et français. La traduction en mandarin est actuellement en cours. Si vous souhaitez faire du bénévolat pour traduire le film dans d’autres langues, merci de nous contacter, notez qu’une maîtrise de la terminologie médicale est pré-requis de même que des compétences techniques dans les logiciels de création des fichiers SRT (sous-titres).

  • Sabine Perez

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    Sabine Perez est maître de conférence à Paris Saclay, elle participe aux recherches sur le métabolisme des cellules cancéreuses et travaille dans l’équipe de Laurent Schwartz sur la modélisation du métabolisme.

  • Vers des thérapies innovantes du cancer

    Dr Laurent Schwartz et  Dr Luc Montagnier

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    Notre monde change, l’humanité modifie profondément son environnement, mais nos problèmes de santé demeurent et même certains deviennent de plus en plus aigus : malgré les efforts de la médecine et de la recherche, les cancers continuent à tuer et des formes foudroyantes atteignent de jeunes enfants ou des adultes dans la force de l’âge. Un dogme central domine la cancérologie depuis plus d’un demi-siècle, celui d’une chimiothérapie intensive relayant les bombardements de la radiothérapie : les cellules cancéreuses meurent, mais les cellules des défenses immunitaires aussi et des clones tumoraux émergent, qui résistent aux traitements et finissent par emporter le malade.
    Ce
    dogme a fait son temps. Des traitements plus ciblés apparaissent, grâce aux progrès de la biologie moléculaire et de l’immunologie.
    Cependant ils ont un coût exorbitant et souvent ne donnent qu’un court répit à la vie du malade. C’est qu’en effet les cellules du cancer ont acquis une capacité d’adaptation quasi infinie, en jouant du génome (mutations, translocation…) et de son expression (effets épigénétiques), et elles gardent ainsi une faculté de multiplication résistant à tous les obstacles montés contre elles.

    Comme toute entité vivante, les cellules d’un cancer ont besoin d’énergie pour synthétiser les éléments de leur croissance. Cette énergie est chimique, elle est principalement apportée par l’adénosine triphosphate (ATP) qui, dans les cellules, est généré par l’oxydation de sucres. Cette oxydation se produit grâce à une longue chaîne d’enzymes (cycle de Krebs) situés dans de petits organites du cytoplasme de la cellule, les mitochondries. Or les mitochondries ont une origine bactérienne, dérivant d’une symbiose qui s’est produite il y a très longtemps dans l’évolution entre une cellule primitive possédant un noyau et une bactérie productrice d’énergie. Cette bactérie a perdu son indépendance mais a gardé son autonomie comme mitochondrie, tout en étant régulée par l’information venue du noyau et les autres fonctions de la cellule.

    Déjà, Otto Warburg…

    Il y a plusieurs centaines de mitochondries dans chaque cellule qui lui fournissent ainsi l’énergie selon ses besoins. Mais là est peut-être le talon d’Achille des cellules cancéreuses. Elles respirent mal car leurs mitochondries fonctionnent mal. Cette théorie n’est pas nouvelle. En fait, dès 1924, le biochimiste Otto Warburg écrivait : « Le cancer, comme toutes les maladies, a d’innombrables causes secondaires, mais il n’y a qu’une cause primaire : le remplacement de la respiration de l’oxygène dans les cellules normales de l’organisme par la fermentation du sucre. »

    La cellule du cancer se divise constamment, elle a besoin de davantage d’énergie, et ses mitochondries, déficitaires, ne peuvent la lui fournir. Elle compense alors en faisant appel à un circuit court de production d’ATP par fermentation du sucre. Le rendement énergétique de cette fermentation sans oxygène est bien moins bon que l’oxydation mitochondriale, alors la cellule ouvre ses vannes au sucre, elle se gorge de sucre. C’est la base même du PET Scan, où le médecin injecte du glucose radioactif pour visualiser le cancer et ses métastases.

    Ayant moins besoin d’oxygène, les cellules peuvent former des tumeurs très compactes, mal vascularisées. Les tumeurs cancéreuses sont dures, et c’est souvent comme cela qu’on les détecte à la palpation.

    En outre, les mitochondries fonctionnant mal, elles libèrent des molécules dérivées de l’oxygène très réactives chimiquement, ce sont des radicaux libres qui produisent une activation anormale des gènes du noyau cellulaire et entraînent une perte des défenses immunitaires.

    Des promesses de traitement et de prévention

    À la lumière de nos connaissances actuelles, cette théorie ouvre de nouvelles perspectives de traitement et de prévention. Il s’agit :

    1. de trouver l’origine du dysfonctionnement des mitochondries,
    2. de les faire revenir à un métabolisme

    En ce qui concerne la première question, beaucoup de recherches restent à faire. Il est clair aujourd’hui que les virus des hépatites B et C causent certains cancers du foie, que le virus du papillome est associé à la majorité des cancers du col utérin. L’ulcère qui fait le lit du cancer de l’estomac est la conséquence d’une infection par une petite bactérie, Helicobacter pylori.

    Les virus cancérigènes possèdent des gènes qui perturbent le contrôle de la division cellulaire. En ce qui concerne les bactéries, leur rôle est moins clair, probablement celui d’induire un stress oxydant mutagène.

    Il est probable que le rôle des agents infectieux ait été largement sous-estimé et que d’autres germes, non encore isolés, ciblent directement la mitochondrie et donc détournent les flux métaboliques, causant ainsi d’autres cancers. À ce jour, malgré les progrès multiples, il n’y a souvent pas de cause précise à la majorité des cancers qui frappent l’enfant ou l’adulte jeune. Par exemple, l’incidence du glioblastome, une tumeur agressive de l’enfant ou de l’homme jeune, est en augmentation constante, et force est de constater que nous n’avons pas, aujourd’hui, la cause de ce drame-là. Nous pensons à un agent extérieur très répandu, virus ou petite bactérie, qui ciblerait directement la mitochondrie Vous l’avez compris, il s’agit là d’une recherche de longue haleine mais prometteuse. Il faudra tout d’abord isoler le germe, cloner son ADN pour le séquencer et ensuite vérifier son rôle causal dans la tumeur.

    Mais, dès maintenant, nous pouvons apporter une réponse partielle à la seconde question. Warburg avait compris que la mitochondrie était partiellement inactivée dans le cancer. Il y a vingt ans, il existait donc de nombreuses hypothèses quant à la raison de cette inactivation. De nombreuses voies métaboliques convergent vers la mitochondrie. Mais il était impossible de cerner les obstacles principaux qui empêchaient le sucre d’être brûlé dans la mitochondrie. Ce que l’on pressentait, c’était qu’il y avait plus d’un obstacle. Saisir les obstacles, c’est cerner un traitement. Pour cela, nous avons fait correspondre à chaque cible potentielle, un médicament susceptible de lever l’obstacle.

    “Soumettre ces traitements à des essais cliniques contrôlés”

    Choisir des vieilles molécules, connues des médecins car prescrites dans d’autres indications, c’est s’éloigner d’une démarche commerciale. C’est par contre faciliter, en cas de réussite, un traitement bon marché et sans danger majeur. La suite fut un travail de Romain. Des centaines de combinaisons de médicaments ont été testées, sacrifiant ainsi près de 15 000 souris auxquelles le cancer avait été inoculé. Dix ans d’expérimentations et de nombreuses publications. Au terme de cette recherche, une combinaison d’acide lipoïque et d’hydroxicitrate ralentissait la croissance du cancer greffé à la souris,et cela, que le cancer soit d’origine de la peau, du côlon, de la vessie… Ce travail a été repris par d’autres et confirmé.

    L’acide lipoïque et l’hydroxicitrate ont été développés et commercialisés il y a plus de 50 ans. L’acide lipoïque est un traitement reconnu d’une complication du diabète : la neuropathie. Grâce à ces médicaments, la cellule cancéreuse récupère une activité mitochondriale et le rendement énergétique est amélioré.

    À partir de résultats anecdotiques obtenus chez des patients, il semble que l’adjonction d’acide lipoïque et d’hydroxicitrate à une chimiothérapie douce ou à une thérapie ciblée puisse améliorer la survie de façon significative.

    Le temps est maintenant venu de soumettre ces traitements à des essais cliniques contrôlés. Les grands instituts contre le cancer ne sont pas ouverts à de tels essais. Nous faisons donc appel à l’initiative privée et à l’aide des instances mutualistes pour financer ces essais et poursuivre la recherche dans ce domaine dans le cadre d’une collaboration internationale avec des physiciens.

    La Revue de la MTRL + juin 2016 + numéro 90

  • L’UCL annonce une avancée inédite dans la lutte contre le cancer

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    L’Université catholique de Louvain, UCL, annonce ce vendredi une avancée importante et inédite dans la recherche contre le cancer. Cette découverte, publiée dans le journal scientifique Cell Metabolism, montre que plus une tumeur grandit, plus elle s’acidifie, plus elle devient dépendante des lipides comme source énergétique.

    Olivier Feron et Cyril Corbet, chercheurs au Pôle de pharmacologie et de thérapeutique de l’Institut de recherche expérimentale et clinique de l’UCL, ont entamé leur recherche il y a quatre ans. 

    Leurs travaux « démontrent de façon claire que l’acidité ambiante des tumeurs (10 fois plus acide que les tissus sains) n’est pas anodine : elle bouleverse complètement le métabolisme tumoral et par là, suscite des perspectives inattendues en termes de traitement. Les chercheurs montrent dans leur publication comment une même cellule cancéreuse peut capter des lipides disponibles dans son environnement pour en extraire l’énergie et simultanément en fabriquer. Il s’agit d’un dérèglement spécifique au cancer puisque dans les cellules des tissus sains, des systèmes de contrôle empêchent ce processus afin d’éviter qu’une cellule ne consomme les lipides qu’elle a elle-même produits. En conditions d’acidose, ce système est inactivé dans les tumeurs rendant possible la synthèse de nouveaux lipides et la production concomitante d’énergie : cette anomalie métabolique contribue largement à la croissance débridée des cellules cancéreuses« , explique l’UCL dans un communiqué.

    « Cette découverte ouvre la voie vers des traitements visant à bloquer l’utilisation exacerbée des lipides par les cellules cancéreuses. Dans leur article, les chercheurs apportent déjà la démonstration que de tels composés capables d’interférer avec la capture et la synthèse des lipides bloquent la croissance des tumeurs chez la souris« , conclut l’Université.

     

  • Erwan Bigan ingénieur physicien

    Erwan_BiganErwan Bigan ingénieur physicien, revient à la recherche après avoir consacré 20 ans de sa vie professionnelle à l’industrie. Il choisit un nouveau domaine de recherche, la biologie cellulaire. C’est à Polytechnique qu’il fait la connaissance de Laurent Schwartz avec qui il travaillera sur le cancer, à raison d’un jour par semaine, durant les trois années de préparation de sa thèse.

    En décembre 2015 il soutient une thèse en biologie : Conditions minimales pour la croissance cellulaire.